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Impôt global sur le revenu
C’est un impôt sur le revenu net. Cela signifie qu’à partir du revenu brut perçu par le contribuable, le revenu net va être déterminé par imputation de certaines sommes sur le revenu brut et en particulier, les frais professionnels (de transport, certaines charges, versement d’une pension alimentaire).
L’impôt sur le capital
Selon P. M. Gaudement, « le capital est la richesse consolidée dans le patrimoine du contribuable »10. Derrière cette définition se cachent plusieurs formes de capitaux. Il y a les capitaux immobiliers et mobiliers. Le capital immobilier est un ensemble des biens d’une personne ou d’une société. Ces biens sont les terrains, le bâtiment, les forêts, la maison, les immeubles, etc. Tandis que le capital mobilier est constitué d’or, des créances, etc. Il y a aussi les capitaux productifs et les capitaux improductifs de revenus. Le capital productif est un capital qui produit des revenus. Il est constitué des biens immobiliers, et des matériels de production (biens durables, etc.). Tandis que le capital improductif de revenu ne rapporte rien à leurs propriétaires à moins d’être vendus. C’est comme les bijoux, les tableaux de maître, l’or.
L’impôt sur le capital est un impôt qui frappe la richesse acquise. Il peut être permanent, comme par exemple l’impôt foncier (impôt local perçu annuellement sur la propriété foncière) ou impôt de solidarité sur la fortune. Il se limite généralement la transmission du capital, soit à titre onéreux (mutation) soit à titre gratuit (dotation, succession).
L’impôt sur la dépense
La dépense est définie comme toute aliénation des richesses consenties par le contribuable pour se procurer un bien ou un service. C’est donc la richesse qui sort du patrimoine du contribuable pour servir à l’achat des biens ou des services.
L’impôt sur la dépense frappe la consommation des biens et services qu’ils soient d’origine nationale ou étrangère. Ce sont les producteurs ou les prestataires de service qui sont les redevables légaux de l’impôt mais ils les répercutent sur les consommateurs.
Si le rendement de l’impôt sur la dépense justifie son existence il y a lieu cependant de noter son caractère injuste puisqu’il frappe également tous les consommateurs et tous les produits, même de première nécessité.
L’imposition de la dépense peut être synthétique ou analytique. L’impôt analytique sur la dépense est celui qui ne frappe qu’une dépense déterminée. C’est comme les droits de consommation ou d’accises (imposition de certains produits tels que le vin, l’alcool, le tabac). Tandis que l’impôt synthétique sur la dépense prend en considération l’ensemble des dépenses. Il s’agit de ce que l’on appelle les taxes sur les chiffres d’affaire (TCA). Il peut se présenter de différentes manières : l’impôt unique. Ce qui veut dire qu’il ne frappe qu’une fois le produit ou le service. Il peut être institué au stade de la production comme au stade de la consommation sur le détaillant par exemple. Il y a aussi l’impôt en cascade qui intervient à chaque stade du circuit de commercialisation d’un produit. Il peut être cumulatif (s’applique à chaque stade du circuit économique). Et l’impôt qui s’ajoute à l’impôt ou impôt déductible (est payé à chaque stade du circuit économique).
Classification de l’impôt
L’impôt peut être classé en deux parties : l’impôt direct et l’impôt indirect
L’impôt direct
Michel Bouvier définit l’impôt direct comme toute imposition qui est assise directement sur les personnes et sur les propriétés, et se perçoit en vertu des rôles nominatifs et passe immédiatement du contribuable cotisé à l’agent chargé de percevoir11.
L’impôt indirect
K. Gonze affirme que les impôts indirects sont ceux qui frappent les dépenses ou les consommations. Ils visent les revenus mais ne les frappent pas en tant que tels. Ils les saisissent dans leur emploi lors des achats des biens ou des services ou même de leurs consommations. Ils sont destinés à être supportés en définitive par les consommateurs dans la mesure où ils sont systématiquement intégrés dans le prix de vente des marchandises. Les contribuables les paient souvent sans s’en rendre compte12.Ce sont donc des impôts qui frappent indirectement les revenus ou les fortunes des contribuables lors de leurs usages ou de leurs emplois.
Concept théorique de la croissance économique
La croissance désigne la variation positive de la production des biens et des services dans une économie sur une période donnée. Ainsi, nous allons voir dans la première section la définition, les étapes et les facteurs de la croissance économique et en seconde section les indicateurs de la croissance économique.
Définition, les étapes et les facteurs de la croissance économique
Définition
Plusieurs économistes définissent la croissance économique. Selon F. Perroux « la croissance économique est une augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes longues, d’un indicateur de dimension pour une nation, le produit global net en termes réels »14.
Tandis que le lexique économique définit la croissance comme l’accroissement à long terme des quantités produites15.
A travers ces deux définitions, nous pouvons dire que la croissance économique est l’accroissement sur une longue période des quantités des biens et services dans un pays, mesuré année par année.
Il existe deux formes de croissance : la croissance extensive et la croissance intensive. La croissance extensive est proportionnelle à l’augmentation des quantités des facteurs de production utilisés. Elle repose sur une croissance du capital et du travail utilisé. Alors que la croissance intensive est due à l’utilisation plus efficace des forces productives conduisant à une augmentation de la valeur ajoutée par salarié, un progrès dans l’efficacité des machines incorporant du progrès technique. La croissance intensive correspond à des gains de productivité obtenus par des changements structurels, l’amélioration de la qualité, la rationalisation des méthodes.
Les étapes de la croissance économique
Il existe des étapes pour avoir une forte croissance économique. En 1960, W. W. Rostow16 affirme dans son ouvrage « les étapes de la croissance économique- un manifeste non communiste » qu’il y a cinq étapes de la croissance économique.
La première étape est la société traditionnelle qui se caractérise par une faible croissance du fait d’un progrès technique très limité.
La deuxième est appelée les conditions préalables aux démarrages. Dans cette étape, il y a le progrès technique valorisé et l’apparition d’un esprit de l’entreprise même s’il peut être catonné au secteur public et au niveau du surplus dégagé, l’agent économique investit dans des nouvelles activités comme les transports et les infrastructures.
Ensuite, dans le démarrage ou la troisième étape, il y a un changement de l’étape précédente à l’ensemble des techniques, des activités économiques, des nouvelles industries se développent, le progrès technique se généralise.
La maturité ou quatrième étape correspond à la seconde révolution industrielle : les niveaux de vie s’améliorent sensiblement.
En fin, la dernière étape est celle de l’ère de la consommation de masse au cours de laquelle se développent les industries des biens de consommation durables et les activités de services, au cours de la période dont créées des organismes de prévoyance et de sécurité sociale, etc.
D’après W. W. Rostow, nous pouvons dire que les pays les moins avancés comme Madagascar se trouvent dans la première étape, la seconde caractérise les pays en développement, la troisième les nouveaux pays industrialisés et la quatrième et la dernière pour les pays développés. Maintenant nous allons passer aux facteurs de la croissance économique.
Les facteurs de la croissance économique
La croissance économique dépend de l’utilisation des facteurs de production. Nous allons voir les débats de quelques auteurs tels :
Solow
Le modèle de Solow17 est construit sur la base de plusieurs hypothèses simplificatrices qui viennent pour la plupart de la théorie néoclassique. Il considère un monde à un seul bien et un seul agent (la « communauté »), ne connaissant ni chômage, ni dysfonctionnements. Dans ce monde, la production ne dépend que de deux facteurs, le travail et le capital. Les autres hypothèses sont la flexibilité des facteurs de production, les rendements décroissants, les rendements d’échelle constants et le réinvestissement de toute l’épargne.18
Dans le modèle de Solow, l’augmentation des facteurs de production (travail et capital) explique une part de la croissance. C’est donc parce qu’il y a une augmentation de la population (facteur travail) et des investissements (facteur capital), qu’il y a de la croissance. Toutefois, la plus grande part de la croissance n’est pas expliquée par ces deux facteurs, mais est due à un « facteur résiduel ». Il s’agit du progrès technique, dont on ne connaît pas vraiment l’origine (certains disent que c’est un facteur « tombé du ciel »). Les causes de la croissance (augmentation de la population et progrès technique) sont donc exogènes : le modèle n’explique pas leur origine.
D’où dans ce modèle la fonction de production est en fonction de ces trois facteurs : capital (K), travail (L) et progrès technique (A). Cette fonction est de type Cobb-Douglas. Elle s’écrit comme suit : Y = ( )
MRW : Mankiw, Romer et Weil
Selon Mankiw, Romer et Weil (1992), qui ont tenté d’incorporer ce modèle au modèle de Solow (1956). Ils mentionnent le processus de croissance endogène et presque l’accumulation de Capital Humain devient endogène toute en supposant que le Capital Humain est un facteur de production. Ces auteurs ajoutent aussi que le Capital Humain est un déterminant direct du niveau d’output d’une économie19. Le modèle de Solow (1956) augmenté, testé par ces auteurs (1992), relève une relation robuste entre le Capital Humain et la croissance. Le rôle de Capital Humain intéressé par cette nouvelle théorie de croissance endogène est comme un facteur de rattrapage technologique.
D’après la définition de l’article 01-01-02 du Code Général des Impôts ou CGI (Loi de Finance Initiale ou LFI 2016), l’impôt sur les revenus est un impôt annuel assis sur les bénéfices et revenus, de quelque nature qu’ils soient, réalisés à Madagascar, par les personnes physiques ou morales y possédant ou non d’établissement stable, non soumises à l’IRSA dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est supérieur ou égal à 20 000 000 Ariary. Nous distinguons deux régimes fiscaux pour toutes les personnes soumises à l’IR : le régime réel simplifié est appliqué aux contribuables ayant un chiffre d’affaire (CA) annuel hors taxe entre 20 millions et 200 millions d’Ariary. Tandis que le régime réel est appliqué aux contribuables ayant un CA annuel hors taxe supérieur à 200 millions d’Ariary.
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Table des matières
INTRODUCTION
PARTIE I : CADRE THEORIQUE
CHAPITRE I : Concept théorique de la fiscalité
Section I : Définition, rôle et typologie de la fiscalité
1-1- Définition
1-2- Rôle de la fiscalité
1-3- Typologie de la fiscalité
Section II : Classification de l’impôt
2-1- L’impôt direct
2-2- L’impôt indirect
CHAPITRE II : Concept théorique de la croissance économique
Section I : Définition, les étapes et les facteurs de la croissance économique
1-1- Définition
1-2- Etape de la croissance économique
1-3- Facteurs de la croissance économique
Section II : les indicateurs de la croissance économique
2-1- Les indicateurs les plus utilisés
2-2- Les indicateurs alternatifs de la croissance économique
CHAPITRE III : Relation entre fiscalité et croissance économique
Section I : Position Classique
Section II : Position Keynésienne
PARTIE II : L’APPORT DE LA FISCALITE DANS LA CROISSANCE ECONOMIQUE A MADAGASCAR
CHAPITRE I : Système Fiscal Malgache
Section I : Impôt sur les revenus et assimilés
1-1- IR
1-2- IS
1-3- IRSA
1-4- IRCM
1-5- IPVI
Section II : Impôt indirect et le droit d’enregistrement des actes et mutations
2-1- Impôt indirect
2-2- Droit d’enregistrement des actes et mutations
Section III : Les impôts locaux
3-1- Impôts fonciers
3-2- Impôts de licence sur les alcools et les produits alcooliques
3-3- Taxe annuelle sur les appareils automatiques
CHAPITRE II : Impact de la fiscalité sur la croissance économique à Madagascar
Section I : Analyse de l’évolution des recettes fiscales
Section II : Impact de la fiscalité sur la croissance économique et recommandations
CONCLUSION
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