La centration sur l’apprenant
La centration sur l’apprenant
Définition générale
La centration sur l’apprenant est l’une des procédures à suivre dans une classe de français langue étrangère pour aboutir aux résultats estimés, pour cela, il faut que l’enseignant respecte et répond aux conditions qui composent cette centration ; la méthodologie, le contenu, mais le plus essentiel c’est connaitre qui enseigner ?comment enseigner ? Et quelles sont les stratégies d’apprentissage à suivre dans une classe français langue étrangère.
Du point de vue historique
La centration sur l’apprenant est issue du mouvement constructiviste. Elle apparaît dans les années 80, et va à l’encontre de la grammaire universelle de Chomsky. Pour comprendre ce qu’elle implique, il nous faut se pencher sur les idées de ses précurseurs. Pour John Dewey « le plus important est de susciter chez l’apprenant un engagement de celui-ci dans son propre apprentissage. Pour cela, l’enseignant doit être à l’écoute des intérêts de l’apprenant afin de constituer un plan de travail. L’apprentissage
Chapitre I : cadre théorique
découlera donc des activités qui ont du sens pour l’apprenant ». John Dewey croit en une pédagogie articulée par les maîtres mots suivants : activité, expérience, situation et interaction. Cette pédagogie concilie les conditions subjectives venant de l’apprenant et les conditions objectives venant de l’enseignant. Edouard Claparede va dans le sens de John Dewey puisqu’il considère, lui aussi, que c’est du besoin et de l’intérêt de l’apprenant que découlent les activités favorisant l’apprentissage. Tout doit être présenté comme un jeu puisque celui-ci a une fonction pédagogique. Pour Edouard Claparede :« le mot « apprendre » c’est exercer son intelligence et acquérir des méthodes de pensée. Il met l’accent sur le fait qu’apprendre n’est pas synonyme d’accumulation de connaissances mais bien l’exercice de l’intelligence de l’apprenant et l’acquisition de méthodes de pensée. L’enseignant a donc le rôle d’éveiller chez l’enfant des désirs, comme celui de résoudre un problème ».
Roger Cousinet voulait rendre une place active à l’apprenant : « il pense qu’il faut s’abstenir d’enseigner puisqu’apprendre serait plus efficace. En effet, lorsqu’on est enseigné, on reçoit l’information alors que si on apprend, on va chercher celle-ci. L’enseignant doit proposer à l’apprenant des méthodes d’apprentissage » . Roger Cousinet est partisan d’une pédagogie de découverte qui met l’accent sur l’acquisition des moyens d’apprendre. Célestin Freinet développe l’idée de trois principes de bases impliquant l’expression libre, le tâtonnement expérimental et la coopération. Ainsi l’apprenant construit son savoir seul ou en groupe dans une pédagogie de travail.
Du point de vue psychologique
La psychologie a tout au long de son histoire, par les résultats de ses recherches et les théories qu’elle a proposé sur la nature, l’apprentissage et le développement de l’être humain, fourni une information vitale pour la définition concrète de l’école. L’association américaine de psychologie décrit la centration sur l’apprenant comme suivant : « Elle n’a cependant jamais été aussi productive qu’au cours des dix dernières années en résultats de recherche pertinents pour l’éducation. Les progrès accomplis dans la compréhension de la pensée, de la mémoire et des processus cognitifs et motivationnels peuvent contribuer de manière directe à une amélioration de l’enseignement, de l’apprentissage et, plus globalement, du système scolaire. Au même moment, des éducatrices et des éducateurs préoccupés par les problèmes croissants reliés à l’abandon scolaire, la faible réussite dans les matières de base et ce que révèlent d’autres indicateurs sur l’échec de l’école arguent en faveur de modèles de scolarisation davantage centrés sur l’apprenant ou l’apprenante. Dans le contexte de la réforme en cours du système scolaire, de tels modèles sont non seulement ouverts à la diversité des élèves, mais ils l’utilisent pour enrichir l’apprentissage et aboutir à des résultats ».
La psychologie de l’apprenant est un outil indispensable dans l’enseignement apprentissage, elle était trop ignorée bien avant, mais dans les dernières années, plusieurs directives ont eu l’intention de vulgariser ce principe qui fait appel à une analyse intrinsèque du mental de l’apprenant pour lui apprendre et satisfaire ses différents besoins et objectifs. Cela impliquera réellement un développement et enrichissement dans l’univers de la didactique.
Les principes psychologiques de la centration sur l’apprenant
Premier principe : La nature du processus d’apprentissage
Les élèves possèdent un don naturel à apprendre et fixer eux mêmes leur objectifs d’apprentissage. Pour cela nous verrons bien que chacun d’eux se prépare à être responsable dans son acquisition à travers son parcours scolaire. L’apprenant apprend en même temps il découvre, il assimile progressivement les déférentes tâches qui lui sont destinées, et revoir même ses échecs, il vérifié à chaque fois ses nouveaux acquis, il s’engage sans hésiter dans l’air du savoir afin de s’enrichir plus, il se jette dans des situations concrètes et s’engage dans des activités autonomes ce qui responsabilise l’apprenant et lui donne son autonomie dans son acquisition. Au cours de ce processus, chaque personne, en s’appuyant sur ses croyances et ses savoirs antérieurs, élabore ses propres significations et interprétations.
Deuxième principe : les objectifs du processus d’apprentissage
Les apprenants consacrent toujours une visée pour leurs représentations intégrées, cela est le résultat de leurs échecs ou incompréhensions. Nous trouvons que : « Les processus d’apprentissage opèrent de manière déductives, en ce sens que se produit une compréhension interne cohérente, peu importe sa validité d’un point de vue objectif et externe. Toutefois, lorsqu’ils intériorisent des valeurs et des significations dans le cadre d’une discipline, les apprenants peuvent mener leurs conceptions en remplissant les blancs, en résolvant les incohérences et en révisant leurs conceptions antérieures ».L’apprenant qui trace ses objectifs, c’est celui qui réussi son apprentissage.
Troisième principe: la construction de la connaissance
Les acquis antérieurs peuvent servir à grand choses, les connaissances acquises par chaque élève en dehors de l’école peuvent être considérer comme des appuies pour l’apprenant. Selon l’association américaine de psychologie : « L’expérience personnelle tout de même est une valeur significative, l’esprit cherche naturellement à lui donner une signification et à la situer à l’intérieur d’un ensemble, c’est en lui conférant une signification tout à fait personnelle que les apprenants organisent l’information qu’ils reçoivent. L’un des buts de l’éducation formelle ou scolaire est d’en arriver à ce que tous les apprenants partagent une compréhension et une conception communes des connaissances et des habiletés qui définissent les apprentissages valorisés ou y conduisent. Dans le cadre de ces situations, les enseignants peuvent aider les apprenants à acquérir et à intégrer leur savoir en leur enseignant des stratégies qui leur permettent d’élaborer des significations, de structurer divers contenus, de prendre conscience de leur savoir, de relier de nouvelles connaissances à des thèmes ou à des principes généraux, d’emmagasiner ou de pratiquer ce qu’ils ont appris et de représenter mentalement de futures utilisations possibles de leur savoir »
Quatrième principe: les stades supérieurs de la pensée
Les apprenants commencent à se responsabiliser progressivement avec leur âge, ils deviendront petit à petit des maitres de leur propre apprentissage, ils se permettent d’atteindre le stade métacognitif, cela se produit par leur Association américaine de psychologie. Groupe de travail du président sur la psychologie et l’éducation Une collaboration de l’association Américaines psychologie et du laboratoire régional sur l’éducation capacité d’être conscient de leur choix à faire qui dépendra surement de leur pensée.
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Table des matières
Introduction générale
–– PARTIE I –– CADRE THÉORIQUE
Chapitre 01 : La centration sur l’apprenant
1-Définition de la centration sur l’apprenant
1-1-Définition générale
1-2-Du point de vue historique
1-3-Sur le point de vue psychologique
2 -les principes psychologiques de la centration sur l’apprenant
2-1-Premier principe : la nature du processus d’apprentissage
2-2-Deuxième principe : les objectifs du processus d’apprentissage
2-3-Troisième principe : la construction de la connaissance
2-4-Quatrième principe : les stades supérieurs de la pensée
2-5-Cinquième principe : l’influence de la motivation sur l’apprentissage
2-6 -Sixième principe : la motivation intrinsèque à apprendre
2-7-Septième principe : caractère des objets d’apprentissage qui accroissent la motivation
2-8 -Huitième principe : la diversité sociale et culturelle
2-9-Neuvième principe : l’acceptation par la société, l’estime de l’apprentissage
2-10-Dixième principe : les différences individuelles dans l’apprentissage
2-11-Onzième principe : les filtres cognitifs
3-l’intérêt de la centration sur l’apprenant dans la didactique scolaire
4-Centrer sur l’apprenant c’est centrer sur
4-1-Sa culture
4-2-La dimension interculturelle et l’adaptation
méthodologique
4-3-Son milieu social
5-Le rôle de l’enseignant et l’apprenant
5-1-Le rôle de l’enseignant
5-2-Le rôle de l’apprenant
Conclusion
–– PARTIE II –– CADRE PRATIQUE
Chapitre 02: Analyse du corpus
Introduction
1)-Le statut de la centration sur l’apprenant en Algérie
2)-Le programme
3)-Le savoir et le cote socioculturel de l’apprenant
4)-Le contact avec l’apprenant
5)-Le coté psychologique dans la centration sur l’apprenant
6)-L’effectif de classe
7)-Motivation et autonomisation
8)-Les difficultés qui s’imposent à l’apprenant algérien
8-1-Milieu scolaire qui les responsabilise
8-2-Le désintérêt des parents à les accompagner
8-3-Les habitudes de l’autorité parentale
Observations de classe
1)-Chez l’enseignant
1-1-Transmission du savoir
1-2-Le type d’activité
1-3-Le comportement de l’enseignant
2)-Chez l’apprenant
2-1-Le manque de confiance en soi
2-2-La crainte de l’échec scolaire
Conclusion
Conclusion générale
Références bibliographiques
Annexes
1)-Questionnaire
2)-Tableaux
3)-Diagrammes
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