Caractérisation hydrogéochimique du petit bassin versant hydrogéologique

L’accès à l’eau et à l’assainissement est l’un des défis majeurs du XXIe siècle. Selon l’OMS (2004), 1,1 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau potable, et 2,4 milliards n’ont pas accès aux infrastructures minimales d’assainissement. En conséquence, 4 millions de personnes meurent chaque année suite à des maladies hydriques et à des problèmes d’assainissement dont la majorité est des enfants, (Hermann, 2006). Madagascar fait aussi partie des pays ayant ces problèmes car en 2015, le taux de desserte en eau potable se situe à 52% (Comptes de l’eau à Madagascar : concept et résultats, 2016). D’après les différents projets d’alimentation en eau réalisées à Madagascar depuis les 15 dernières années, ce contraste statistique peut être dû à l’inadéquation de la qualité d’eau (nature du sol ou pollution anthropique), à l’insuffisance de débit capté par les ouvrages ou tout simplement à la déficience de données hydrogéologiques interprétatives pour faciliter la prise de décision d’exploitation en eau souterraine. Selon les statistiques avancées (Evaluation des Projets Bilatéraux Eau, Assainissement et Hygiène de l’USAID/Madagascar, 2014) le taux de réussite de ces projets réalisés est de l’ordre de 65%.

Différentes dispositions peuvent être prises pour améliorer le taux de réussite des projets d’adduction d’eau tel que : l’étude géophysique pour l’estimation de la ressource en eau souterraine, l’hydrologie de surface pour évaluer la quantité d’eau disponible à exploiter, l’hydrologie isotopique pour déterminer à la fois la zone de recharge, la datation et le temps de séjour de l’eau souterraine et l’hydrogéologie qui est une discipline des sciences de la terre dans le but de savoir le rôle des matériaux constituant le sous-sol et des structures des aquifères (F. Renard, 2002).

Mais l’hydrogéochimie, qui est également une discipline traitant la chimie ainsi que les processus chimiques qui affectent la distribution et la circulation des composés chimiques des eaux (la minéralisation de l’eau) dans son environnement naturelle, peut y apporter sa contribution. Elle apporte informations et données sur l’exploitabilité qualitative de la ressource en eau et facilite la prise de décision des acteurs dans ce domaine.

CONTEXTE GENERALE DE LA ZONE D’ETUDE

Situation géographique

Selon la division administrative, le bassin de Tsilakanina se situe dans le Nord-Ouest de Madagascar, faisant partie de la Province de Mahajanga, Région Boeny, District Ambatoboeny et inclus dans les Communes rurales de Tsaramandroso, Andranofasika et Anjiajia. Il est traversé par la route nationale N°04 reliant Antananarivo et Mahajanga.

Il se case entre les coordonnées géographiques Laborde mètre : X = 440 000 et 480 000 et Y = 1 095 000 et 1 053 000. Cette zone est délimitée au Nord par la Commune rurale de Marosakoa et Ankazomborona, au Sud par la Commune rurale d’Andranomamy et Ambalanjanakomby, à l’Ouest par la Commune rurale d’Ankijabe et Ambatoambarimay et à l’Est par la Commune rurale d’Ambondromamy et Manerinerina, sa superficie est environ 400Km² .

Milieu humain

Population
La zone d’étude est dominée par les Sakalava. Mais avec le flux migratoire interne, elle est devenue actuellement cosmopolite. Selon les statistiques (monographie 2009), la population dans cette zone ne cesse pas de croitre. Sachant que vers l’année 2003, la population dans les trois communes (Tsaramandroso, Andranofasika et Anjiajia) comptait 17 473 habitants alors qu’en 2009 elle s’est situé à 41 916 (INSTAT : Population et densité de la population par commune – Madagascar 2009 et Estimation de la population 2004 par firaisana). Ce qui veut dire qu’en 6 ans, la population s’est dédoublée.

Accès en eau potable
La population rurale est la première victime des maladies hydriques et à l’insatisfaction des besoins en eau en termes de quantité et de qualité. Ce résultat est dû probablement à la pratique quotidienne et à la sous exploitation des ressources en eau (INSTAT/ENSOMD 2012- 2013). La plupart de la population de cette zone n’a pas encore accédé à l’infrastructure d’eau potable et d’assainissement. Seuls les chefs lieu de commune ont accès à l’eau salubre par le billet de puits et de forages équipés de pompe à motricité humaine.

Des points d’eau datant des années 70 – 80 existaient dans la zones, qui sont surtout des puits busés mais grâce aux programmes des Nations Unis représentés par l’Unicef, des nouveaux points d’eau se sont implantés. D’autres initiatives apportés par des organismes comme le FID ou des ONG, permettent à l’accès à l’eau potable de s’améliorer d’avantage mais seulement dans les chefs-lieux de la Commune ou quelques villages bordant la RN 4.

Accès au centre médical et Santé
Du 2001-2007, les centres de soins comme CSB sont insuffisants par rapport au nombre de la population. Une amélioration s’est observée quelques années plus tard mais le nombre reste encore insuffisant. Dans la zone d’étude, trois CSB sont fonctionnels tel que le CSB II d’Anjiajia, le CSB II de Tsaramandroso et le CSB I d’Antanimalandy.

D’après le chef CSB Tsaramandroso (2016), le IRA (Infection Rénale Accentué), le Paludisme, la diarrhée, la fièvre typhoïde ainsi les bilharzioses sont les principales maladies rencontrées dans cette zone. Ce sont tous des maladies liés à l’eau et à l’assainissement.

Activité économique

La diversité de provenance de la population dans cette zone entraîne des différences dans la pratique des activités comme source de revenu principal, que nous appelons activité principale (Rasamimanana. R.T. 2007).

Du point de vue général, plus de 80 % des populations dans cette zone ont comme activité principale l’agriculture et/ou l’élevage. La riziculture tient la première place en termes de surface cultivée et source de revenue. Cette pratique culturale repose encore en grande partie sur les méthodes traditionnelles avec un faible ensemencement et une faible mécanisation (Raharifidinarivo L.M. 2010). En outre, l’exploitation de charbon assure également une partie des revenus des ménages et représente le 17,4 % de la population (Rasamimanana. R.T. 2007).

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Table des matières

INTRODUCTION
Chapitre I: PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE
I.1 Contexte générale de la zone d’étude
I.2 Contexte climatique
I.3 Contexte géologique
I.4 Contexte hydrogéologique
Chapitre II: HYDROCHIMIE ET METHODOLOGIE D’APPROCHE
II.1 Intérêt de l’hydrochimie
II.2 Méthodologie
Chapitre III: RESULTATS
III.1 Résultats sur terrain
III.2 Résultats au laboratoire
III.3 Faciès hydrochimiques
Chapitre IV: INTERPRETATIONS ET DISCUSSIONS
IV.1 Variation des paramètres physico-chimique
IV.2 Origine de la minéralisation
IV.3 Les éléments mineurs et traces
CONCLUSION
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
ANNEXES
RESUME

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