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L’approche FDI
L’application de l’automatique dans un objectif de détection et de diagnostic est appa-rue dans les années 70 (Rosembrock, 1970). Plusieurs articles de synthèse sont disponibles, notamment (Gertler, 1998), (Isermann, 1997), et (Dubuisson, 2001).
Les modèles sont construits à partir des lois fondamentales (physiques. . . ), et sont décrits par des modèles analytiques. Le principe de détection consiste en la génération d’indicateurs de défauts, appelés résidus. Les systèmes embarqués font appel à des modèles aussi bien linéaires que non linéaires.
La surveillance comprend deux phases :
– le calcul des résidus
– l’évaluation des résidus
Les résidus représentent la différence entre le comportement réel du système et celui prédit par le modèle. Dans le cas nominal, la valeur du résidu est nulle et non nulle lors de la présence d’une défaillance. L’expression des résidus est obtenue a priori, comme une fonction des grandeurs observables (phase de calcul des résidus). Elle est ensuite évaluée en utilisant les mesures (phase d’évaluation des résidus). Une procédure de décision, prenant en compte les caractéristiques statistiques des bruits de mesure et les erreurs de modélisation est en général nécessaire pour évaluer les résidus, c’est-à-dire décider si l’écart par rapport à zéro est significatif.
La génération des résidus à partir des modèles analytiques fait l’objet de nombreuses études. Deux grandes approches se distinguent. La première consiste à surveiller les variables utilisées dans la description du système qui peuvent évoluer au cours du temps. Il s’agit des approches basées sur l’estimation des sorties et celle de l’espace de parité. L’autre approche consiste à estimer les paramètres structuraux du système. Ces paramètres sont généralement constants. Par exemple, dans les systèmes embarqués, les techniques de filtrage de Kalman sont largement employées. Le filtre de Kalman est un filtre récursif qui estime les paramètres structuraux ou de sorties d’un système à partir de mesures incomplètes et bruitées comme c’est généralement le cas dans les systèmes embarqués. Nous pouvons citer les travaux de (Li et Goodall, 2003; Li et Goodall, 2004; Mirabadi et al., 1998) pour le domaine ferroviaire, (Washington, 2000; de Freitas, 2002; Hutter et Dearden, 2003) pour le domaine aéronautique.
Une autre approche utilisant le filtre de Kalman est appelée “interacting multiple models”. Cette technique consiste à utiliser un banc de filtres de Kalman où chaque filtre représente un mode de fonctionnement du système. Cela permet d’estimer l’état du système sous une ré-duction significative du bruit. Une probabilité pour chaque modèle est calculée pour indiquer le mode courant (Zhang et Li, 1997; Roumeliotis et al., 1998; Hwang et al., 2003).
Le filtre de Kalman s’applique pour des systèmes linéaires. Or les systèmes actuels ne sont pas linéaires. Une variante du filtre de Kalman a été développée, appelée filtre de Kalman étendu, pour les systèmes non linéaires mais linéarisables localement. Nous retrouvons ce genre d’approche dans les systèmes aéronautiques (Chingiz et Fikret, 2005).
D’autres approches et notamment le filtrage particulaire ont été mises en place pour les systèmes non linéaires et non linéarisables. Elles sont basées sur des simulations et des techniques statistiques. Ces travaux sont repris dans le domaine ferroviaire (Li et Goodall, 2004; Li et al., 2007) et le domaine aéronautique (Verma et al., 2004; de Freitas, 2002; Hutter et Dearden, 2003). D’autres techniques, pouvant utiliser les filtres de Kalman, reconstruisent l’état du sys-tème représenté sous forme de représentation d’états. Il s’agit des observateurs d’états. Les travaux reposant sur des observateurs sont publiés dans (Venkateswaran et al., 2002; Jen-sen et Wisniewski, 2002; Steinbauer et Wotawa, 2005; Kashi et al., 2006) pour les domaines aéronautiques, et dans (Chang et al., 2000; Straky et al., 2002; Shraim et al., 2006) pour le domaine automobile. Lorsqu’il existe plusieurs modèles (de fautes et de bon fonctionnement), une fusion floue des observateurs peut être appliquée comme dans (Patton et al., 1998) pour le domaine ferroviaire. Nous retrouvons également un observateur basé sur l’apprentissage itératif pour les systèmes non linéaires comme les moteurs automobiles (Chen et Saif, 2003).
Pour la localisation, différents types de résidus sont générés : les résidus structurés et les résidus directionnels.
Les résidus structurés sont conçus pour que chaque résidu soit sensible à un sous-ensemble de fautes et insensible aux autres. Aussi, quand une faute survient, certains résidus répondent et d’autres restent à zéro : ceci constitue la signature de la faute. L’ensemble des signatures prédéfinies pour les différentes fautes à considérer constitue la matrice de signatures.
Les résidus directionnels sont conçus de telle sorte que, lorsqu’une faute survient, le vecteur de résidus soit confiné suivant une direction particulière de l’espace des résidus.
Notons qu’en pratique, l’objectif est de structurer ou d’orienter au mieux un ensemble de résidus en minimisant/maximisant la sensibilité des résidus par rapport à divers sous-ensembles de fautes. Par ailleurs, il est préférable de rendre les signatures de faute insensibles aux perturbations. Ainsi, cela revient à résoudre un problème d’optimisation global de ma-nière à construire des résidus sensibles aux défaillances de manière structurée, et robustes vis-à-vis des perturbations et incertitudes du modèle.
Il se peut également que les résidus soient corrélés entre eux. Pour remédier à ce problème, la méthode du maximum de vraisemblance généralisée est usuellement employée. Il s’agit d’une technique qui, sous l’hypothèse que les variables ont une distribution connue, permet d’estimer les paramètres d’un modèle (d’une équation ou d’un système, linéaire ou non) avec des restrictions sur des paramètres (cœfficients, matrices de variances ou covariances) ou non. Cette technique est également utilisée dans le domaine aéronautique (Gomez et al., 2000; Wu et Campion, 2004).
Les approches de diagnostic
Le point fort de cette approche, qui la distingue des autres, est qu’elle peut accomplir la détection et, dans une large mesure, la localisation de fautes en se fondant uniquement sur un modèle de bon fonctionnement du système, à l’exclusion de toute connaissance préalable sur les fautes ou les modes de défaillances. Les modèles de fautes ne sont pas nécessaires (pour le diagnostic purement fondé sur la cohérence, qui permet la localisation de fautes) mais ceux qui existent peuvent être efficacement pris en compte (extension au diagnostic abductif, qui permet l’identification des fautes et l’explication des symptômes).
Conclusion
Le diagnostic à base de modèle pour les systèmes embarqués est très largement étudié dans la communauté de diagnostic. Nous n’avons pas voulu établir une liste exhaustive de toutes les approches qui existent mais plutôt d’en dégager le maximum d’information concer-nant le diagnostic à base de modèle pour les systèmes embarqués. Les approches à partir de filtre de Kalman, d’observateurs d’état et d’estimation de paramètres sont les plus cou-ramment étudiées. Les approches proposées apportent de très bon résultats mais nécessitent la connaissance du modèle du système à surveiller. Ce système correspond généralement à un ensemble particulier comme les systèmes de suspension, les pneus, les amortisseurs, les moteurs, capteurs, actionneurs. . . La connaissance du système est très précise. Elle permet de connaître par avance les défaillances qui peuvent apparaître sur ces systèmes. L’ensemble des approches considèrent comme acquis la connaissance des fautes. Néanmoins, l’approche à base de modèle nous permet de faire au moins de la détection si aucune connaissance sur les fautes est établie et notamment les approches par estimation paramétrique permettent de déterminer les variables du système qui sont en fautes.
L’approche à base de données
La complexité que l’on retrouve dans les systèmes surveillés que ce soit en aéronau-tique, dans le ferroviaire ou l’automobile, rend difficile l’obtention de modèles. Il a donc été développé des techniques ne faisant pas appel à la connaissance des modèles mais se basant sur des données précédemment recueillies.
L’approche à base de données procède par apprentissage numérique et classification en exploitant les données existantes, à l’exclusion de toute forme de modélisation (analytique, symbolique ou autre) et peut aussi se fonder sur des techniques d’apprentissage et de classi-fication symboliques (apprentissage par similarité).
Ces approches permettent d’associer un ensemble de mesures (continues ou discrètes) ef-fectuées sur le système à des états de fonctionnement connus. Elles permettent d’avoir une relation d’un espace caractéristique vers un espace de décision, de façon à minimiser le risque de mauvaise classification. Une première technique est une technique classique de discrimi-nation basée sur les outils de la probabilité. Cette technique peut se montrer insuffisante car elle suppose une connaissance a priori de tous les états de fonctionnement et ne prend pas en compte l’évolution du système. D’autres techniques de discrimination reposent sur l’intel-ligence artificielle. Ces techniques ont l’avantage de ne pas se baser sur les connaissances a priori des états de fonctionnement mais plutôt sur une phase d’apprentissage. Les techniques de reconnaissance des formes par réseaux de neurones (Bishop, 1995; Ripley, 1996) et de reconnaissance des formes par la logique floue (Zadeh, 1965; Takagi et Sugeno, 1985; Yager et Filev, 1994) sont celles qui sont les plus utilisées.
Les réseaux de neurones sont des outils de l’intelligence artificielle, capables d’effectuer entre autres des opérations de classification. Leur fonctionnement est inspiré par les prin-cipes de fonctionnement des neurones biologiques. Leur principal avantage par rapport aux autres outils est leur capacité d’apprentissage et de généralisation de leurs connaissances à des entrées inconnues. Le processus d’apprentissage est une phase très importante pour qu’une classification puisse se faire avec succès. Plusieurs types de réseaux de neurones et plusieurs algorithmes d’apprentissage existent dans la littérature. Une des qualités de ce type d’outil est son adéquation pour la mise au point de systèmes de surveillance modernes, capables de s’adapter à un système complexe avec reconfigurations multiples. L’expert humain joue un rôle très important dans ce type d’application. Toute la phase d’apprentissage supervisé du réseau de neurones dépend de son analyse des modes de fonctionnement du système. Chaque mode doit être caractérisé par un ensemble de données recueillies sur le système. A chaque mode est associé une expertise faite par l’expert. Cette association (ensemble de données – modes de fonctionnement) est apprise par le réseau de neurones. Après cette phase d’appren-tissage, le réseau de neurones associe les classes représentant les modes de fonctionnement aux formes d’entrée caractérisées par les données du système. Pour les systèmes embarqués, nous pouvons citer les travaux de (Sharkey et al., 2000; Bobi et al., 2001) pour le domaine ferro-viaire, (Chen et Lee, 2002) dans l’aéronautique, ou (Poulard, 1996; Jakubek et Strasser, 2002) pour le domaine automobile.
En plus de leur utilisation pour l’estimation de classes, les réseaux de neurones sont également largement utilisés pour l’estimation de paramètres. L’objectif est d’établir une estimation de paramètres afin de voir s’ils correspondent au bon fonctionnement du système (valeurs seuils. . . ). De nombreux travaux se basant sur ce type d’approche sont publiés, et notamment dans (Debiolles et al., 2004; A.Debiolles et al., 2006) pour le domaine ferroviaire, (Chen et Lee, 2002; Al-Malki et Gu, 2003; Fekih et al., 2006; Al-Malki et Gu, 2006; Fellouah et al., 2006) dans l’aéronautique, ou encore (Schwarte et Isermann, 2002; Kimmich et al., 2005; Nitsche et al., 2004; Capriglione et al., 2003; Capriglione et al., 2007) pour le domaine automobile.
En reconnaissance des formes par approche floue, les classes sont représentées par des sous-ensembles flous. Une fonction dite d’appartenance quantifie le degré d’appartenance entre les mesures et les classes. La mise en œuvre d’une méthode de classification floue implique deux étapes : la construction des fonctions d’appartenance et la définition des règles de décision. Dans les systèmes embarqués, nous pouvons citer les travaux de (Skarlatos et al., 2004) pour le domaine ferroviaire, (Ganguli, 2003; Yu et al., 2004) pour le domaine aéronautique et (Murphey, 2002; Boatas et al., 2000; Boatas, 2001; Crossman et al., 2003; Lu et al., 2003) pour le domaine automobile.
Conclusion
Là encore, nous n’avons pas voulu établir une liste exhaustive de toutes les approches à base de données pour le diagnostic embarqué. Nous avons essentiellement voulu avoir un aperçu général des méthodes employées. Notons que les réseaux de neurones restent l’ap-proche la plus employée même si d’autres approches comme la reconnaissance de forme par logique floue est également très utilisée. L’avantage de ces approches reste l’absence de mo-dèle du système qui n’est pas forcément connu. Elles ne nécessitent aucune connaissance du modèle du système. Les réseaux de neurones sont utilisés dans beaucoup de domaines et d’approches, notamment pour l’estimation de paramètres, l’estimation de classes. . . Les sys-tèmes considérés restent identiques à ceux des approches basées modèles c’est-à-dire moteurs, capteurs, actionneurs. . . Là encore, les auteurs ont connaissance des défaillances qui peuvent survenir dans le système. Néanmoins, ces approches permettent de détecter des défaillances sans en avoir une quelconque connaissance. Dans ce cas, lors de la phase d’apprentissage, le modèle est obtenu uniquement à partir des données de bon fonctionnement. Ce modèle sert de référence, ce qui permet à ces approches de déterminer par la suite si le système est dans le bon fonctionnement ou non. Cependant, le système surveillé reste limité à un système particulier.
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Table des matières
Amatières
Introduction
1 Problématique et contexte 5
1.1 Concepts généraux
1.2 Les approches de diagnostic
1.2.1 L’approche basée connaissances
1.2.2 L’approche à base de modèles
1.2.2.1 L’approche DX
1.2.2.2 L’approche FDI
1.2.2.3 Conclusion
1.2.3 L’approche à base de données
1.2.3.1 Conclusion
1.3 Conclusion
2 Contexte automobile
2.1 Évolution des véhicules
2.1.1 La partie commande
2.1.2 La partie opérative
2.1.2.1 Les capteurs
2.1.2.2 Les actionneurs
2.1.3 Architecture générale d’un réseau
2.2 Le diagnostic dans le domaine automobile
2.2.1 Les fautes/pannes dans le domaine automobile
2.2.2 Le diagnostic en garage
2.2.2.1 Les différentes sources de connaissances
2.2.2.2 Les différentes sources d’informations provenant du véhicule
2.3 Le projet MODE
2.3.1 Structure générale
2.3.2 Les différents projets de recherche de MODE
2.3.2.1 Le projet OBIR : Ontology Based Information Retrieval
2.3.2.2 Le projet MBR : Model Based Reasoning
2.3.2.3 Le projet RDF : Reconnaissance Des Formes
2.3.2.4 Le projet DDP : Diagnostic Distribué Préventif
2.3.3 Conclusion
3 Diagnostic à base de modèle pour les systèmes à événements discrets
3.1 Approches de diagnostic à base de modèles de bon comportement
3.2 Approches de diagnostic à base de modèles de fautes
3.3 Diagnostic des défaillances intermittentes
3.4 Synthèse et contribution de notre travail dans le diagnostic des SED
4 Détection et diagnostic de fautes intermittentes
4.1 Le modèle de bon comportement
4.1.1 Modèle global des fonctions
4.1.1.1 Les fonctions
4.1.1.2 Les différents formalismes utilisés
4.1.1.3 Représentation de la fonction
4.1.2 Projection du modèle sur les observables
4.1.2.1 Mécanisme d’abstraction
4.1.3 Aspects temporels
4.2 Surveillance et détection
4.2.1 Détection des fautes intermittentes et fugitives
4.2.1.1 Définitions
4.2.1.2 Principe de détection
4.3 Réinitialisation
4.4 conclusion
5 Approche par glissement de fenêtre
5.1 Longueur de fenêtre
5.1.1 Détermination de la longueur de la séquence à partir du marquage
5.1.1.1 Cas d’une seule trajectoire
5.1.1.2 Cas de plusieurs trajectoires à partir d’un même marquage
5.1.1.3 Généralisation à plusieurs trajectoires
5.1.2 Détermination en ligne de la longueur à conserver
5.2 Principe de localisation
5.2.1 Insertion d’un événement
5.2.2 Absence d’un événement
5.3 Conclusion
6 Approche diagnostiqueur : les automates
6.1 Modèles de Classe de Fautes
6.1.1 Le modèle
6.1.2 Exemple
6.2 Modèles incluant des défaillances génériques
6.2.1 Modèle pour l’absence d’événement
6.2.2 Modèle pour l’insertion d’événement
6.2.3 Exemple
6.3 Produit synchronisé des modèles
6.3.1 Rappels
6.3.2 Les modèles synchronisés
6.3.3 Exemple
6.4 Les Diagnostiqueurs
6.4.1 Absence d’un événement : construction de Γ− Diag
6.4.2 Insertion d’un événement : construction de Γ+ Diag
6.4.3 Exemple
6.4.3.1 Diagnostiqueur absence :
6.4.3.2 Diagnostiqueur insertion :
6.5 Conclusion
7 Approche diagnostiqueur : les réseaux de Petri
7.1 Modèles de Classe de Fautes
7.1.1 Le modèle
7.1.2 Exemple
7.2 Modèles incluant des défaillances génériques
7.2.1 Modèle pour l’absence d’événement
7.2.2 Modèle pour l’insertion d’événement
7.2.3 Exemple
7.3 Synchronisation des modèles
7.3.1 La synchronisation des modèles
7.3.2 Exemple
7.4 Les Diagnostiqueurs
7.4.1 Algorithme de Karp et Miller
7.4.2 Absence d’un événement
7.4.2.1 Principe
7.4.2.2 Formalisation
7.4.3 Insertion d’un événement
7.4.3.1 Principe
7.4.3.2 Formalisation
7.4.4 Exemple
7.4.4.1 Diagnostiqueur absence
7.4.4.2 Diagnostiqueur insertion
7.5 Conclusion
8 Application de l’approche diagnostiqueur au domaine automobile
8.1 Application
8.1.1 Le banc de test
8.1.2 Le diagnostic dans les véhicules de transport
8.1.3 Une fonction : la fonction d’accès rampe pour handicapés
8.2 Applications développées
8.2.1 Structure générale
8.2.2 L’application Roméo
8.2.3 L’application DDP
8.2.4 Construction des différents modèles
8.3 Scenarii de fautes
8.3.1 Limite du diagnostic des véhicules de transport
8.3.2 Détection et localisation de base
8.3.2.1 Défaut sur le capteur de rentrée de la rampe
8.3.3 Localisation à partir du diagnostiqueur
8.3.3.1 Défaut sur le capteur de rentrée de la rampe
8.3.3.2 Défaut sur le capteur de sortie de la rampe
8.3.3.3 Limitations
8.4 Conclusion
Bibliographie
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