PLACE DE LA GOUTTE EPAISSE DANS LE DIAGNOSTIC DU PALUDISME

Cycle des plasmodies

• Chez l’homme : Chez l’homme s’effectue la multiplication asexuée ou schizogonique des plasmodies. Au cours de la piqûre, le moustique infesté injecte avec sa salive des centaines de parasites, sous forme de sporozoîtes fusiformes qui, après une demiheure dans le sang, passent rapidement au niveau du foie où s’effectue le cycle exoérythrocytaire primaire. Les sporozoîtes pénètrent dans les hépatocytes où ils se « cachent » sous le nom de cryptozoîtes. Ceux-ci grossissent, leur noyau se divise et en une semaine environ, est constitué un schizonte mature ou corps bleu, contenant quelques milliers de noyaux, repoussant son noyau en périphérie. L’éclatement du corps bleu libère de nombreux mérozoïtes qui passent dans la circulation sanguine amorçant les premières schizogonies sanguines. Dans le sang s’effectue le cycle asexué érythrocytaire. Chaque mérozoïte pénètre par endocytose dans une hématie et s’y transforme en trophozoïte. Celui-ci grossit et son noyau se divise : c’est alors un hémozoïne. La multiplication des noyaux dont chacun s’entoure d’une plage cytoplasmique forme un schizonte mûr ou un corps en rosace. Le corps en rosace dilaté et mûr éclate pour libérer des mérozoïtes qui vont parasiter des hématies vierges et effectuer de nouveaux cycles schizogoniques érythrocytaires. Dans le sang s’amorce enfin le cycle sexué ou sporogonique (Figure n°1 et n° 2).
• Chez l’anophèle femelle : Chez l’anophèle femelle s’effectue le cycle sexué ou sporogonique. En piquant un paludéen, l’anophèle femelle absorbe des trophozoïtes, des schizontes, et seuls les gamétocytes ingérés assurent la poursuite du cycle. Dans l’estomac du moustique, le gamétocyte mâle se transforme en gamète par exflagellation, et le gamétocyte femelle par expulsion de corpuscules chromatiniens. La fécondation du gamète femelle donne un œuf mobile, l’Ookinète, qui traverse la paroi de l’estomac de l’anophèle et se fixe au niveau de sa face externe formant l’oocyste dans lequel s’individualisent les sporozoïtes. Libérés par l’éclatement de l’oocyste, ces derniers gagnent avec prédilection des glandes salivaires de l’anophèle.

Formes cliniques (17)

Paludisme et grossesse L’influence de la gestation sur le paludisme est particulièrement nette chez les femmes prémunies des zones d’endémie (Afrique Subsaharienne). La fréquence des accès est maximale au cours du second trimestre de gestation et surtout chez les primigestes. La gravité est plus marquée au cours du troisième trimestre, au cours du travail et dans les suites de couches.
Paludisme de l’enfant Le paludisme est l’une des causes principales de morbidité et de mortalité chez l’enfant. En zone d’endémie, les accès sont rares chez les nourrissons de moins de trois mois, protégés par les anticorps maternels.
Splénomégalie et paludisme. La rate, organe essentiel de défense contre le paludisme, intervient par la séquestration d’hématies parasitées et sans doute d’hématies saines, sensibilisées par des antigènes plasmodiaux solubles. Elle participe également au déclenchement précoce des mécanismes immunitaires cellulaires et hormonaux.

Demande de goutte épaisse

              Les demandes de goutte épaisse qui émanent de divers services doivent fournir dans la mesure du possible :
– des renseignements cliniques précis par exemple : Fièvre + coma
– des renseignements sur le traitement reçu, par exemple : syndrome palustre avec probabilité de traitement à la chloroquine avant l’hospitalisation.
Des renseignements à posteriori sur les cas qui ont fait l’objet d’une goutte épaisse négative mais qui ont été guéris par un traitement antipaludique en cours constitueraient pour l’UPFR de parasitologie – mycologie des informations de base pour une recherche éventuelle sur l’ amélioration de la technique et des interprétations des examens pratiqués.

La goutte épaisse

                 La goutte épaisse réalise une concentration souvent satisfaisante des parasites à détecter. Elle permet d’examiner une plus grande quantité de sang, et donc de dépister une parasitémie moindre. Mais elle a l’inconvénient d’être difficile à examiner et demande un microscopiste expérimenté. De plus, l’identification de l’espèce plasmodiale est difficile. Le délai de plusieurs heures qu’elle nécessite est également un inconvénient pour un diagnostic qui doit être posé en urgence.

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : GENERALITES SUR LE PALUDISME ET LE DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
1. Le paludisme
1.1. Aperçu historique
1.2. Epidémiologie
1.2.1. Les agents pathogènes
1.2.2. Cycle des plasmodies
1.2.3. Le vecteur : l’anophèle femelle
1.2.4. Modalités épidémiologiques
1.3. Symptomatologie
1.3.1. Paludisme à plasmodium falciparum
1.3.1.1. Accès simple
1.3.1.2. Accès pernicieux et neuropaludisme
1.3.1.3. Fièvre hémoglobinurique
1.3.2. Paludisme à plasmodium vivax
1.3.3. Paludisme à plasmodium ovale
1.3.4. Paludisme à plasmodium malariae
1.4. Formes cliniques
1.4.1. Paludisme et grossesse
1.4.2. Paludisme de l’enfant
1.4.3. Splénomégalie et paludisme
2. Diagnostic biologique
2.1. Argument direct : découverte de l’hématozoaire
2.2. Arguments indirects
3. Traitement
3.1. Les schizontocides
3.2. Les gamétocytocides
3.3. Prophylaxie
3.3.1. Prophylaxie individuelle
3.3.2. Prophylaxie collective
2. Evolution de la chloroquinosensibilité
DEUXIEME PARTIE : ANALYSE DE LA REPARTITION DES DEMANDES DE GOUTTE EPAISSE ET DES RESULTATS A L’UNITE DE PARASITOLOGIE-MYCOLOGIE
1. Cadre d’étude
1.1. L’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA)
1.1.1. Organisation
1.1.2. Les ressources humaines
1.1.3. Les ressources financières
1.2. Infrastructure
2. Méthodologie
2.1. Méthode d’étude
2.2. Paramètres d’étude
3. Résultats
3.1. Organisation
3.2. Recherche sur goutte épaisse
TROISIEME PARTIE : COMMENTAIRES, DISCUSSIONS ET SUGGESTIONS
1. Commentaires et discussions
1.1. Méthodologie
1.2. Demande de GE
1.3. Résultats des examens
1.4. Valeur informationnelle de la goutte épaisse
2. Suggestions
2.1. Demande de goutte épaisse
2.2. Association systématique goutte épaisse – frottis mince
2.1.1. La goutte épaisse
2.1.2. Le frottis mince
BIBLIOGRAPHIE

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