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Facteurs d’impulsion de l’intégration financière.
Aspects de la globalisation financière.
Avantages de l’intégration financière.
2008 : Zone de libre échange.
2010 : Union douanière.
2015 : Marché commun.
2018 : Union monétaire.
Ce calendrier montre que la zone de libre échange au sein de la SADC est déjà effective depuis un an. La zone de libre échange prévoit la suppression progressive des taxes douanières sur les marchandises entre les pays membres selon un classement des produits en trois groupes17. La libéralisation concerne 85% des taxes douanières, dès l’entrée en vigueur de la zone de libre échange, et est prévue être totale en 2012.
L’entrée en effet de cette première étape est supposée entraîner une hausse des échanges commerciaux entre les pays membres, donc une plus large intégration commerciale. Etant donné que l’entrée en vigueur de la zone de ibrel échange est encore très récente, il n’existe pas encore de données pertinentes permettant d’évaluer ses effets sur l’échange commercial des pays membres de la SADC.
Cependant, certaines estimations concluent à l’échec de l’objectif de la zone de libre échange, du moins pour le moment. Selon Kruger (2009), « la zone de libre échange n’a pratiquement pas réussi à décoller ». Par ailleurs,Mboweni (2009) énonce que l’atteinte des objectifs d’intégration est empêchée par le non accomplissement des critères de convergence, due à la crise financière et de la crise alimentaire mondiale. Par contre, la Commission Economique pour l’Afrique, dans son rapport « Le développement économique de l’Afrique 2009 » conclut que la SADC a atteint ses critères de convergence.
Les critères de convergence de la SADC sont définies dans le mémorandum d’accord signé par les Etats membres en août 2002 et détaillées dans l’ébauche du Protocole de Financement et Investissement de la SADC.
L’accord prévoit quatre critères de convergence macroéconomique et quatre autres critères. Celles-ci sont présentées dans les tableaux 3 et 4.
Les mouvements de capitaux intra africain sont assez faibles par rapport aux communautés régionales des autres continents bien ueq cette tendance commence à s’inverser. Les investissements étrangers en Afrique proviennent surtout des pays développés. Ils représentent 70% de l’investissement total en Afrique pour la période de 2003 – 200720. Cependant le montant des investissements transfrontaliers au sein de la SADC est considérable, par rapport au reste de l’Afrique, en particulier entre l’Afrique du Sud, la Namibie, le Lesotho, le Swaziland et Botswana21.
Les marchés financiers jouent un rôle prépondérantdans la circulation des capitaux. Jusqu’en 2006, dix des pays membres de la SADC sont dotés de marchés financiers. Ce sont l’Afrique du Sud, Botswana, Maurice, Malawi, Namibie, Tanzanie, Swaziland, Zambie et Zimbabwe. Ainsi, parmi les communautés régionales ne Afrique, c’est la SADC qui compte le plus de bourses nationales et le Johannesburg Stock Exchange est celle qui traite le plus de transactions. Ces marchés comportent essentiellemen des marchés primaires, des marchés secondaires et des marchés de dette publique, où les bons de trésor font l’objet des transactions. Il s’agit encore de marchés rudimentaires dans la mesure où les potentialités ne sont pas encore exploitées à fonds. Dans le but d’améliorer la fluidité des marchés financiers en son sein, la SADC a harmonisé les mesures régissant les bourses de valeur mobilière. En outre, l’adoption d’une monnaie commune permettra d e résoudre les problèmes liés à la convertibilité des monnaies.
L’insuffisance, voire l’inexistence, de marchés financiers dans les pays membres favorise donc les flux d’IDE dans la zone de la SADC, parmi les formes d’investissement étranger. Cependant, les flux d’IDE sont dominés par les flux provenant des pays développés. Plusieurs facteurs expliquent la faiblesse de l’IDE intra bloc, dont entre autre l’insuffisance d’infrastructure de transport et de communication, le manque de main d’œuvre qualifiée et la grande pauvreté des liens et des relations économiques entre les investisseurs dans la région. Par ailleurs, il existe une forte corrélation entrel’investissement étranger et l’investissement intérieur car les étrangers considèrent le comportement des investisseurs locaux comme d’importants signaux d’information. Ndikumana et Ve rick (2008) affirment même que l’investissement privé local est le moteur de l’investissement étranger. Or, les pays africains se caractérisent par la faiblesse de leur investissement notamment en infrastructure. Une amélioration dans ce cadre permettrait alors d’entraîner plus d’investissement privé et ainsi d’investissement étranger.
Par comparaison avec les autres blocs régionaux en Afrique, la SADC et la Communauté des Etats sahélo sahariens arrivent en ête quant à l’attraction des IDE en captivant chacune 21% de ceux-ci. La SADC attire les IDE en raison des possibilités qu’elle offre dans le domaine de l’extraction minière et de la stabilité macroéconomique de la plupart de ses membres. L’Afrique du Sud exerce un effet d’ entraînement considérable sur les autres pays de la communauté et c’est aussi celui où ont lieu les mouvements d’IDE les plus importants. Odenthal (2001) avance que les pays comme Botswana, Madagascar, Malawi et Mozambique tirent profit de leur proximité avec l’Afrique du Sud. A part ce pays, Madagascar bénéficie aussi d’IDE provenant de Maurice lesquels s’élèvent à 15% de l’IDE total à Madagascar pour la période de 2004 à 2006. Cela confirme les avantages que Madagascar pourrait tirer de son intégration au sein de la SADC, lesquels sont plus intéressants avec la présence d’un moteur commercial aussi dynamique que l’Afrique du Sud.
Une enquête réalisée en 2005 par la CREAM affirmeependantc que les importations et les exportations effectuées par les entreprisesmalgaches au sein de la SADC sont encore très faibles. L’adhésion de Madagascar est considérée comme une opportunité d’extension de marché local. Ainsi, 77,5% des entrepreneurs enquêtés sont favorables à l’intégration à la SADC mais le degré voulu d’intégration demeure austade de l’abolition des tarifs douaniers qui acquiert l’adhésion de 78,4% des enquêtés ; vient ensuite l’abolition des barrières tarifaires et non tarifaires avec 56,9% des voix. La libre circulation des capitaux n’est voulue que par 26,5% des enquêtés.
Pour profiter pleinement des avantages de l’intégration, une plus grande sensibilisation des acteurs concernés est primordiale, ainsi que des formations surtout au niveau de la communication en anglais qui constitue encore une barrière étant donné que les pays membres de la SADC sont en grande partie des pays anglophones et que Madagascar soit un pays francophone.
Depuis la publication de l’article de Feldstein- Horioka en 1980, de nombreux auteurs ont effectué des recherches concernant la thèse deFeldstein- Horioka et y ont apporté soit des critiques soit des réinterprétations de la thèse.
Nous exposons dans les deux premières sections les deux méthodes de mesure de la mobilité internationale des capitaux : la parité des taux d’intérêt et la formulation initiale de la thèse de Feldstein- Horioka. La dernière section rapporte les interprétations et les réactions concernant la thèse de Feldstein-Horioka.
En effet, si dans un pays ou un zone, le rendement attendu est plus élevé qu’ailleurs, les capitaux placés dans les pays ou zone à faible rendement s’y déplaceront. C’est ce mouvement qui va provoquer le réajustement des tauxd’intérêts. Le taux de rendement étant déterminé par l’offre et la demande de fonds prêtables, l’excédent relatif d’offre provoqué par l’entrée des capitaux diminuera ce taux dans les pays où il était initialement élevé. Inversement, la sortie des capitaux, dans les pays où ce taux était initialement faible, conduit à une rareté relative des capitaux ; s’ensuit alors une augmentation de leur taux de rentabilité.
Ce rééquilibrage existera jusqu’à ce que les taux de rendement s’égalisent. La moindre différence entre taux d’intérêt incite l’investisseur à placer son capital là où les titres assurent le rendement le plus élevé. Le mécanisme d’ajustement est résumé dans le graphique 2.
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Table des matières
Introduction
Chapitre 1 : L’intégration financière
Section 1 : Les étapes de l’intégration économique
Section 2 : Facteurs d’impulsion de l’intégration financière
Section 3 : Aspects de la globalisation financière
Section 4 : Avantages de l’intégration financière
Section 5 : Inconvénients de l’intégration financière
Chapitre 2 : La SADC
Section 1 : Les pays membres de la SADC
Section 2 : Les objectifs d’intégration de la SADC
Section 3 : Les mouvements de capitaux au sein de la SADC
Chapitre 3 : La thèse de Feldstein-Horioka : une mesure de la mobilité internationale des capitaux
Section 1 : La parité des taux d’intérêt
Section 2 : La formulation initiale de la thèse de Feldstein-Horioka
Section 3 : Réinterprétations et évolutions des tests à la Feldstein-Horioka
Chapitre 4 : Mesure de la mobilité des capitaux au sein de la SADC : Thèse de Feldstein-Horioka
Section 1 : Les données
Section 2 : Les modèles retenus et estimations
Conclusion
Annexes
Bibliographie
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