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Utilisation d’autres corpus
La Déclaration universelle des droits de l’homme
La Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales
Au Conseil européen de Nice, la Charte des droits fondamentaux a été proclamée par la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne. Le préambule affirme que « l’Union se fonde sur les valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d’égalité et de solidarité ; elle repose sur le principe de la démocratie et le principe de l’État de droit. Elle place la personne au cœur de son action en instituant la citoyenneté de l’Union et en créant le principe de liberté, de sécurité et de justice ». Les droits sont répartis en trois axes : les droits civils, les droits politiques et les droits économiques et sociaux.
Il a été décidé lors du Conseil européen de Nice d’examiner la question du statut juridique de cette charte. Ce projet de Constitution, préparé par la Convention sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, est présenté au public en juillet 2003. Ce projet est retravaillé par la CIG lors de la présidence italienne du Conseil et après un total de 22 mois de travaux (2003-2004), il prévoit l’incorporation de la charte comme préambule au futur traité constitutionnel. Selon l’article 5, « la charte des droits fondamentaux fait partie intégrante de la Constitution ». Cette Charte permet à l’Union européenne d’affirmer elle aussi les droits fondamentaux de l’Homme28 mais avec l’ambiguïté juridique qu’elle ne peut modifier le domaine de compétence de l’Union (article 51, § 2) or celle-ci ne possède pas la compétence de légiférer dans le domaine des droits de l’homme29.
Ces textes, considérés comme fondateurs des droits de l’homme, replacent le corpus dans une configuration de textes politiques qui se réclame de la conception d’État de droit où sont affirmées les libertés fondamentales. Leur étude apportera dans ce travail des éléments d’évaluation sur le discours de l’UE. Pour mieux étudier le corpus, il est également utile de détailler la notion d’espace judiciaire européen, ce qu’elle implique et d’aborder son contexte politique (chapitre I). Ce premier chapitre fournira un cadre de contextualisation générale pour l’étude linguistique du corpus et ses prérogatives théoriques. Par ailleurs, avant de passer à chacune de ces étapes, il est nécessaire de donner un aperçu de la structuration générale du travail afin d’avoir à l’esprit chaque objectif respectif à chacune des parties.
En réaction aux attentats du 11 Septembre 2001, l’Union européenne adopte le 13 juin 2002 une décision-cadre relative au mandat d’arrêt et aux remises entre États membres. La décision supprime toute la procédure politique et administrative au profit d’une procédure judiciaire.
Les « non » français et hollandais au projet de traité constitutionnel peuvent peut-être ralentir la construction de l’espace judiciaire européen. On peut aussi se demander s’il n’était pas avant cela en mauvaise passe. Certes après le 11 septembre 2001, les attentats sur les tours du World Trade Center à New-York ont relancé le travail concernant le mandat d’arrêt européen, mais ensuite, et pour le reste, c’est une autre histoire [WEYEMBERGH, A., 2002, WEYEMBERGH, A., 2003, WEYEMBERGH, A., 2004]. La faiblesse des outils juridiques pour l’élaboration de l’espace judiciaire européen a souvent été décriée. C’est pour cela que certains textes, comme la décision-cadre dans le domaine JAI, ont vu leurs statuts juridiques se modifier afin de donner plus de force contraignante aux textes européens. Mais le problème de la mise en œuvre n’est toujours pas résolu ; on observe un enlisement dans les procédures, notamment concernant le passage dans les droits nationaux.
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Table des matières
Introduction générale
I. Définition du sujet
II. Présentation du corpus et de son contexte
III. Présentation de la structuration du travail
Chapitre I Le contexte politique et juridique : l’espace judiciaire européen
I. De la CEE à l’UE : l’élaboration lente de la notion d’espace judiciaire européen
II. Le rôle attribué aux institutions pour l’élaboration du RJE
III. Les traités et l’espace judiciaire européen : origine et développement de la notion
IV. Le domaine Justice et affaires intérieures dédié à l’espace judiciaire européen
V. Le groupe X de la Convention européenne : l’espace judiciaire
Chapitre II Présentation des théories et de la méthode
I. L’ancrage théorique de l’étude
II. La méthode d’analyse
III. Justification de la méthode
IV. Rappel du plan
Chapitre III Quelles valeurs ? Étude sémantico-discursive autour de l’expression « espace de liberté, de sécurité et de justice »
I. Les aspects linguistiques de l’analyse du discours
II. Histoire et construction politique autour du mot « Europe » : un « fantasme » politique
III. La reconstruction discursive du sens
IV. Résultats et hypothèses
Chapitre IV La normalisation linguistique du discours
I. La normativité et le texte normatif
II. La notion de normalisation linguistique : essai de précision sur le discours normatif
III. L’argumentation entre sémantique et normalisation
IV. Résultats et hypothèses
Chapitre V Le processus d’orientation argumentative
I. Le discours normatif entre transparence et opacité
II. L’argumentation normative : processus d’orientation
III. L’orientation argumentative : la « manipulation » discursive
IV. Résultats et hypothèses
Conclusion générale
Annexes
Glossaire des sigles
Bibliographie
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