L’entreprise est une organisation dotée de moyens humains, matériels et financiers qu’elle utilise pour produire et offrir sur le marché des biens et des services afin d’atteindre deux finalités indispensables à savoir sa rentabilité et sa solvabilité. Dans ce contexte, la gestion financière est devenue un outil de gestion nécessaire et indispensable au pilotage de l’entreprise. Elle concerne tous les domaines de l’entreprise car tous les choix et toutes les décisions de l’entreprise ont une implication financière. La gestion financière a pour but d’établir un diagnostic sur la situation financière de l’entreprise, de porter un jugement sur son équilibre financier et sur sa rentabilité, cette analyse permet de mesurer et d’améliorer la rentabilité des activités et des projets, de prévoir les besoins, de trouver les moyens nécessaires à la vie et au développement de l’entreprise et de contrôler son fonctionnement.
La gestion financière a toujours occupé une place privilégiée dans la gestion de l’entreprise car elle concerne sa naissance, sa croissance et son autonomie. Cette gestion est effectuée par l’utilisation d’un ensemble d’outils parmi lesquels nous trouvons la gestion de trésorerie ; celle-ci porte sur l’étude de la trésorerie de l’entreprise par l’étude du Tableau de flux de trésorerie dans le but de mettre en évidence ses points forts et points faibles face aux menaces et opportunités de l’environnement.
Notion de base sur l’entreprise
Définitions de l’entreprise
En réalité le mot « entreprise » comporte plusieurs définitions selon les auteurs d’après les différents domaines de formation tels que les juristes, les spécialistes en sciences de gestion, en sciences humaines. D’une manière générale, l’entreprise est une structure économique et sociale, financièrement indépendante, produisant des biens et des services destinés à un marché concurrentiel ou monopolistique .Elle constitue l’unité fondamentale de l’économie de marché.
Étymologiquement, le terme dérive de « entreprendre », daté d’environ 1430-1440 avec le sens de « prendre entre ses mains ». Aux environs de 1480, il prit l’acception actuelle de « prendre un risque, relever un défi, oser un objectif ».
Trois aspects ressortent de cette définition :
L’entreprise produit : elle crée ou transforme des biens ou des services susceptibles de satisfaire les besoins des individus, des autres entreprises ou des collectivités.
Produit pour le marché, cela veut dire qu’elle vend les biens ou les services qu’elle produit.
L’entreprise est financièrement indépendante, c’est-à-dire qu’elle produit et vend de sa propre autorité, sous sa responsabilité, à ses risques et périls.
Il n’existe pas de définitions universelles de l’entreprise. Elle dépend de l’approche que l’on choisit. Il existe trois types d’approche :
L’approche économique
L’approche sociologique
L’approche systémique .
L ’approche économique
A) Une unité de production des biens et services
Selon l’approche économique, l’entreprise est une unité de production des biens et services destinée aux marchés de biens de consommation (grand public) et aux marchés de biens de production (les autres entreprises). Pour fonctionner, l’entreprise a besoin de flux d’entrées : les inputs (matières premières, marchandises, services, capitaux, travail et surtout informations). L’entreprise transforme ces inputs en outputs (produits finis, marchandises, services, informations). Lors de cette transformation, l’entreprise crée de la richesse (ajout de valeur aux inputs). Cette richesse est appelée valeur ajoutée, elle représente la contribution réelle de l’entreprise à la richesse nationale (P.I.B.).
La conception de la notion de production a fortement évolué. En effet, nous ne sommes plus en situation de pénuries relatives où il suffisait de produire pour vendre. De nos jours, les entreprises essaient de différencier leurs offres et de positionner leurs produits par rapport à ceux des concurrents dans le but d’obtenir un avantage concurrentiel (compétitif).
Qu’est-ce que la différenciation ?
Différencier un produit ou un service consiste à le démarquer de ceux de la concurrence sur la base des quatre « P ».
Le produit :
La différenciation par le produit considère ses caractéristiques intrinsèques, à savoir sa composition, sa qualité, son aspect marchand (garanties, assistance…).
Le prix :
Il existe deux stratégies en matière de différenciation par le prix : soit une stratégie d’écrémage qui consiste à fixer les prix plutôt plus élevés que le concurrent, soit une stratégie de pénétration de marché qui consiste à fixer les prix plutôt moins élevés que le concurrent.
Le prix de vente d’un produit est déterminé par quatre facteurs :
Coût de reviens.
Concurrence.
Demande (clients), on prend en compte la notion de prix psychologique.
Réglementation en matière de fixation de prix (ex. : dans le secteur pétrolier en période de crise).
La Place (Distribution) :
Généralement un produit de haut de gamme vendu cher est destiné à un réseau de distribution sélectif. Il importe de distinguer canal de distribution, circuit de distribution et réseau de distribution, qui sont définies comme suit :
Un canal de distribution, c’est la voie d’acheminement d’un produit entre deux intermédiaires dans un circuit de distribution.
Un circuit de distribution est l’ensemble des canaux de distribution.
Un réseau de distribution est l’ensemble des circuits de distribution.
Publicité (& Promotion) :
Ces procédés concernent la communication autour du produit. Un gros budget de communication au lancement d’un produit permet de se démarquer de la concurrence. La publicité consiste à attirer les consommateurs (ou prospects) vers le produit (stratégie « pull »).
La publicité joue trois rôles :
Rôle cognitif
Rôle affectif
Rôle conatif ola promotion consiste à pousser le produit vers le consommateur (stratégie « push »).
L ’approche sociologique
Selon l’approche sociologique de l’entreprise, l’entreprise est composée de 3 acteurs principaux :
• Apporteurs de capitaux
• Dirigeants
• Salariés .
Ces 3 acteurs ont des objectifs et des stratégies individuelles différentes. En effet, en ce qui concerne les apporteurs de capitaux, leur logique est purement financière, ils recherchent avant tout la rentabilité de leurs placements. Leur but est de garantir leurs gains et si possible les augmenter. Les apporteurs de capitaux sont attirés par des placements de plus en plus rentables. Leur source de pouvoir est le capital. Ils élaborent ainsi une stratégie d’investissement ou alors de retrait (en cas de perte).
En ce qui concerne les dirigeants, leur logique est la maximisation des performances de l’entreprise, évaluées par la rentabilité économique des capitaux. Leur but consiste à garantir leur place et à élargir leur pouvoir (capital et organisation).
En ce qui concerne les salariés, leur logique est l’épanouissement et la sécurité de l’emploi. Ils ont pour but de garantir leur emploi, si possible en réalisant un travail intéressant dans de bonnes conditions matérielles et psychologiques. La source de leur pouvoir est le savoir-faire. Leur stratégie est celle de l’adhésion, c’est-à-dire de l’attrait de la carrière. Pour que l’entreprise puisse fonctionner, compte tenu des stratégies individuelles élaborées par les 3 acteurs identifiés, il faut donc un consensus ou compromis organisationnel.
L’approche systémique (l’entreprise en tant que système)
« Qu’est-ce qu’un système ? »
Un système peut être défini comme un ensemble composé d’éléments en interaction permanente, organisé et ouvert sur son environnement auquel il doit s’adapter en permanence pour sa survie. Envisager une entreprise en tant que système consiste à la considérer comme un ensemble organisé, composé de différentes fonctions, services, individus en permanente interaction, ayant tous des objectifs pouvant être contradictoires.
L’entreprise en tant que système est ouverte sur son environnement externe, source de menaces à appréhender, mais aussi d’opportunités à saisir. L’entreprise doit s’y adapter en permanence pour sa survie et son développement. Les composantes de l’environnement sont très diversifiées : technologie, sociale, culturelle, juridique, économique, politique, écologique, concurrence, clients, fournisseurs. L’environnement international prend en compte toutes les composantes précédemment citées au niveau des pays d’importation.
Pour l’informaticien d’aujourd’hui, cette tendance d’approche de l’entreprise en tant que système s’explique de plus en plus également par le succès rencontré par les progiciels de gestion (ERP : Enterprise Resource Planning) dont le paramétrage et l’implémentation requièrent de bonnes connaissances des pratiques fonctionnelles des services de l’entreprise, les relations entre ces derniers, ainsi qu’avec les clients, les fournisseurs, etc.
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Table des matières
Introduction générale
Chapitre I : l’entreprise et le cadre conceptuel de la fonction financière
Introduction
Section I : Notions de base sur l’entreprise
Section 2 : L’importance de la fonction financière aux seins de l’entreprise
Section 3 : La gestion financière et le diagnostic financier
Section 4 : La gestion financière comme outil d’aide à la prise de décision
Conclusion
Chapitre II : La place de la gestion de trésorerie dans la gestion financière
Introduction
Section 1 : L’approche sur la trésorerie
Section 2 : La gestion de trésorerie
Section 3 : Les outils de la gestion de trésorerie
Section 4 : La nouvelle normalisation comptable et financière et la gestion de trésorerie
Conclusion
Chapitre III : Le tableau des flux de trésorerie comme outil de la gestion de financière
Introduction
Section 1 : Présentation du tableau des flux de trésorerie
Section 2 : Élaboration du tableau des flux de trésorerie
Section 3 : L’utilité et les limites du TFT et sa place dans l’information financière
Conclusion
Chapitre VI : Analyse des tableaux des flux de trésorerie de l’unité de L’ADE de Tizi-Ouzou
Introduction
Section1 : Eléments d’identification de l’ADE
Section 2 : Service de la trésorerie de l’unité de l’ADE de Tizi-Ouzou
Section 3 : Analyse des tableaux de flux de trésorerie de l’unité de l’ADE de Tizi-Ouzou 2017-2018 \ 2018-2019
Conclusion
Conclusion générale
Bibliographie
Liste des tableaux, schémas et figures
Les Annexes
