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La compagnie d’assurance
Chronologie des scandales financiers depuis le début de la crise en 2007
Les termes que nous avons pu lire avec récurrence évoquent sans nul doute des comportements déloyaux et malhonnêtes : « Manipulation de marché sur les taux d’intérêt et matières premières », « exercice illégal de la profession », « évasion fiscale » ; « incitation à la fraude fiscale, « violation d’embargo », « commercialisation inadéquate », commissionnement contestable » jusqu’à « spéculation sur la faim51 ». Difficile de restaurer la confiance des clients dans un contexte si délétère. Les banques américaines et britanniques ont payé depuis 2007 des dizaines de milliards d’euros aux autorités suite à des jugements défavorables mais cela ne semble pas dissuader certaines pratiques encore fréquentes. Pour illustrer ces propos, on peut citer le cas de Fortis qui a vendu des obligations grecques annoncées « sans risque » à des milliers de belges pour quelques centaines de millions d’euros quelques semaines après l’éclatement de la problématique de la dette grecque52.
On pourrait être tenté de faire des généralités sur toutes les banques suite à cette prolifération de dérives comportementales des professionnels de la finance. Il est important de distinguer chaque fait et de reconnaitre que toutes les banques ne sont pas coupables d’actions graves. Cependant, tous ces scandales internationaux à répétition nuisent à l’ensemble du secteur et ne font que renforcer la défiance envers les banques et les professionnels qui les incarnent.
L’innovation au cœur d’une restructuration du modèle de la banque et de l’assurance : une nouvelle approche de la relation-client
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Table des matières
Remerciements
Résumé
Résumé en anglais
Table des matières
Liste des tableaux
Liste des figures
Liste des annexes
Introduction
Chapitre introductif : La pertinence d’une recherche sur la gestion des risques portés par le client en banque et assurance
Les risques portés par le client en banque et assurance : un concept émergent et un enjeu prépondérant
Objet d’étude
Contexte de la recherche
La gestion des risques portés par le client en banque et assurance: La prise en compte des
comportements pour améliorer les pratiques commerciales
Les risques portés par le client dans l’entreprise : une préoccupation aujourd’hui centrale
Le risque et l’entreprise financière
Problématique et question de recherche
Première partie Contexte professionnel de la gestion des risques portés par le client : De comportements irresponsables à des contrôles renforcés
Introduction
Chapitre 1. Etude de l’évolution récente des comportements des professionnels du secteur financier et de leurs clients
1.1 Les banques de détail et les compagnies d’assurance : des activités au cœur du système économique
1.1.1 La banque
1.1.2 La compagnie d’assurance
1.2 Les scandales liés aux dérives comportementales des professionnels de la finance au niveau international : persistance de la défiance dans le secteur financier
1.2.1 Les dérives de la finance
1.2.2 Un vif débat sur la régulation
1.2.3 Liens entre risques portés par le client et risque systémique : cas des « subprime »
1.3 L’innovation au cœur d’une restructuration du modèle de la banque et de l’assurance : une nouvelle approche de la relation-client
1.3.1 L’essor du numérique en assurance et banque
1.3.2 L’innovation financière
Chapitre 2 : La réaction des législateurs et des régulateurs par l’accroissement des normes et de leur contrôle
2.1 La prise en compte des risques portés par le client dans l’élaboration des nouvelles normes du secteur financier
2.1.1 Les pratiques commerciales au cœur des liens étroits entre le risque prudentiel et les risques portés par le client
2.1.2 Le constat de pratiques commerciales déloyales sur le marché de la banque et de l’assurance
2.1.3 Une vision d’ensemble de la réglementation européenne et nationale
2.2 Objectivation des comportements attendus des conseillers et de la gouvernance
2.2.1 Conflits d’intérêts, rémunération, gouvernance des produits….des problématiques autour de la responsabilité de tous les professionnels au cœur des préoccupations européennes
2.2.2 Gouvernance et concept de « Duty of care » spécifique à la protection de la clientèle et le concept générique des politiques de « gestion saine/efficace et prudente »
2.2.3 Le « Fit and proper »
2.3 Le contrôle des pratiques commerciales en banque et assurance : rôle du superviseur et de la direction conformité pour gérer les risques portés par le client
2.3.1 Le rôle du superviseur national : l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR)
2.3.2 Les recommandations de l’ACPR : constater les règles de bonnes pratiques professionnelles en matière de commercialisation et de protection de la clientèle
2.3.3 Les sanctions croissantes des superviseurs financiers
2.4 La fonction conformité en banque et assurance
2.4.1 La fonction conformité en banque
2.4.2 La fonction conformité en assurance
Conclusion Partie 1
Partie 2. De la compréhension des comportements des acteurs à l’exigence de responsabilité dans le secteur financier
Chapitre 3 – Cadre théorique : La prise en considération des biais comportementaux en finance et de la responsabilité de toutes les parties prenantes pour une gestion des risques portés par le client efficiente et pérenne.
3.1 Choix des deux théories principales et état de l’art
3.1.1 Etat de l’art relatif aux enjeux de protection de la clientèle en sciences de gestion
3.1.2 Etat de l’art de l’économie et de la finance comportementale face au défi de la protection des consommateurs
3.2 Finance comportementale et erreur humaine : des marchés financiers à la pratique commerciale en banque et assurance
3.2.1 La rationalité de l’agent au cœur des préoccupations
3.2.2 Les biais comportementaux en finance
3.2.3 La finance comportementale dans la pratique commerciale en banque et assurance
3.3 De l’erreur de décision à l’intervention comportementale : le paternalisme libertarien
3.3.1 Les nudges et leur rôle dans l’accompagnement au changement de comportements
3.3.2 Le paternalisme libertarien face à l’exigence éthique
3.4 Le principe de responsabilité (Hans Jonas)
3.4.1 Ethique de la responsabilité
3.4.2 Le principe de responsabilité appliqué à la pratique du secteur de la banque et de l’assurance
3.4.3 L’évolution du principe par la définition de différents niveaux de responsabilité : apports de Thomas Scanlon
3.5 La notion fondamentale liant la théorie de la finance comportementale et le principe de responsabilité : L’éthique
3.5.1 L’évolution de l’éthique dans la pensée philosophique
3.5.2 Distinction entre éthique déontologique, conséquentialiste et procédurale
3.5.3 La mise en place de procédures éthiques au sein de l’organisation
Chapitre 4 : Démarche méthodologique, la pertinence d’une recherche qualitative pour la gestion des risques et la compréhension des comportements
4.1 Conception du protocole de recherche
4.1.1 La sociologie compréhensive comme positionnement épistémologique
4.1.2 Le choix d’une recherche qualitative comme méthode de recherche
4.1.3 La fiabilité de la mesure des données
4.1.4 La méthodologie face aux limites de l’approche qualitative
4.2 L’intérêt d’une thèse en sciences de gestion par une Cifre
4.2.1 L’utilité d’une immersion au sein de la Direction du contrôle des pratiques commerciales (DCPC)
4.2.2 Les limites de l’accès aux données internes
4.3 Une méthode qualitative à travers trois procédés : Entretiens, Documentation interne et externe et exploitation de « Questionnaires protection de la clientèle »
4.3.1 Une recherche qualitative avec données primaires et données secondaires
4.3.2 Les données secondaires : Analyse de contenu et sources de documentation mobilisées
4.3.3 Les données primaires : les entretiens semi-directifs avec les acteurs du marché de la banque et de l’assurance
4.3.4 Les entretiens semi-directifs, justification des données confirmatoires
Résumé du protocole de recherche
Chapitre 5 : La gestion des risques portés par le client : un dysfonctionnement profond du management et des dispositifs de contrôle dû à une incapacité à prendre en considération les émotions des acteurs de la relation-client
5.1 L’évidence d’un premier résultat suite à notre recherche: Les mauvaises pratiques commerciales sont la conséquence d’un dysfonctionnement profond des pratiques managériales
5.1.1 Un sentiment d’impunité chez les dirigeants de la finance
5.1.2 Un pouvoir destructeur à défaut d’une autorité porteuse de sens collectif
5.2 Une « souffrance éthique » chez le conseiller
5.2.1 Un besoin de retrouver du sens et des valeurs pour adopter les comportements appropriés
5.2.2 Une pression psychologique exercée sur les commerciaux
5.3 Les émotions au cœur des prises de décision : une nécessité d’intégrer la notion d’intelligence émotionnelle dans l’organisation
5.3.1 La peur comme émotion dominante
5.3.2 Une intelligence émotionnelle absente de l’organisation
5.4 Un client dépendant par méconnaissance et incompréhension des mécanismes financiers
5.4.1 Une éducation financière indispensable pour une prise de décision libre du consommateur
5.4.2 Les mathématiques comme cause d’incompréhension
5.5 Un contrôle interne défaillant, le contrôle du superviseur perçu comme inefficace
5.5.1 Résultats suite à l’analyse des Questionnaires « Protection de la Clientèle » (QPC) en banque et assurance
5.5.2 Réclamations des clients reçues et analysées par l’ACPR : le reflet des mauvaises pratiques commerciales et de dysfonctionnement dans la gestion des risques portés par le client au sein des entreprises
5.5.3 Les sanctions récentes en matière de pratiques commerciales déloyales ont replacé la gestion des risques portés par le client comme une priorité
Chapitre 6 : Discussions, apports et préconisations : une contribution à la gestion des risques et à la prise en considération de l’humain dans la perspective d’une double performance humaine et économique de l’entreprise financière
6.1 Discussions : Un dysfonctionnement récurrent des acteurs dans le secteur financier dû à une perte de sens profonde et à une complexité croissante
6.1.1 Décryptage et compréhension des comportements des acteurs du système financier
6.1.2 L’entreprise financière : un rôle avant tout social pour une responsabilité réelle ?
6.1.3 L’utilisation de la finance comportementale : Risque ou opportunité pour le client ?
6.2 Contributions de notre recherche : De l’intelligence émotionnelle à la considération humaine : compréhension et prise en compte des comportements pour une gestion des risques portés par le client efficiente et pérenne
6.2.1 L’émotion par l’empathie doit être au service de l’humain et de ses décisions
6.2.2 Une gestion des risques efficace passe par la compréhension et la prise en compte de la psychologie des acteurs du système financier
6.2.3 La nécessité d’un contrôle des comportements adapté pour une gestion durable des risques portés par le client
6.3 Nos préconisations : Définir et s’approprier des valeurs communes, guider et accompagner pour responsabiliser les parties prenantes à la relation commerciale
6.3.1 Développer une culture de la responsabilité en impliquant les dirigeants et managers
6.3.2 Mettre en place un dispositif de contrôle adapté à la gestion des pratiques commerciales
6.3.3 Affiner les critères de recrutement en prenant en compte l’intelligence émotionnelle des individus
6.3.4 Evaluer avec une approche plus humaine
6.3.5 Mettre en place des incitations plus justes et équitables pour les conseillers
6.3.6 Adapter la formation des professionnels à l’environnement complexe et fragile du secteur financier
Conclusion
Conclusion
Conclusion générale : De la compréhension des comportements à leur prise en considération dans la gestion des risques portés par le client
Bibliographie
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