La pandémie de SARS COV2

Contexte de l’étude : la pandémie de SARS COV 2

Présentation du virus

La COVID-19 est une pandémie mondiale évoluant depuis décembre 2019 causée par le virus SARS-COV-2 (severe acute respiratory syndrome coronavirus 2). Le SARS COV-2 est un virus enveloppé, à ARN simple brin sens positif de 30 kB, seulement capable de synthétiser 34 protéines, mais créant une large variété de signes et de symptômes. La COVID 19 est la 3ème maladie liée à un coronavirus à haut potentiel pathogène humain. Bien que moins mortelle que SARS et MERS, sa rapide diffusion et la haute contagiosité de la maladie en fait la menace la plus grave pour la santé mondiale au cours du dernier siècle.

Les coronavirus, et notamment le SARS-COV-2 pénètrent les cellules épithéliales par l’enzyme convertisseur de l’angiotensine 2. Ces virus utilisent le matériel intracellulaire pour se multiplier et disséminer dans les voies aériennes. Le virus se propage principalement au poumon mais peut disséminer dans tous les tissus exprimant ACE2. Comme le récepteur à l’ACE 2 est retrouvé largement dans tout le corps (cellules épithéliales alvéolaires du poumon, entérocytes de l’intestin grêle, cellules endothéliales des artères et des veines, les parois artérielles du muscle lisse…), cela n’est pas surprenant que ce virus touche d’autres organes que le poumon et entraîne des symptômes variés.

Epidémiologie

Une série de cas de pneumopathie virale est apparue dans la ville de Wuhan en Chine en décembre 2019 avant de se diffuser rapidement au monde entier créant une grande pandémie infectieuse mondiale, déclarée par le World Health Organisation (WHO) le 11 mars 2020.

En avril 2020, c’est plus d’un million de cas à travers le monde. Au 1er juillet 2021, c’est plus de 182 millions de cas confirmés et près de 4 millions de décès à travers le monde dont 738 000 en Europe. A l’échelle de la France au 1er juillet, c’est plus de 5,7 millions de cas confirmés avec plus de 111 000 personnes décédées. A l’échelle nationale, l’apparition de nouveaux cas est actuellement en forte diminution liée aux mesures sanitaires mises en place et également à la couverture vaccinale. 34% de la population Française a reçu toutes les doses requises et près de 51% des Français ont reçu au moins une dose au 30 juin 2021.

Diagnostic

Le diagnostic précoce est crucial pour contrôler la diffusion de la COVID 19. Le gold standard est la détection moléculaire des acides nucléiques du SARS-COV-2. Il est détecté dans de différentes sources respiratoires : écouvillonnage de gorge, salive oropharyngée postérieure, écouvillonnage nasopharyngé, expectorations et fluides des bronches. La charge virale est plus importante dans les échantillons provenant des voies respiratoires basses. L’acide nucléique viral peut également être mis en évidence dans les échantillons provenant du sang et du tractus digestif même si les échantillons respiratoires sont négatifs. Les faux négatifs peuvent être fréquents quand les écouvillons oraux sont utilisés, et il est parfois nécessaire d’utiliser plusieurs méthodes de détection pour confirmer le diagnostic d’infection COVID 19. D’autres méthodes sont utilisées pour surmonter ce problème : le scanner thoracique est également utilisé pour identifier un patient atteint. Les patients atteints de COVID 19 présentent des caractéristiques typiques sur le scanner thoracique initial, à savoir des opacités multilobaires bilatérales à type de verre dépoli avec une distribution périphérique ou postérieure. Des tests sérologiques détectant des anticorps peuvent compléter le diagnostic moléculaire, notamment dans les phases tardives après l’apparition de la maladie ou pour des études rétrospectives.

Les patients à risque

Les patients présentant des maladies chroniques sont rapidement considérés à haut risque de complications et de décès, également la population jeune présentant des comorbidités :
– Les patients aux antécédents cardiovasculaires.
– Les diabétiques non équilibrés ou présentant des complications de leur pathologie.
– Les patients atteints d’une pathologie chronique respiratoire.
– Les patients atteints d’une insuffisance rénale chronique dialysée et les patients atteints de cancer sous traitement.

L’âge est également considéré comme un facteur de risque, notamment les plus de 70 ans.

Symptômes et présentation clinique

La COVID-19 a un large spectre d’expressions se présentant par différents phénotypes cliniques allant de l’infection asymptomatique, d’une légère auto-limitation, à un syndrome de détresse respiratoire aiguë nécessitant une ventilation mécanique en réanimation.

La COVID 19 est vue comme une maladie systémique due à une réponse inflammatoire systémique incontrôlée liée aux relargages importants de cytokines pro-inflammatoires par les cellules de l’immunité. De nombreux symptômes de la COVID 19 ont été décrits à ce jour. Parmi les plus fréquents, on retrouve :
– une fièvre : 50% des formes non sévères et 85% des formes sévères
– une toux sèche : 30 à 60%
– une anosmie et/ou une agueusie : 40 à 50% des cas.
– une fatigue intense : 40%
– des expectorations : 30%
– une dyspnée : 20-40%
– des myalgies : 20 à 50% .

Plus rarement, on retrouve des douleurs thoraciques, des maux de gorge, une diarrhée, une rhinorrhée, des nausées et/ou des vomissements. 10 à 15% des cas bénins évoluent vers des cas sévères, 15 à 20% des cas sévères évoluent vers des cas critiques, dont la plupart de cette catégorie nécessite des soins de réanimation.

L’atteinte respiratoire est la forme clinique prédominante, les autres organes étant moins fréquemment touchés. La COVID 19 entraîne une réaction inflammatoire très importante pouvant aller jusqu’à l’orage cytokinique avec des atteintes pulmonaires épithéliales sévères et un tableau de coagulopathie intravasculaire pulmonaire. Parmi les patients atteints :
– 5% nécessitent l’admission en unité de soins intensifs
– 2 à 3% sont ventilés invasivement
– 1,5 à 2,5% décèdent de COVID-19 sévère.

Après les poumons, l’organe le plus touché est le cœur. La COVID 19 peut se manifester par un syndrome cardiovasculaire aigu : syndrome coronarien aigu, arythmie, insuffisance cardiaque et choc cardiogénique, épanchement péricardique, complications thrombo-emboliques.

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Table des matières

INTRODUCTION
1. Le connu
A. Contexte de l’étude : la pandémie de SARS COV2
a. Présentation du virus
b. Epidémiologie
c. Diagnostic
d. Les patients à risque
e. Symptômes et présentation clinique
f. Le SDRA
g. Les complications de la covid-19
h. Le covid “long”
B. Le syndrome post réanimation
a. Description et prévalence
i. Physique
ii. Cognitif
iii. Psychologique
b. Facteurs de risque du syndrome post réanimation
c. Durée et impacts
d. Prévention du syndrome post réanimation
2. L’inconnu
A. Séquelles d’une infection à la COVID 19
B. Devenir des patients après le COVID passés en réanimation
MÉTHODES
1. Type d’étude
2. Sélection des patients : critères d’inclusion et d’exclusion
3. Objectifs de l’étude et critères de jugement
4. Les méthodes d’intervention et d’observation
5. Les méthodes d’évaluation
A. Les échelles utilisées
B. Méthodes statistiques
RÉSULTATS
1. Présentation des patients
A. Sexe
B. Âge
C. IMC
D. Profession
E. Principaux antécédents
F. Statut tabagique
G. Durée entre le début des symptômes et l’entrée en réanimation
H. Motif d’entrée en réanimation
I. Durée du séjour en réanimation
J. Ventilation mécanique
K. Curarisation et durée
L. Complications en réanimation
2. Evaluation à 4 et 6 mois
A. Score HAD
B. Score FSS
C. Score GOSE
3. Activité professionnelle
4. Comparaison de la capacité fonctionnelle à 6 mois :
A. Selon le sexe
B. Selon l’âge
C. Selon la durée de réanimation
D. Selon la durée de ventilation mécanique
E. Selon le motif d’entrée en réanimation
DISCUSSION
CONCLUSION
Bibliographie
Annexes

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