La chasse et la pêche

La chasse et la pêche au Québec

Avant toute chose, il est important de comprendre exactement ce qu’est la chasse et la pêche au Québec. Selon la SOM (2012), dans une étude réalisée en 2011 sur le profil des chasseurs québécois, la chasse au Québec est majoritairement pratiquée par des hommes (88%) âgés de 45 ans ou plus (68%). D’un autre côté, il y a une plus grande proportion de femmes chez les chasseurs de moins de 35 ans. Cette étude, réalisée auprès de 4750 chasseurs, révèle que les chasseurs québécois sont des gens expérimentés. En effet, 40 % d’entre eux affirment chasser depuis plus de 30 ans. En moyenne, le chasseur passera 15 jours à la chasse. Il est intéressant de noter que plus le chasseur possède d’ années d’expérience, plus de jours ce dernier passera à la chasse. De plus, toujours selon la SOM (2012), une plus grande proportion de chasseurs pratiquent leur activité sur un terrain privé ou public. Seulement 20% affirment chasser dans une Zec, 16% dans une réserve faunique et 14% dans une pourvoirie. Les gibiers les plus chassés par les chasseurs expérimentés sont l’ orignal et le chevreuil. La relève chasse plutôt le petit gibier. Les principales espèces chassées au Québec sont le caribou, le coyote, le cerf de virginie, le dindon sauvage, la gélinotte huppée, le lagopède alpin, le lagopède des saules, le lapin à queue blanche, le lièvre arctique, le lièvre d’Amérique, le loup, l’ orignal, l’ours noir, la perdrix grise, le tétras à queue fine et enfin le tétras du Canada (Ministère des forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, 2013a).

La carabine est utilisée par une plus grande proportion de chasseurs (72%) tandis que le fusil de chasse est utilisé dans 36% des cas (SOM, 2012). L’arme à chargement par la bouche rallie 9% d’adepte tandis que l’arc en compte 6%. La carabine est utilisée dans la chasse au gros gibier, tandis que le fusil de chasse l’est davantage dans la chasse au petit gibier. Bien entendu, il y a des exceptions à la règle puisque certains fusils de chasse sont assez puissants pour la chasse au chevreuil, considéré comme un gros gibier. L’arme à chargement par la bouche est utilisée à la chasse au gros gibier, tout comme l’ arc. Toujours selon la SOM (2012), la moyenne des dépenses engendrées par la chasse correspond à 1 832$ par chasseur. Les dépenses les plus importantes concernent la location de véhicules spéciaux et la location de terrain ou de bâtiment pour l’hébergement. Viennent ensuite les dépenses liées au déplacement, à l’ alimentation ainsi qu’ à l’achat d’armes à feu, de munitions et de permis. En ce qui a trait au profil du pêcheur québécois, le même portrait semble se dresser que pour les chasseurs. Selon la Fédération Québécoise des chasseurs et des pêcheurs (n.d), le Québec compterait plus de 900 000 pêcheurs, lesquels seraient composés de 65% d’hommes. De tous les pêcheurs, 75% ont 45 ans et plus. L’enquête de 2010 sur la pêche récréative au Canada (2013) est basée sur le témoignage de plus de 71 500 pêcheurs, dont 13 300 du Québec. Les résultats démontrent qu’un pêcheur passe en moyenne 13 jours par année à la pêche. Toujours selon l’enquête de 2010 sur la pêche récréative au Canada (2013), les pêcheurs dépensent en moyenne 1490 $ par année. Les principales dépenses sont reliées aux déplacements, à la nourriture et à l ‘hébergement. Viennent ensuite les dépenses reliées à l’achat de forfait de pêche, et aux services de pourvoyeurs, l’achat de matériel de pêche et l’achat de permis.

Les principaux poissons pêchés au Québec sont l’achigan à grande bouche, l’achigan à petite bouche, l’alose savoureuse, la barbotte brune, la barbue de rivière, le brochet maillé, le crapet de roche, le crapet-soleil, le doré jaune, le doré noir, l’ éperlan arc-en-ciel, l’esturgeon jaune, le grand brochet, le grand corégone, la lotte, la marigane noire, le maskinongé, l’omble chevalier, l’omble de fontaine, la ouananiche, la perchaude, le poulamon atlantique, le saumon atlantique, le touladi, la truite arc-en-ciel ainsi que la truite brune (Ministère des forêts, de la Faune et des Parcs du Québec 2015a). Suite à cette lecture, il est possible d’affirmer que la population de chasseurs et de pêcheurs est vieillissante et majoritairement masculine. La relève est beaucoup moins nombreuse, mais une plus grande proportion de femmes s’y retrouve. Les jeunes femmes semblent s’intéresser davantage à ces activités que les femmes de 50 ans et plus. En ce qui concerne l’achat de permis de chasse et de pêche, au Québec, il est nécessaire de se rendre chez un détaillant autorisé (dépanneur, magasins à grande surface, etc.) pour acheter ledit permis (Ministère des forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, 2015a). Le prix de permis de chasse pour les résidents varie entre 22,31 $ à 72,57$ pour le gros gibier (cerf, orignal, caribou, dindon et ours noir) (Ministère des forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, 2015a). Pour le petit gibier (lièvre, lapin, grenouilles et certains gibiers à plumes), les coûts se situent entre 6,57$ à 20,63$ pour les résidents (Ministère des forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, 2015a). Les coûts sont plus élevés et parfois même les permis ne sont pas disponibles pour les non-résidents. Pour les permis de pêche, plusieurs facteurs viennent moduler les coûts. Il y a bien entendu les coûts pour résidents et non-résidents, mais aussi des coûts pour les plus de 65 ans, des permis à la journée (7 jours, 3 jours et une journée) et des coûts incluant le saumon de l’atlantique. Pour les résidents, les coûts varient entre 12,28$ et 47,98$ (Ministère des forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, 20 15b).

Modèle conceptuel

Au Québec, le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (2015e) met en place, en 2003, un service informatisé de vente pour les permis de chasse, de pêche et de piégeage. Les détaillants n’avaient alors plus à remplir à la main des documents, mais devaient se munir de terminaux de points de vente. Depuis, les permis sont imprimés sur place, lors de leur délivrance. En 2007, 95% des permis vendus ont été délivrés par le système informatisé (2015e). Le 5% restant représente les permis qui sont toujours remplis à la main, notamment par des détaillants n’ayant pas accès à une ligne Internet. Les détaillants n’ayant pas accès à Internet se font plutôt rares, mais tel est le cas de certaines pourvoiries qui, dues à leur éloignement, n’ont pas accès à ce service. Selon le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (2015e), les principaux avantages du service informatisé sont d’améliorer le service à la clientèle, de faciliter la gestion des ventes, d’obtenir des statistiques sur le nombre de permis délivrés, simplifient la tâche des agents de vente et diminuent leurs coûts d’ exploitation. Il y a aussi certains désavantages, notamment celui de ne pas fournir assez d’ information sur les acheteurs de permIS. En d’ autres termes, l’ amateur de chasse, de pêche ou de piégeage doit se rendre chez un détaillant autorisé pour se procurer un permis.

La liste des tous les détaillants se trouve facilement sur le site web du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Afin de devenir détaillant autorisé, un marchand doit faire une demande à ce ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (2008). Les critères d’ admissibilité pour un marchand, selon le ministère des Ressources naturelles (2012), se divisent en critères primaires et secondaires. Le seul critère primaire est celui de la localisation géographique, qui stipule que pour qu’une demande soit prise en considération, l’emplacement de l’ entreprise doit être à une distance supérieure de 15 km, par la route la plus directe, de l’agent de vente le plus près (Ministère des Ressources naturelles, 2012). La règle du 15 km est toujours appliquée, sauf dans le cas des municipalités ayant une population de moins de 100 000 habitants (dans ce cas, une distance supérieure à 5 km est nécessaire) ou dans le cas d’un commerce spécialisé en chasse, pêche et piégeage (Ministère des Ressources naturelles, 2012). Les critères secondaires se divisent en six points soient:

Benchmarking

Selon les auteurs Liao, O’Brian, Thomas, Dai et Mulva (2011 , p.l) . Le benchmarking se définit « comme une approche systématique pour mesurer la performance de plusieurs afin de déterminer le leader, celui qui adopte les meilleures pratiques. » [Traduction libre] Le benchmarking est utilisé pour mesurer la performance en utilisant des indicateurs spécifiques générant des résultats métriques de la performance. Ces résultats permettent de comparer ses propres performances à celles des autres (Bogan et English, cités par Cho, Chun, Kim et Choi, 2015). Toujours selon Cho, Chun, Kim et Choi (2015), le processus du benchmarking se fait en trois étapes soit la collecte de données, l’obtention d’information concernant la performance et une analyse comparative. McCarthy, quant à lui, définit le benchemarking a son tout début comme « une marque servant de référence pour les enquêtes à venir » [Traduction libre] (Webster, 1988, p.l). Par contre, l’auteur mentionne que la définition a évoluée et qu’elle se traduit davantage comme étant un ensemble d’indicateurs qui servent de standard selon lesquels les autres peuvent se comparer (McCarthy, 2000).

Le benchmarking serait alors une question de comparaison. Zairi (1992) reconnaît le benchmarking comme étant l’art de l’établissement de standards de performance supérieurs et des meilleures pratiques. Pour les entreprises, le benchmarking représente une opportunité de regarder ce que les autres compétiteurs font en utilisant des marqueurs de performance réels. La figure 1 représente l’influence du benchmarking pour l’atteinte de la supériorité compétitive selon Zairi (1992). Comme présenté dans la figure 1, le but est d’établir une bonne compréhension de la dynamique de l’entreprise, afin d’engendrer de meilleurs bénéfices et d’établir une performance supérieure à la norme. Dans la figure 2, Zairi (1992) définit les bénéfices de la pratique du benchmarking. Zairi (1992) insiste sur le fait que le but du benchmarking est d’ encourager les organisations à maintenir un haut niveau de compétitivité. Le benchmarking est un procédé qui peut être caractérisé par un standard et des variables. Les variables reflètent la dynamique comportementale de réaction de l’organisation et son adaptation aux changements du marché. Les standards, quant à eux, reflètent les performances de la compétition et sont sujets à changement.

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Table des matières

Chapitre 1 : Introduction
1.1 La chasse et la pêche au Québec
1.2 Problématique
Chapitre 2 : Revue de la littérature
2.1 Cadre conceptuel
2.1.1 Définitions
2.2 Modèle conceptuel
2.3 Cadre méthodologique
2.3.1 Benchmarking
2.4 Glossaire
Chapitre 3 : Méthodologie
3.1 Stratégie de recherche
3.2 Population
3.3 Collecte de données
3.4 Analyse des résultats
Chapitre 4 : Résultats
4.1 Modèle de vente par un détaillant
4.1.1 yukon
4.1.2 Terre-Neuve et Labrador
4.1.3 Nouvelle-Écosse
4.2 Modèle de vente par Internet
4.2.1 Indiana
4.2.2 Louisiane
4.2.3 Nebraska
4.3 Modèle de vente mixte
4.3 .1 Missouri
4.3.2 Oregon
4.3.3 Alabama
4.3.4 Colombie-Britannique
4.3.5 Californie
4.3.6 Oklahoma
Chapitre 5. Discussion
5.1 Réponses
5.2 Comparaisons
5.3 Recommandations
Chapitre 6. Conclusion
Références
Annexe 1. Fiches d’observation

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