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Les travaux aux laboratoires
Les échantillons sont traités et étudiés au laboratoire.
Traitement des échantillons
Trempage
Les échantillons récoltés sont constitués par desochesr meubles comme les marnes, les argiles et les grès, nous avons utilisé du pétrole.
Le procédé est le suivant :
– mettre dans un bécher bien propre 100g de sédiment,
– ajouter du pétrole en mélangeant le tout,
– laisser tremper pendant 15 minutes tout en agitant le mélange toutes les 3 minutes,
– récupérerle pétrole dans un autre bécher, puis le remplacerpar de l’eau bouillante.
Quand le sédiment devient fluide, on commence le lavage.
Tamisage et séchage
Le lavage s’effectue sur une série de 3 tamis de mailles respectivement : 500µ, 200µ, 100µ, sous un jet d’eau au robinet. Il faut éviter le débordement des tamis qui risque d’emporter les microfossiles. La maille de 500µ retient la fau nule et les grands Foraminifères, la maille de 100µ laisse passer les argiles qui ont généralementde dimensions inférieures à 63µ . Quand le fond de la série de tamis est bouché par la boue argileuse, on agite doucement le tout en évitant tout débordement. On peut aussi brosser le fond de la série de tamis avec le dos de la main. Le lavage est terminé quand l’eau sortant de la sériede tamis est claire. On récupère le résidu de lavage dans 3 boites de pétri différentes qui porteront les numéros des échantillons. Le séchage peut se faire dans une étuve à 70°C pendant deux heures ou à l’air libre pendant 48 heures. Une fois séché, le résidu de lavage sera rangé dans unpilulier ou dans un flacon de verre numéroté. Après chaque utilisation les tamis sont brossés puis plongés dans une solution à 5% de bleu de méthylène pendant une minute. Les microfossiles ainsi retenus sont colorés en bleu. Une telle séparation nous a permis de vérifier les élémentsestantsr des lavages précédents.
Triage et mise en population
Le tri se fait à la loupe binoculaire à l’aide d’un e aiguille montée dont la pointe est électrisée par le passage dans les cheveux. On vers une très petite quantité de résidu et on place la loupe au faible grossissement. Les microfossiles récupérés sont à placer dans une cellule simple.
La mise en population consiste à placer les différentes formes dégagées pour chaque échantillon dans des cases appropriées d’une cellul multiple.
Détermination
La détermination se fait au fort grossissement à l’aide de catalogue ou fiche de référence. A la fin de la détermination, la forme dégagée doitavoir sa propre fiche de diagnose qui va porter les désignations suivantes :
– type de préparation
– type de prélèvement
– localisation
– lithologie
– âge attribué à l’origine
– diagnose et description des caractères spécifiques .
– nom du genre et de l’espèce
– âge attribué après détermination.
Confection de la lame mince
La confection de lame mince nécessite de matérielscommuns et spéciaux. Elle comporte plusieurs étapes :
Matériels utilisés
Les matériels utilisés sont les suivants :
– tour lapidaire
– microscope polarisant
– scie à diamant
– plaque chauffante
– colle géofix
– poudre abrasif (émeri : 180, 320, 800)
– aiguille montée
– lame porte objet et lamelle
– baume Canada.
Sciage de l’échantillon
– tailler l’échantillon à la dimension de la lame porte-objet, et scier à l’épaisseur voulue (2 à 4 mm),
– passer ensuite au tour lapidaire à moins de 1mm.
Séchage et collage de l’échantillon
– sécher l’échantillon sur la plaque chauffante, lasurface polie sur la platine,
– poser ensuite la lame porte-objet sur la plaque chauffante,
– prendre l’échantillon chauffé et passer sur la surface plane une légère couche de baume de Canada, faire de même sur la lame porte-objet,
– accoler la lame sur l’échantillon tout en évitantles bulles d’air entre la roche et la lame porte-objet en appuyant légèrement sur la lame avecune spatule.
Finition
– faire descendre l’épaisseur de la lame à la rectifieuse jusqu’au plus bas possible à l’estimation de l’opérateur,
– passer ensuite sur le tour lapidaire avec l’émeri 320 et finir avec le carborendum 180.
Recouvrement de la lame
– chauffer la lamelle sur la platine en mettant une grosse goutte de baume Canada et laisser chauffer,
– prendre ensuite la lamelle et l’accoler sur la plaque mince en prenant la précaution de chasser les bulles d’air lors de la pose,
– laisser, sécher ensuite et nettoyer à l’essence.
Remarques :
· pour connaître la cuisson du baume de Canada, il faut qu’il fasse un fil cassant pour donner une poudre blanche entre les doigts.
· les lames micropaléontologiques sont, d’ordinaire un peu plus épaisses que les lames pétrographiques, car un amincissement trop poussé ed l’échantillon masquerait les détails de structure de certains microfossiles.
Microfaciès
Le microfaciès est l’ensemble des caractères lithologiques et paléontologiques présentés par une roche sédimentaire sur les lames minces.
La reconnaissance d’un microfaciès nous permet d’examiner la matrice de la roche et les éléments minéraux ainsi que la détermination desoclastesbi. L’étude des lames minces au microscope optique permet d’avoir l’image dont les types d’éléments figurés sont les suivants :
lithoclastes
Fragment de roche, généralement réservé au débrise roched sédimentaire carbonaté remanié dans un sédiment lui-même carbonaté.
bioclastes
Tout élément fossile, entier ou plus souvent fragmenté, d’origine animale ou végétale dans une roche.
phase de liaison
Nous avons adopté la classification de FOLK (1959) dont nous rappelons la définition suivante : des cristaux de phase de liaison ou orthochèmes : c’est de la calcite qui est bien cristallisée avec une taille supérieure à 5 microns ; dans ce cas, elle est appelée sparite. Quand la taille est inférieureà 0,01 microns ou taille microcristalline, la phase est appelée micrite.
Pour les roches dures, deux sections perpendiculaires ont été effectuées sur des calcaires proches d’Antsalova et d’Andranomavo :
– lame n° 01 : Antsalova 014
– lame n° 02 : Andranomavo 026
Résultats sur les microfaciès
Après l’observation des lames minces sous une loupe binoculaire, on note l’absence des bioclastes.
Antsalova 014 : – Lithoclaste : cristaux de calcite
– Phase de liaison : la matrice de la roche est un ciment sparitique
Andranomavo 026 : – Lithoclaste : cristaux de calcite
– Phase de liaison : la matrice de la roche est un ciment sparitique.
Interprétation des groupes étudiés
Beaucoup des travaux ont été faits dans les bassinsde Morondava et de Mahajanga concernant les Foraminifères et les Ostracodes :
– RAMASIZANABOLA J. de D. (1986) a fait une étude micropaléontologique préliminaire du Jurassique supérieur d’Ankilizato dans la Bassin de Morondava.
– ESPITALIE & SIGAL (1963) effectuait des études sur les Foraminifères du Jurassique supérieur et Néocomien du bassin de Mahajanga.
– GREKOFF N. (1963) étudia les Ostracodes du Bathonien – Valanginien du bassin de Mahajanga.
Les sédiments marneux renferment une association de microfaunes diversifiée et abondante dont la conservation est plus ou moins complète.
Les Foraminifères
Les Foraminifères rencontrés sont des Foraminifèresà test hyalin et des Foraminifères à test agglutinés. Pour les deux régions étudiées :
– Les Foraminifères benthiques sont abondants et bien conservés dans les gisements étudiés. L’importance des Foraminifères hyalins estremarquable au niveau de chaque coupe, mais les formes agglutinées sont rares (Fig. 9).
Stratigraphie
Région d’Antsalova
Les formations sédimentaires sont constituées par des marnes verdâtres et des grès.
La base de la formation au Sud – Est d’Antsalova est formée par des marnes jaune grises à verdâtres. Dans ce niveau, les Foraminifères sont rares ou même absentes mais les Ostracodes qui appartiennent à la famille des CYTHERELLIDAE (Cytherella index) sont abondants.
La couche au dessus est constituée par des marnes verdâtres à Bélemnites. Elle est marquée par l‘abondance des formes benthiques notamment les NODOSARIIDAE (Neoflabellina malakialinensis) ; des Ostracodes CYTHERELLIDAE (Cytherella ex gr. pyriformis) et des Lamellaptychus lamellosus indiquent le Jurassique supérieur.
Au dessus du Jurassique supérieur affleure une formation de marnes grises à Bélemnites où les organismes benthiques sont très abondants en particulier les NODOSARIIDAE (Lenticulina tsaramandrosoensis, Lenticulina dineontos, Saracenaria tsaramandrosoensis) ; TEXTULARIIDAE (Textularia) et quelques espèces de Bélemnites (Duvalia lata, Hibolites semicanaliculatus, Actinocamax plenus) ; par ces associations fauniques, cette formation est datée du Crétacé inférieur.
La partie supérieure est constituée par des séries gréseuses variant des grains grossièrs à grains moyens avec une tendance au faciès continental par la variation des couleurs, du rouge au jaune, qui est provoquée par l’oxyde de fer. C’est une série transgressive puisque la taille des grains diminue de bas en haut.
Les Bélemnites dans la formation du Jurassique supérieur proviennent de l’érosion du dépôt de marne à Duvalia du Crétacé inférieur.
La limite du Jurassique Crétacé est confirmée par la présence de Neoflabellina lanceolata, d’Astacolus sp. 3307 Espitalie & Sigal et de Cytherella ex gr pyriformis.
Ainsi, le tableau suivant résume la répartition stratigraphique des formes rencontrées dans la région d’Antsalova (Tableau 3).
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Table des matières
REMERCIEMENTS LISTE DES FIGURES, TABLEAUX , PLANCHES ET LES ABREVIATIONS PARTIE I INTRODUCTION
1.1. Cadre géographique des régions étudiées
1.1.1. La région d’Antsalova
1.1.2. La région d’Andranomavo
1.2. Cadre géologique
1 .2.1. Bassin de Morondava
1.2.2. Bassin de Mahajanga
1.3. Historique des travaux sur le Jurassique supérieur et le Crétacé inférieur
1.3.1. Bassin de Morondava
1.3.2. Bassin de Mahajanga
1.4. But
1.5. Objectifs
1.6. Résultats escomptés
PARTIE II METHODOLOGIE
2.1. Les travaux sur terrains
2.1.1. Echantillonnage
2.1.2. Les matériels utilisés
2.2. Les travaux aux laboratoires
2.2.1. Traitement des échantillons
2.2.1.1. Trempage
2.2.1.2. Tamisage et séchage
2.2.1.3. Triage et mise en population
2.2.1.4. Détermination
2.2.2. Confection des lames minces
2.2.2.1. Matériels utilisés
2.2.2.2. Sciage de l’échantillon
2.2.2. 3. Séchage et collage de l’échantillon
2.2.2.4. Finition
2.2.2.5. Recouvrement de la lame
2.3. Méthodes statistiques
PARTIE III RESULTATS
3.1. Les Foraminifères
3.1.1. Les Foraminifères à test agglutiné
3.1.2. Les Foraminifères calcitiques à test hyalin
3.2. Les Ostracodes
3.3. Microfaciès
3.4. Résultat de comptage au laboratoire et analyse statistique
PARTIE IV INTERPRETATIONS
4.1. Interprétation des groupes étudiés
4.1.1. Les Foraminifères
4.1.2. Ostracodes
4.1.3. Remarques
4.2. Stratigraphie
4.2.1. La région d’Antsalova
4.2.2. La région d’Andranomavo
4.3. Corrélation stratigraphique des régions d’Andranomavo et d’Antsalova
4.4. Paléoécologie
4.5. Paléobiogéographie
CONCLUSION
Conclusion
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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