GENERALITES SUR LES HELMINTHES PARASITES GASTRO-INTESTINAUX DES OVINS AU SENEGAL

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Les systèmes de production ovine

Le système de production est défini comme étant l’ensemble structuré des productions végétales et animales mises en œuvre par l’agriculteur dans son exploitation pour réaliser ses objectifs (SENE, 2003). Selon le degré de dépendance du ménage pour le revenu brut ou l’approvisionnement alimentaire, les différents systèmes de production rencontrés au Sénégal sont :
– le système pastoral ;
– le système agro-pastoral ;
– le système urbain.

Le système pastoral

Le système pastoral est un système dans lequel plus de 50% du revenu brut ou plus de 20% des calories alimentaires domestiques proviennent de l’élevage ou d’activités annexes. Le revenu brut est la valeur de la production auto consommée en plus de la valeur commercialisée. Ce système concerne 35% des petits ruminants (SENEGAL, 2001).
On le rencontre en zone aride et l’apport en énergie et en protéines digestibles du tapis herbacé assurant l’alimentation des animaux ne peut couvrir les besoins d’entretien et de croissance de ceux-ci que de juillet à novembre (période d’hivernage au Sénégal). Après cette période, les herbes deviennent pauvres en matières azotées totales et en énergie. Les sous-produits agro-industriels deviennent alors, en saison sèche, la complémentation de choix pour le cheptel ovin et bovin.
A partir de 1985, les réformes de la nouvelle politique agricole ont profondément modifié le contexte socio-économique de l’agriculture dans le delta. Ces réformes sont les aménagements hydro-agricoles dans la région du delta, la création de groupements d’intérêts économiques et de la Caisse Nationale de Crédit Agricole du Sénégal (ENGELHARD, 1986, BELIERES et al., 1991). Les peuls du bas delta sont éleveurs principalement de petits
ruminants, et en second lieu de bovins (80 caprins et 20 ovins par exploitation). Quant aux peuls du haut et du moyen delta, leurs préoccupations premières se rapportent aux bovins, le salariat et les cultures irriguées. Une partie des revenus issus de la riziculture est réinvestie dans l’élevage en vue de la réalisation de l’embouche intensive d’ovins et de bovins en atelier (WILSON, 1986).

Le système agropastoral

Tout système de production agricole dans lequel les agents économiques tirent 50% ou plus de leur revenu de l’élevage est qualifié de système agropastoral (WILSON, 1986). L’agriculture y est la principale activité.
Les cultures irriguées et le salariat sont pour les wolofs du delta, dans l’agro-industrie, des composantes essentielles des nouveaux systèmes de production agricole. Peu d’ovins (4 têtes par exploitation dont 1 bélier) mais également peu de bovins (5 têtes en moyenne par exploitation) sont confiés la plupart du temps aux bergers peuls ou matures qui les conduisent dans les pâturages (BELIERES et al., 1991).
Contrairement à ce que l’on rencontre dans le système pastoral, les sous-produits agro-industriels sont peu utilisés car de coût élevé. Les béliers et les taurillons sont donc prioritaires. Néanmoins, certains paysans (très peu) en distribuent à l’ensemble du cheptel (SAULEY, 1993). L’intensification des productions animales se heurte donc finalement, tout comme dans le système précédent, à un problème d’alimentation.
Dans la zone sylvo-pastorale, la faiblesse des pâturages situés à proximité des forages, les fortes charges animales font qu’à l’heure actuelle, la région soit caractérisée par une grande mobilité des troupeaux (SANTOIR,1983). Le système de production agropastoral est pratiqué autour de la localité de Dahra par les wolofs sédentaires.
L’habitat est fonction des zones climatiques. Parqués le soir dans des enclos épineux (acacia) en zone sahélienne, les moutons sont ainsi protégés des prédateurs. En Casamance par contre, le logement des moutons est fait de véritables abris avec un toit de chaume et une murette en banco qui protège les animaux des pluies diluviennes (DIEDHIOU, 1996).

Le système urbain et péri-urbain

Plusieurs auteurs interviennent dans ce système de production. On y retrouve de petits exploitants salariés ou non mais également des professionnels (FADIGA, 1990).
Les effectifs peu élevés caractérisent ce système et les moutons sont en divagation permanente à la recherche de la nourriture dans les poubelles et dans les terrains vagues. Certains éleveurs citadins réservent tout de même à leurs animaux des restes de cuisine (généralement du riz au poisson). Mais il s’ensuit le plus souvent des indigestions graves. L’alimentation est principalement faite de fanes d’arachide et sous-produits agro-industriels. La nuit, les moutons sont parqués dans les hangars afin d’être mis hors de portée des voleurs (DIA, 1979). Le profil social des éleveurs est généralement le même, mais les objectifs sont différents d’un éleveur à un autre (DIEDHIOU, 1996). Dans le système urbain et péri-urbain, certains éleveurs pratiquent l’embouche ovine en nourrissant de façon intensive les animaux avec les résidus agricols et les agro-industriels.

Rôles socio-économiques des ovins

Les petits ruminants font l’objet d’exploitation en vue de la production de lait et de viande. Ils sont également recherchés pour les dons et les sacrifices. Au Sénégal, les moutons sont devenus une source de revenu importante car les producteurs ont une attitude spéculative vis-à-vis d’eux, surtout à l’approche de la tabaski (MOULIN, 1993).

Rôle socio-réligieux

La demande en moutons de tabaski est très importante au Sénégal du fait de la forte représentation de la population musulmane. Le mouton est également impliqué dans d’autres évènements réligieux et renforce les liens sociaux (DIAW, 1995). Il faut ajouter à cela des croyances religieuses et traditionnelles telle que la protection contre le mauvais sort par exemple qui motive souvent la pratique de cet élevage.

Rôle économique

La part de petits ruminants commercialisée représente 70% du cheptel ovin (NGUE, 1997). Les animaux sont généralement vendus durant la période de soudure, lorsque le besoin de trésorerie est imminent (achat de céréales et/ou semences). Cependant, chez les wolofs en particulier, la tabaski fait exception, dans la mesure où les éleveurs gardent les plus beaux mâles pour l’embouche afin d’en tirer le maximum de profit à la vente. Les femelles sont en général traites et leur lait autoconsommé et vendu en partie. Les femmes, grâce à cet élevage de mouton possèdent une relative autonomie financière vis-à-vis du chef de famille qui détient près de 80 % des petits ruminants (MOULIN, 1993).

Contraintes de l’élevage ovin au Sénégal

L’élevage ovin au Sénégal contribue de façon certaine à l’autosuffisance alimentaire en protéines animales de nombreux ménages. Pour jouer son véritable rôle, cet élevage mérite d’être rationalisé. Mais cette rationalisation implique l’élimination de nombreuses contraintes d’ordre climatiques, socio-économiques, zootechniques et pathologiques qui constituent les principaux handicaps au développement de l’élevage ovin au Sénégal.

Contraintes climatiques

Le climat au Sénégal est caractérisé par une longue saison sèche de 6 mois à 8 mois et une courte saison de pluie variable en fonction des zones.
La durée de la saison des pluies varie de 3 mois dans le Nord à 6 mois dans le Sud. Les hauteurs de pluies passent de 250 mm à Podor à plus de 1500 mm à Oussouye (THIAM et al., 1989).
Les précipitations coïncident avec la période chaude. Elles vont en augmentant sensiblement vers les régions méridionales. Les pluies très irrégulières varient dans l’espace et dans le temps. Il arrive aussi qu’entre deux pluies consécutives on ait une durée assez longue de sécheresse, ce qui entraîne des pertes considérables des jeunes pousses. Le phénomène le plus important est celui de la sécheresse « cyclique » qui s’est abattue sur le pays entre 1967 et 1978 et qui a causé d’importants dommages tant sur les productions végétales que sur les productions animales (DIA, 1979).

Contraintes socio-économiques

L’élevage ovin qui se fait en grande partie sous forme extensive, souffre d’un déficit d’investissement ainsi que d’un manque d’organisation des circuits de commercialisation et de distribution des produits (D.P.S., 1995).
La production des ovins n’est pas destinée à la commercialisation, mais plutôt à l’autoconsommation. Certains utilisent cet élevage pour des raisons de croyances religieuses ou traditionnelles où le mouton est considéré comme un animal de compagnie, ce qui explique la faiblesse de la taille des troupeaux (DIEDHIOU, 1996). Par ailleurs, les cérémonies religieuses (Tabaski, baptêmes, mariages) causent de grandes pertes au troupeau ovin, plus de 500.000 moutons sont abattus chaque année le jour de la tabaski (FALL, 1981).

Contraintes zootechniques et alimentaires

Le Sénégal étant situé en zone sahélienne, l’alimentation des animaux pose souvent de graves problèmes pendant la saison sèche. Il s’en suit une sous-alimentation chronique qui affecte la production ovine. Les jeunes en croissance, les animaux âgés et les femelles gestantes sont les plus vulnérables. Les coûts élevés de l’aliment et de la confection d’une bergerie constituent un frein à l’élevage ovin. L’appréhension des vols incite les exploitants à rassembler leur bétail à l’intérieur d’une bergerie, dans la cour, sur la terrasse des maisons et habituellement dans un endroit mal éclairé sans ouverture sur l’extérieur. Cette situation n’est pas sans conséquences sur la santé des animaux et sur leurs performances. En effet, il ne peut être question d’améliorer le génotype d’un animal que si ce dernier est en bonne santé et correctement nourri (DIEDHIOU, 1996).
Le ratio femelle/mâle est en général faible car résultant du faible déstockage des femelles qui sont rarement réformées d’une part et de l’abattage précoce des mâles d’autre part. Une telle situation a des conséquences néfastes sur la productivité du cheptel (DIEDHIOU, 1996).

Contraintes pathologiques

L’élevage des petits ruminants au Sénégal est confronté au problème de maladies infectieuses, nutritionnelles et parasitaires. Les principales affections autres que les parasitoses helminthiques gastro-intestinales pouvant atteindre les troupeaux au Sénégal feront l’objet de la suite de notre exposé.

Les maladies nutritionnelles

Les carences alimentaires survenant en saison sèche sont à l’origine de divers troubles métaboliques. Ce sont pour la plupart des carences vitaminiques, phosphocalciques, protéiques et glucidiques. Le plus souvent elles sont associées et il en est de même pour les troubles qui en résultent et qui sont par ailleurs sporadiques et très variable suivant l’âge des animaux. C’est ainsi que chez les jeunes prédominent des troubles de croissance et chez les adultes, l’amaigrissement est le signe le plus fréquent.

Les maladies infectieuses

La peste des petits ruminants (PPR)

Elle sévit à l’état enzootique et pose un problème médical et économique sérieux à l’élevage des petits ruminants au Sénégal. La mise en œuvre d’un programme de vaccination est justifiée par l’ampleur des dégâts qu’elle occasionne.

Les pneumopathies

Elles constituent une des causes majeures de mortalité chez les petits ruminants (NGUE, 1997). L’étiologie de ces affections est très variée. Sur le plan clinique elles sont l’expression de maladies virales (PPR, adénomatose pulmonaire, clavelée, ecthyma, cowdriose) et de parasitoses respiratoires (oestrose ovine en particulier) ou d’étiologie mal définies.

Le charbon bactéridien

C’est une maladie bactérienne due à Bacillus anthracis, contagieuse et très virulente. Elle est tellurique et sa gravité est très variable suivant les régions. Sa recrudescence est très marquée surtout pendant les années où il y a des pluies abondantes.
Elle se caractérise sur le plan clinique par des phénomènes fébriles accompagnés d’une diarrhée noire et hémorragique. L’issue est toujours fatale pour tout animal atteint (mort 24 heures après l’apparition des manifestations cliniques).

L’ecthyma contagieux

C’est une maladie due à un poxvirus et qui survient en toute saison sur des moutons de tout âge. Elles est très contagieuse et se traduit cliniquement par l’apparition de papules et de vésicules au niveau des lèvres. Il s’ensuit des croûtes qui se dessèchent progressivement, puis un amaigrissement dû à l’impossibilité pour l’animal atteint de se nourrir facilement.

Les maladies parasitaires

Les gales

Ce sont des parasitoses cutanées bénignes, on les retrouve chez la plupart des espèces animales. Au Sénégal, les moutons à poils sont particulièrement affectés par la gale sarcoptique (NGUE, 1997).
La gale sarcoptique ou « noir museau »
Elle est due à l’espèce Sarcoptes scabiei variété ovis. Elle est le plus souvent rencontrée chez les moutons à poils. Elle entraîne des dépilations surtout au niveau des naseaux, des lèvres et de la face. Chez les ovins à poils elle peut s’étendre à d’autres régions du corps et se généraliser (PANGUI et al., 1991).

Les parasitoses gastro-intestinales

– La coccidiose
Elle est très fréquente au Sénégal et est due à des protozoaires appartenant à la famille des Emeriidae. Deux espèces sont en cause chez le mouton : Eimeria ovina et Eimeria ovinoïdalis. Les signes cliniques se manifestent par une perte d’appétit et une diarrhée brunâtre, parfois sanguinolente. Les animaux atteints maigrissent et s’affaiblissent énormément au bout de quelques semaines. La mort survient en général par suite d’épuisement.
– Les distomatoses
Elles sont provoquées par Fasciola gigantica et Dicrocelium hospes.
– Les helminthoses
Outre ces différentes pathologies, on rencontre chez les ovins les helminthes, parasites gastro-intestinaux que nous allons aborder dans le chapitre suivant.

Plathelminthes du rumen et du réseau

Un seul genre est connu chez les ovins. Ce sont des parasites au corps épais, de forme cônique, avec une ventouse ventrale très developpée et reportée à l’extrémité postérieur du corps (BUSSIERAS et CHERMETTE, 1988). Les adultes vivent dans le rumen et le réseau fixés à la paroi par leur ventouse postérieur. L’espèce Paramphistomum cervi est le parasite du mouton.

Plathelminthes de l’intestin grêle

– Le genre Moniezia
Deux espèces sont connues chez les ovins : Moniezia expansa et Moniezia benedeni mais cette dernière est plus fréquente chez le bœuf.
– Le genre Thysaniezia
Une seule espèce est connue : Thysaniezia ovina
– Le genre Stilesia
Stilesia globipunctata est l’espèce connue chez les moutons.
– Le genre Avitellina
Les moutons sont parasités par Avitellina centripunctata.
Il est à noter qu’à partir du rumen jusqu’à l’intestin grêle on rencontre souvent des larves de Taenia hydatigena (encore appelées « boule d’eau ») sur la face viscerale de ces viscères. Les moutons sont simplement des hôtes intermédiaires.

Nutrition

Chez les Trématodes

Selon les espèces et selon le stade de développement ils se nourrissent du sang, des tissus, du contenu du tube digestif, de la bile et du mucus de l’hôte.

Chez les Cestodes

Ils ne possèdent pas de tube digestif ce qui les obligent à absorber les éléments nutritifs par pinocytose. La pinocytose est un processus par lequel des microgoutelettes traversent la membrane externe du tégument, suivi de la formation de petites vacuoles de syncitium tégumentaire. Les microvillosités ont peut être pour rôle d’agiter et de renouveler le milieu ambiant.

Cycle de développement

Chez les trématodes

La fécondation

Chez les rares espèces à sexes séparés (Shistosomes), l’accouplement est permanent. Dans les autres cas, l’accouplement est ventro-ventral et la fécondation réciproque. Il existe également une  possibilité d’auto-fécondation.

La formation des œufs

L’œuf qui se forme dans l’ootype est composé à la fois d’un zygote et de cellules vitellines produites par les glandes vitellogènes. Les œufs sont pondus soit rapidement, soit le plus souvent, après un début de développement dans l’utérus. Il y a formation de l’embryon et l’œuf éliminé est prêt à éclore. Selon les localisations des vers adultes, les œufs sont rejetés avec les selles (tube digestif) ou alors avec des expectorations.

Le développement exogène

De l’œuf sort un petit embryon triangulaire : le miracidium. En général, le miracidium est une forme nageuse. Elle meurt en quelques heures sauf si elle rencontre un hôte intermédiaire convenable qui est toujours un mollusque gastéropode. Le miracidium pénètre activement dans le mollusque et se transforme en sporocyste. Ce dernier est un simple sac dédifférencié dans lequel les cellules germinatives bourgeonnent et donnent naissance à des larves. Chaque sporocyste donne naissance à plusieurs rédies. La rédie contient des amas de cellules germinatives qui se transforment en un stade larvaire suivant : la cercaire. Une rédie donnant naissance à plusieurs cercaires (dans certaines espèces le stade rédie n’existe pas ; dans d’autres au contraire apparaissent des générations de rédies-filles). La cercaire quitte activement le mollusque et passe dans l’eau sauf exception. Le développement exogène se termine selon trois (3) possibilités, en fonction de l’espèce :
– soit la cercaire traverse activement le tégument de l’hôte définitif s’il possède un appareil perforateur et/ou des glandes céphaliques volumineuses ;
– soit la cercaire va se fixer sur un végétal si elle possède des glandes cystogènes. Elle va alors perdre sa queue et s’enkyster, donnant une métacercaire. L’hôte définitif qui est généralement un herbivore s’infestera en ingérant le végétal portant la métacercaire ;
– soit elle pénètre dans un deuxième hôte intermédiaire (poisson, crustacé) et s’y transforme en métacercaire lorsqu’elle possède des glandes de deux types. L’hôte définitif, le carnivore ou l’omnivore s’infeste en consommant le deuxième hôte définitif.

Développement endogène

Chez l’hôte définitif, la jeune douve présente généralement une phase de migration dans l’organisme. Cette phase est suivie d’une phase de maturation. Cette dernière se termine par l’acquisition de la maturité sexuelle.

Chez les cestodes

Les œufs se développent entièrement dans l’utérus du ver. En l’absence de ponte, ce sont les anneaux ovigères complets qui sont éliminés dans les selles. Les œufs sont libérés dans le milieu extérieur après destruction des anneaux.
Chez les Taeniidés, l’embryophore qui est épais est le seul à subsister et prend un caractère vacuolaire : deux minces membranes réunie par des fibres à disposition rayonnante.
Le développement nécessite généralement le passage chez un seul hôte intermédiaire. Le plus souvent il s’agit d’un invertébré arthropode ou mollusque, dans la cavité duquel se forme une larve cystcercoïde contenant un scolex. Dans la famille des Taeniidés, l’hôte intermédiaire est un mammifère, chez qui se forme une larve vésiculaire contenant un ou plusieurs scolex analogues à celui de l’adulte. L’infestation de l’hôte définitif se fait dans tous les cas par ingestion
de l’hôte intermédiaire. Le développement du ver adulte se fait à partir du scolex de la larve dans l’intestin sans aucune migration.

Epidémiologie

L’épidémiologie des Trématodes et des Cestodes concernera deux (2) familles : la famille des Paramphistomidés et la famille des Anoplocéphalidés.

Epidémiologie des Paramphistomidés

Dans cette famille, les deux espèces rencontrées chez le mouton sont Paramphistum cervi et Paramphistum daubneyi. L’épidémiologie sera donc axée sur ces deux (2) espèces.
Paramphistum cervi est transmis pas des Anisus et Paramphistum daubneyi par Lymnea truncatula.
L’infestation se fait par ingestion de métacercaires fixées sur des végétaux précédemment immergés, si bien que cette épidémiologie rappelle celle de la fasciolose.

Epidémiologie des Anoplocéphalidés

Nous parlerons de l’épidemiologie des téniasis causée par les Taenia. En effet le téniasis est une maladie de pâturage frappant surtout le jeune. L’infestation directe se fait au travers des oribatidés et indirectement au travers des animaux atteints. Chez les mammifères, le parasite peut vivre de un mois à un an au maximum. Les œufs libres dans le milieu extérieur résistent un (1) à deux (2) mois. Chez les oribatidés, le parasite survit pendant toute la vie de l’acarien. Mais la destruction de ces acariens survient en quelques semaines par la dessiccation. L’infestation se fait uniquement par la voie buccale après ingestion des hôtes intermédiaires. La vie au pâturage favorise l’infestation des animaux. L’espèce ovine est particulièrement frappée par cette parasitose. Les jeunes animaux (moins de 6 mois) sont les plus gravement atteints.

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Table des matières

 PREMIERE PARTIE : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Chapitre I : ELEVAGE DES OVINS AU SENEGAL
I. Evolution des effectifs du cheptel
II. Place des ovins
II.1. Les races ovines exploitées
II.1.1. Les moutons maures
II.1.1.1. Le mouton à poils ras (Touabire)
II.1.1.2. Le mouton maure à poils longs
II.1.2. Le mouton Peul-peul
II.1.3. Le mouton Djallonké
II.1.4. Le mouton Bali-bali ou Ouda du Niger
II.1.5. Les métis
II.1.5.1. Le Waralé
II.1.5.2. Le Ladoum
II.1.5.3. L’Azawat
II.2. Les systèmes de production ovine
II.2.1. Le système pastoral
II.2.2. Le système agropastoral
II.2.3. Le système urbain et péri-urbain
III. Rôles socio-économiques des ovins
III.1. Rôle socio-réligieux
III.2. Rôle économique
IV. Contraintes de l’élevage ovin au Sénégal
IV.1. Contraintes climatiques
VI.2. Contraintes socio-économique
IV.3. Contraintes zootechniques et alimentaires
IV.4. Contraintes pathologiques 

IV.4.1. Les maladies nutritionnelles
V.4.2. Les maladies infectieuses
IV.4.2.1. La peste des petits ruminants (R)
IV.4.2.2. Les pneumopathies
IV.4.2.3. Le charbon bactéridien
IV.4.2.4. L’ecthyma contagieux
IV.4.3. Les maladies parasitaires
IV.4.3.1. Les gales
IV.4.3.2. Les parasitoses gastro-intestinales
Chapitre II : GENERALITES SUR LES HELMINTHES PARASITES GASTRO-INTESTINAUX DES OVINS AU SENEGAL
I. Plathelminthes
I.1. Taxonomie
I.1.1. Les Trématodes
I.1.1.1. Super-famille des Fasciolidea
I.1.1.2. Super-famille des Paramphistomoïdea
I.1.1.3. Super-famille des Schistosomoïdea
I.1.2. Les Cestodes
I.2. Biologie
I.2.1. Habitat
I.2.1.1. Plathelminthes du rumen et du réseau
I.2.1.2. Plathelminthes de l’intestin grêle
I.2.2. Nutrition
I.2.2.1. Chez les Trématodes
I.2.2.2. Chez les Cestodes
I.2.3. Cycle de développement
I.2.3.1. Chez les trématodes
I.2.3.1.1. La fécondation
I.2.3.1.2. La formation des œufs
I.2.3.1.3. Le développement exogène
I.2.3.1.4. Développement endogène
I.2.3.2. Chez les cestodes
I.3. Epidémiologie
I.3.1. Epidémiologie des Paramphistomidés
I.3.2. Epidémiologie des Anoplocéphalidés
I.4. Etude anatomo-clinique
I.4.1. Symptômes
I.4.2. Lésions
I.4.2.1. Générales 

I.5. Pathogénie
I.6. Diagnostic
I.7. Méthodes de lutte
I.7.1. Traitement
I.7.2. Prophylaxie
II. Les Nemathelminthes
II.1. Taxonomie
II.1.1. La classe des Secernenta
II.1.2. Classe des Adenophorea
II.2. Biologie
II.2.1. Habitat
II.2.1.1. Les parasites de la caillette
II.2.1.1.1. Le genre Haemonchus Cobb, 1898
II.2.1.1.2. Le genre
Ostertagia Ransom, 1907
II.2.1.1.3. Le genre
Trichostrongylus Loos, 1905
II.2.1.2. Parasites de l’intestin grêle
II.2.1.2.1. Le genre
Trichostrongylus Loos, 1905
II.2.1.2.2. Le genre
Cooperia ransom, 1907
II.2.1.2.3. Le genre
Nematodirus Ransom, 1907
II.2.1.2.4. Le genre
Bunostomum Railliet, 1902
II.2.1.2.5. Le genre
Gaigeria Railliet et Henry, 1910
II.2.1.2.6. Le genre
Strongyloides Grassi, 1879
II.2.1.3. Parasites du gros intestin
II.2.1.3.1. Le genre
Skrjabinema Vereschtchagin, 1926
II.2.1.3.2. Le genre
Oesophagostomum Molin, 1861
II.2.1.3.3. Le genre
Chabertia Railliet et Henry, 1909
II.2.1.3.4. Le genre
Trichuris Roederer, 1761
II.2.2. Nutrition
II.2.3. Cycle de développement
II.2.3.1. Phase exogène
II.2.3.2. Phase endogène
II.2.3.2.1. Evolution directe
II.2.3.2.2. Evolution indirecte
II.2.3.2.3. Arrêt du développement larvaire
II.3. Epidémiolgie des Nématodes
II.4. Etude anatomoclinique des Nématodoses gastro-intestinales
II.4.1. Symptomatologie
II.4.2. Lésions
II.4.2.1. Au niveau de la caillette
II.4.2.2. Au niveau de l’intestin grêle
II.4.2.3. Au niveau du gros intestin
II.5. Pathogénie 

II.6. Diagnosti
II.7. Pronostic
II.8. Méthodes de lutte
DEUXIEME PARTIE : ENQUETE SUR LE PARASITISME HELMINTHIQUE GASTRO-INTESTINAL DES MOUTONS ABATTUS AUX ABATTOIRS DE DAKAR 
Chapitre I : MATERIEL ET METHODES 
I. Période et lieux de l’enquête
II. Matériel et Méthodes
II.1. Autopsies helminthologiques
II.1.1. Le matériel
II.1.1.1. Matériel biologique
II.1.1.2. Matériel de laboratoire
II.1.2. Méthodes
II.1.2.1. Technique de l’autopsie helminthologique
II.1.2.2. La conservation des parasites
II.1.2.3. La préparation et l’observation des parasites
II.1.2.4. Méthode d’analyse statistique
II.2. Examen coproscopique
II.2.1. Matériel biologique
II.2.2. Matériel de laboratoire
II.2.3. Méthodologie
II.2.3.1. Les prélèvements
II.2.3.2. Méthode d’analyse coproscopique qualitative
II.2.3. Identification des œufs
II.2.4. Méthode d’analyse statistique
Chapitre II : RESULTATS ET DISCUSSION
I. Résultats
I.1. Les autopsies helminthologiques
I.1.1. Taux d’infestation
I.1.2. Taux d’infestation global en fonction des portions du tractus digestif
I.1.3. Taux d’infestation
I.2. Description des helminthes rencontrés
I.2.1. Les Plathelminthes 

I.2.1.1. Au niveau du rumen
I.2.1.2. Au niveau de l’intestin grêle
I.2.1.2.1.
Moniezia expansa 
I.2.1.2.2.
Stilesia globipunctata 
I.2.1.2.3.
Avitellina centripunctata
I.2.1.2.4.
Thysaniezia ovilla 
I.2.2. Les némathelminthes
I.2.2.1.Au niveau de la caillette
I.2.2.2. Au niveau de l’intestin grêle
I.2.2.2.1.
Trichostrongylus colubriformis 
I.2.2.2.2.
Gaigeria pachyscelis 
I.2.2.2.3.
Bunostomum trigonocephalum 
I.2.2.3. Au niveau du gros intestin
I.2.2.3.1.
Oesophagostomum columbianum 
I.2.2.3.2.
Trichuris globulosa et Trichuris ovis 
I.3. Résultats généraux des examens coprologiques
I.3.1. Les différents taux d’infestation
I.3.2. Description des œufs d’helminthes rencontrés
I.3.2.1. Les œufs de
Moniezia expansa 
I.3.2.2. Les œufs de
Paramphistomum sp
I.3.2.3. Les œufs de « strongles »
I.3.2.4. Les œufs de Strongyloides papillosu
II. Discussion
II.1. Autopsies helminthologiques
II.1.1. Taux d’infestation
II.1.2. Description des helminthes rencontrés
II.1.2.1. Les plathelminthes
II.1.2.1.1. Les plathelminthes rencontrés dans le rumen
II.1.2.1.2. Les plathelminthes rencontrés dans l’intestin grêle
II.1.2.2. Les némathelminthes
II.1.2.2.1. Les némathelminthes rencontrés dans la caillette :
Haemonchus contortus 
II.1.2.2.2. Les némathelminthes rencontrés dans l’intestin grêle
II.1.2.2.3. Némathelminthes rencontrés dans le gros intestin
II.2. Examens coprologiques
II.2.1. Taux d’infestation
II.2.2. Description des œufs d’helminthes rencontrés
II.2.2.1
. Moniezia expansa 
II.2.2.2
. Paramphistomum sp. 
II.2.2.3. Œufs de strongle
II.2.2.4. Stongyloides papillosus 

CONCLUSION GENERALE
PERSPECTIVES
BIBLIOGRAPHIE 

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