Approche théorique sur le commerce international
La croissance économique spectaculaire des pays de l’Asie du Sud Est a favorisé d’énorme espoir au niveau des pays sous développés. Ces derniers ont cherché la soit disant recette miracle qui est à l’origine de cet essor rapide, afin de sortir de la situation misérable dans laquelle ils vivent. C’est ainsi que chaque gouvernement s’est orienté vers un secteur clé qu’il croit être la solution adéquat pour sortir du sous développement. Madagascar, disposant d’abondantes ressources naturelles a ciel ouvert, considère que la seule issue serait de favoriser les échanges extérieurs. L’ouverture de l’économie vers l’extérieur est en effet un facteur favorable à la croissance économique. Actuellement, Cette politique est fortement recommandée par les bailleurs de fond, du fait de l’importance de sa contribution à la production intérieur brute. Différents théoriciens l’affirment, à travers ces ouvrages mais leurs différences résident dans le fondement de leurs théories, et dans la manière dont ils s’expriment.
Les théories classiques du commerce international
La théorie classique est fondée sur l’existence d’un ordre naturel, de lois naturelles qui conduisent spontanément à l’harmonie sociale, à la rationalité économique, au maximum de richesse .Ce courant de pensée est un défenseur du libéralisme économique, il recommande vivement le libre échange du fait des nombreux avantages qui s’y rapportent. Adam Smith et David Ricardo ont essayé d’étayer leurs arguments, à l’appui des bienfaits tirés de ce libre échange. Toutefois, aucune théorie ne peut être irréprochable et irréfutable.
La théorie d’Adam Smith des avantages absolus
– Les principaux fondements de la théorie d’Adam Smith :
La meilleure façon de tirer des gains des échanges selon Adam Smith dans sa théorie est de se spécialiser dans la production des biens pour lequels chaque pays a un avantage absolu. Plus précisément, le choix de la spécialisation doit se porter dans la production où le pays est le producteur le plus efficace. Certes, ces théories ne puissent être valides que sous différentes hypothèses.
Hypothèse 1 : le monde est composé de deux pays seulement.
Hypothèse 2 : seulement un seul facteur de production est pris en compte : « le travail ».
Hypothèse 3 : le prix du bien est proportionnel à la quantité de travail mesuré par unité de travail.
Hypothèse 4 : On ne tient compte que de deux produits.
– Les gains tirés de l’échange :
Un pays en autarcie, ne peut espérer bénéficier d’une large variété de produit destinée à la consommation. Il ne peut manger que ce qu’il produit car la quantité offerte sur le marché est en conformité à la demande de la population intérieure seulement .Cependant, si le pays effectue des échanges avec l’extérieur, il retrouve le même niveau de consommation qu’en isolement mais en ayant travaillé beaucoup moins. Que se soit dans l’un ou dans l’autre pays, il y a un gain qui se traduit en temps de loisir supplémentaire avec le même niveau de vie. Dans le cas où on garde la même quantité de travail, on observe un gain qui se traduit en quantité de production supplémentaire. Quand il y a spécialisation selon l’avantage absolu et quand le pays effectue des échanges avec l’extérieur, il y a gain mutuel des deux pays dans la seule condition que le rapport de prix international est compris entre le prix relatif dans les deux pays .Dans le cas où on ne tient seulement compte que du terme de l’échange d’un pays, seul l’un des pays obtient un gain de l’échange.
– Limites de la théorie :
En effet, cette théorie d’Adam Smith connaît des limites .Il y a des pays qui n’ont pas d’avantage absolu pour aucun de ses produits, mais il y aussi des pays qui ont un avantage absolu pour tous les produits.
-A part cela, l’ouverture au commerce extérieur n’est bénéfique que dans la seule condition que l’écart initial entre pays développés et pays sous développés ne soit pas assez grand . Cependant, dans la majorité des cas cette condition est rarement respectée.
– La théorie de Adam Smith sur le plein emploi des facteurs de production n’est pas bien fondée car il y a une persistance de chômage déguisée dans les pays en développement, une faiblesse des débouchés internes, et une mauvaise habitude de l’homme à faire de la thésaurisation de son épargne. Bien que l’accroissement des échanges extérieurs peut favoriser le plein emploi en offrant de nouveaux débouchés, l’entreprise locale se trouve souvent marginaliser sur le marché international par manque d’effet d’entraînement et de moyens matériels performants. Ce qui provoque à long terme la faillite de l’entreprise et par la suite une augmentation du taux de chômage.
La théorie des coûts comparatifs de David Ricardo
– Les fondements de sa théorie :
Selon David Ricardo, le commerce extérieur constitue la solution adéquate à la baisse du taux de profit. Déjà dans l’essai sur les profits, il avait mis son préjugé libre échangiste au service de la lutte contre les lois sur le blé « Corn Law », pour lui la lutte contre le protectionnisme a pour but d’obtenir une alimentation à bas prix.
– Les gains tirés de l’échange :
Un pays n’est pas censé avoir des avantages absolus de ses produits pour pouvoir tiré des gains des échanges selon David Ricardo .En effet, même si un pays est en désavantage absolu pour les différents produits par rapport à un pays,il aura intérêt au commerce international s’il se spécialise dans les produits où son désavantage est le plus faible,on dit que dans ce secteur « il y a un avantage comparatif ou relatif ».Ainsi donc, quelque soit les différences de productivité absolue s’il existe des différences de productivité relative,il existe un taux de change qui rend les échanges bénéfiques pour les deux pays .
– Limite de la théorie :
– En effet, la théorie Ricardienne est basée sur la valeur travail .La théorie néoclassique partage le même point de vue que la théorie de Ricardo, certes elle adopte un autre type de démonstration.
– La théorie de Ricardo repose sur « l’absence de monopole » de plus pour lui le prix est le reflet des coûts moyens de production .Dans la vraie réalité, on constate que la concurrence pure et parfaite n’existe pas, la mise en abolition peu a peu du droit de douane a tendance a privilégier la concurrence imparfaite.
– La théorie des coûts comparatifs de David Ricardo se base sur l’homogénéité des biens échangés, mais oublie de parler des facteurs de l’innovation et de différenciation. C’est la raison qui explique que le progrès technique n’est pas ici pris en compte ainsi que le coût de transport.
– David Ricardo a choisi de parler du rendement d’échelle constant, certes Alfred Marshall avance l’idée d’un rendement d’échelle croissant où la taille des marchés et des nations joue un rôle essentiel .En effet, au fur et a mesure qu’il y a extension du marché, il y a augmentation de possibilité pour l’Entreprise de diminuer le coût unitaire des produits.
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Table des matières
INTRODUCTION
PARTIE I – Le commerce exterieur base de la croissance economique
Chapitre I – Approche théorique sur le commerce international
I. 1 Les théories classiques du commerce international
a) La théorie d’Adam Smith des avantages absolus
b) Les théories des coûts comparatifs de David Ricardo
I. 2 La théorie néoclassique du commerce international
a) La théorie d’Hecksher-Ohlin (HOS)
I. 3 La nouvelle théorie du commerce international
Chapitre II- L’adhésion de Madagascar à l’OMC
II-1-Organisation de l’OMC
a) Historique
b) Structure
c) principe de base
d) Les différentes conférences ministérielles et leurs points essentiels
II-2-Opportunités offertes par l’adhésion de Madagascar à l’OMC
II-3-Les risques encourus
Chapitre III -Evolution du commerce extérieur de Madagascar
III-1-Structure du commerce extérieur
a) Les principaux produits d’exportation
b) Les principaux produits d’importation
III-2-Evolution des échanges extérieurs de Madagascar
a) en terme de quantité
b) en terme de valeur
III-3-Situation des exportations de Madagascar selon le groupe de pays
a) Evolution du commerce selon le pays ou la région de destination
b) Evolution du commerce selon le groupe de pays ou la région de destination
Partie II- L’intégration régionale support du développement du commerce extérieur de Madagascar
Chapitre I- l’intégration régionale pilier de la mondialisation
I.-Les différents blocs régionaux adhérés par Madagascar
II. -Les intégrations régionales étapes de la mondialisation
Chapitre II -Impacts de l’adhésion de Madagascar à la SADC
II-1 Organisation de la SADC
II-1-1-Historique
a) Origine
b) Organisation
II-1 2- Objectif
II-1-3- Le protocole sur le commerce
II-1-4- Les conditions d’intégration à la SADC
II-2-Opportunités tirées de l’adhésion de Madagascar à la SADC
II-3-Transaction commerciale de Madagascar avec la SADC et Madagascar avec le reste du monde
II-4-Les risques encourus
CONCLUSION
ANNEXES
BIBLIOGRAPHIE
