Application des nouvelles technologies pour la connaissance et la gestion des ressources en eau

Ressource vitale, répartie très inégalement, l’eau constitue une des préoccupations majeures de notre époque. L’ eau douce ne r eprésente que 2, 5 % de l ‘eau sur la planète et seulement 0,007 % de cette eau est accessible pour l’usage humain. Alors que la demande en eau augm ente considérablement, l’offre reste fixe avec un gaspillage considérable dans l’agriculture, l’industrie et dans l’utilisation domestique. Par ailleurs, la contamination (emploi des engrais et pesticides, déversement des déchets industriels etc.) rend des quantités d’eau i mportantes complètement inutilisables.

On est de plus en plus conscient qu’il ne peut avoir un développement sain et durable sans veiller à sa disponibilité et sa pérennité. Abondante ou rare, l’eau est intimement liée au développement. Abondante elle est source de richesse, rare elle est facteur limitant. Le changement climatique survenu dans l’espace sahélien depuis les années soixante dix est un frein au développement dans les pays de la sous région. Dans un contexte où la gestion des ressources en eau est au cœur des préoccupations scientifiques internationales la compréhension des précipitations à travers les principales composantes du bilan hydrologique revêt une place cruciale. Le caractère exceptionnel du phénomène actuel de l a sécheresse dans les régions soudano -sahéliennes n’est plus à démontrer. L’étude des déficits pluviométriques de la zone intertropicale de l ‘Afrique a montré depuis les années 70 un phénomène global de péjoration climatique. Ces déficits se sont largement répercutés et généralement amplifiés, dans I’ écoulement des bassins fluviaux.

La maîtrise des eaux est souvent à l’origine du développement, des aménagements, et l’amélioration de vie des populations. La complexité du développement durable, l’évolution politique des pays incitent à l’adoption fréquente d’une gestion participative décentralisée des ressources incluant tous les acteurs de l’eau. L’idée de réaliser ce processus de décision à une nouvelle échelle, celle du bassin versant s’est répandue au sein de la communauté de l’eau. Partout dans le monde plus particulièrement en Afrique de l’Ouest on assiste a une prolifération, des organismes pour une gestion concertée des ressources en eaux des bassin transfrontaliers. En guise d’exemple on peut citer l’OMVG (Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie) dont l’objectif principal est de rendre l’ensemble du bassin moins dépendant des aléas du climat. Cet organisme s’occupe de la gestion des eaux du fleuve Gambie et de ses affluents. Il a été crée en 1978 et regroupe outre la Gambie qui lui a donné son Nom, la République de la Guinée où il prend sa source, la Guinée Bissau qui détient 16 km² du bassin et enfin le Sénégal donc il traverse toute sa partie orientale. Ainsi l’OMVG est entrain de construire un bar rage : Sambangalou à peu près à 25 km de Kédougou, avec son réservoir qui va assurer la régularisation du débit du fleuve. La construction de cet ouvrage va causer nécessairement des modifications sur le fonctionnement de l’hydrosystème gambien. Toutefois, cet aménagement, en contribuant à la régularisation du régime permettra de garantir la disponibilité de l’eau pour le développement agricole sur l’ensemble du bassin favorisant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des populations.

HYDRACCESS

La gestion des données hydrométriques était effectuée sous HYDROM puis HYDROM 2, ensuite passage à HYDROM 3.

Les utilisateurs des Bases de données hydrométriques au Sénégal
• une équipe IRD au Sénégal
• DGPRE
• 5 brigades hydrologiques nationales
• OMVG (Office de mise en Valeur du Fleuve Gambie)
• OMVS (Office de mise en Valeur du Fleuve Sénégal)
• un certain nombre de stagiaires et étudiants .

Au Sénégal, les bases de don nées sont éclatées entre ces différents intervenants, avec toutes les difficultés que cela implique pour maintenir une base centrale à jour et en bon état. Parmi ces difficultés on peut citer par exemple, la gestion des homogénéisations de données qui était très mal réalisée, puisque souvent les utilisateurs qui détectaient des anomalies dans les données ne reportaient pas leurs corrections dans une base centrale, mais se contentaient de garder leurs mises à jour dans des fichiers Excel ou Ascii.

Enfin, comme c’est généralement en f aisant des graphiques ou de s analyses comparatives que l’on détecte des anomalies dans les données, et que ces analyses se faisaient de plus en plus à l’extérieur de HYDROM, il était nécessaire de procéder régulièrement à des corrections sous HYDROM avant de ré-exporter les données, et de refaire ces mêmes graphiques ou analyses pour les maintenir en cohérence avec la base de données, processus souvent lourd et lassant. Compte tenu de toutes ces difficultés, il était bénéfique d’élaborer un outil présentant globalement les mêmes fonctionnalités que HYDROM, mais bénéficiant des possibilités actuelles des outils informatiques disponibles sous Windows. C’est dans ce cadre que M. Philippe VAUCHEL, Ingénieur de Recherches à l’IRD a choisi pour obtenir un résultat rapide et facilement utilisable sur ordinateur personnel de développer ce nouveau logiciel sous Access 2000, avec quelques outils annexes développés en Visual Basic 6, et une large utilisation des exportations de données et de graphiques vers Excel que presque tout le monde connaît et utilise. Au stade actuel, tous les objectifs de départ n’ont pas encore été réalisés, mais nous disposons déjà d’un logiciel cohérent qui remplit un bon nombre des tâches dévolues à HYDROM, au point que les bases de données hydrologiques du Sénégal, du Mali ont puêt re totalement importées dans la nouvelle structure, et l’ancienne base HYDROM laissée en sommeil. Il est donc intéressant de di ffuser cette expérience, pour permettre à d’ autres utilisateurs potentiels de tester ce nouveau produit et de participer éventuellement à son amélioration. Ce nouveau logiciel a été baptisé pour le moment HYDRACCESS, même si l’auteur a tenté de l’appeler HYDROM 2000.

ORGANISATION GENERALE DE HYDRACCESS

HYDRACCESS comporte deux éléments distincts :
• un (ou plusieurs) fichier(s) de Base de Données au Format Access 2000, que l’utilisateur peut nommer comme il souhaite, et contenant les tables de données hydrométriques.
• un fichier Hydraccess.Mde qui contient le logiciel proprement dit, permettant de réaliser les tâches courantes de gestion et d’exploitation des données contenues dans la Base. Une option de menu permet de se connecter à une Base de Données comme définie ci-dessus.

L’organisation des données reste globalement assez similaire à c elle de HYDROM, avec un rattachement des données à un capteur dépendant lui-même d’une station, et des tables des Dossiers de Stations, des Jaugeages, des Etalonnages, des Cotes et des Débits. La principale nouveauté quant au contenu des données est l’ajout de quelques nouvelles tables pour permettre de gérer les Capteurs, les Zéros NG des échelles, et les Equipements des stations.

MODULES EXTERNES A HYDRACCESS

Diagram

Le but de DIAGRAM est de lire, visualiser, lisser, et recaler des données de type diagramme de diverses origines, et de les importer ensuite dans la Base HYDRACCESS. DIAGRAM accepte comme données d’entrée :
• des données de Thalimèdes enregistrées sur un terminal VOTA de OTT• des Cartouches CHLOE dans un LCM connecté au port série
• des fichiers CHC créés à par tir de C artouches CHLOE (par DIAGRAM ou par Visual de Elsyde)
• des fichiers .DAT de limnigraphes CR2M (testé jusqu’en 1996)
• des données HYDARGOS (station de réception Argos SRDA)
• des données Hli ou Qli de Hydrom
• des fichiers Ascii de type Txt (séparateur tabulation) ou Csv (Séparateur virgule), et pouvant contenir des cotes ou des débits .

DIAGRAM offre donc la possibilité d’importer des cotes ou des débits de diverses origines. Lors d’une importation, la présence de données déjà existantes pour un capteur sur une p ériode est signalée, et il est également possible de visualiser graphiquement les données du diagramme à importer, superposées avec les données déjà présentes dans une base HYDRACCESS. L’utilisateur peut alors choisir de remplacer ou non les données existantes sur la période. DIAGRAM offre donc une plate-forme d’importations de m esures diverses dans les Bases HYDRACCESS.

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
PARTIE I : Présentation des Outils
CHAPITRE I: HYDRACCESS
CHAPITRE II: ARVIEW/ARCGI’S
PARTIE II : Cadre hydroclimatique
CHAPITRE I : Présentation du bassin versant de la Sandougou
CHAPITRE II : Cadre hydroclimatique
CONCLUSION GENERALE

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