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Inverse Synthetic Aperture Radar (ISAR)
Jet Engine Modulation (JEM)
Haute Résolution Distance (HRD)
classique lorsqu’on travaille avec les profils distance haute résolution nous oblige à réaligner les profils distance d’une base de données avant de pou-voir les comparer. En effet, la localisation des diffuseurs dans un profil dis-tance dépend de la distance entre le radar et l’avion. Or cette distance n’est pas connue de manière suffisamment précise pour que les profils distance soient correctement alignés. On entend par alignement (ou recalage), la procédure qui cherche à placer le nez de l’appareil à la même position sur tous les profils distance. L’article revient donc sur les méthodes classiques d’alignement des profils distance. Les auteurs distinguent deux types de procédure d’alignement : l’alignement relatif et l’alignement absolu.
L’alignement relatif (Kosir et al. 1995) correspond à la procédure qui permet d’aligner un profil distance avec un ou plusieurs autres profils distance d’une base de données. L’alignement relatif est communément réalisé en alignant une paire de profil distance de manière à maximiser leur corrélation.
L’alignement absolu (Liao and Bao 1998) signifie quant à lui que les profils distance sont récalés pour optimiser un certain critère d’optimisa-tion extérieur (c’est-à-dire ne dépendant pas des autres profils distance).
Une autre approche citée dans l’article pour traiter ce problème d’alignement des profils distance est de travailler avec le module de la transformée de Fourier des profils distance. Cette approche est également abordée dans le livre de François Le Chevalier (Chevalier 2002) ou encore dans les articles de Zyweck et Bogner (Zyweck and Bogner 1996) ou de Wong (Wong 2004). Le principal désavantage de cette méthode est que l’on perd l’information de phase, information potentiellement discriminante, ce qui peut donc faire baisser les performances de classification. L’information de distance étant contenue dans la phase, il n’est au final plus nécessaire de recaler les profils distance lorsqu’on travaille avec le module de la transformée de Fourier. Nous reviendrons un peu plus tard sur l’étude des techniques NCTR dans le domaine fréquentiel (cf. paragraphe 1.4.1). Après être revenu sur différentes méthodes d’alignement des profils distance, l’article (Zwart et al. 2003) propose une nouvelle méthode pour résoudre le problème de l’alignement en distance des profils distance. Les auteurs l’ont appellé Time-Smoothed Zero Phase Representation. Les auteurs l’ont concu pour combiner les avantages de l’alignement relatif avec les avantages de l’alignement absolu.
Pour n’importe quelle fonction f (x) dont la transformée de Fourier est F( f ), la transformée de Fourier de f (x − s) est donnée par : F( f (x − s)) = F( f (x))eiω s (1.12) c’est-à-dire par un décalage de phase de F( f (x)). Dans le cas discret, on travaille avec la fonction échantillonnée fn de f avec n = 1 . . . d, on peut écrire le même type de relation : F( f(n+k) mod d) = F( fn )e2π ink/d (1.13)
Pour un décalage discret de k, la phase φ de la première composante continue de la transformée de Fourier de fn sera décalée de 2πk/d et les phases des composantes d’ordre supérieur ajustées en conséquence.
Si on suppose que l’on a une série de N profils distance xi avec i = 0, . . . ,N − 1 correspondant à un avion en vol à différents moments ti. Si on calcule pour chacun de ces profils distance, la phase de la pre-mière composante continue de la transformée de Fourier, on obtient une séquence φ(ti) = φi.
Les variations de φi sont causées par des rotations ou des translations de la cible par rapport au radar. Supposons que la cible reste à une dis-tance R du radar durant la rotation. φi est donc une fonction uniquement dépendante de l’angle d’aspect (α,θ). Dans ce cas, on peut donc définir φi de la manière suivante : φi = φ(α(ti),θ(ti)) = φia (1.14)
Cependant dans le cas réel, la distance radar-cible ri varie également dans le temps. On peut donc réécrire φi de la manière suivante : φi = φia + 2π/L(ri − R) = φia + γ(ri − R) (1.15) avec L la taille totale de la fenêtre distance (en mètre).
Si l’on connaissait parfaitement (c’est-à-dire sans erreur) la distance ri entre la cible et le radar, une manière de compenser les effets translation-nels serait tout simplement de soustraire la quantité γ(ri − R) à la phase φi. Dans le cas des données utilisées pour la thèse, les distances sont généralement estimées. Les ri sont donc connues mais avec des erreurs. Il est donc utile de s’intéresser au cas où les ri sont inconnues.
Dans le cas où les ri sont inconnues, une première solution, appelée représentation Pure Zero Phase par les auteurs, consiste tout simplement à mettre chaque φi à 0 (et d’ajuster la phase des autres composantes d’ordre supérieur en conséquence). Cela a pour effet d’éliminer les effets translationnels introduits par le terme γ(ri − R) mais cela introduit en même temps une erreur d’alignement due à la non prise en compte du terme φia.
Les auteurs proposent donc une méthode plus sophistiquée pour trai-ter le terme de distance γ(ri − R). Il s’agit de la méthode Time-Smoothed Zero Phase Representation. Cette méthode est basée sur l’hypothèse que la position relative de la majorité des diffuseurs principaux dans le profil distance reste stable lorsque l’angle d’aspect varie très faiblement. Deux profils distance successifs dans une base de données peuvent donc être recalés entre eux en utilisant une méthode de recalage relatif telle que celle du maximum de corrélation. Le but de cette nouvelle méthode est de combiner les avantages du recalage relatif à travers le calcul de la corréla-tion maximale et les avantages du recalage absolu en utilisant la Pure Zero Phase Representation.
A partir de l’équation 1.15, on peut écrire la relation entre les phases φi et φi−1 suivante : φi − φi−1 = φia − φia−1 + γ(ri − ri−1) = φia − φia−1 + γΔ(ri) (1.16)
Pour chaque profil distance xi, on peut donc déterminer le décalage optimal par rapport au profil distance précédent xi−1. Ce décalage corres-pond à un décalage en phase δφic. Dire que corriger ce décalage de phase permet d’aligner parfaitement les profils xi et xi−1 est équivalent à dire que δφic = γΔri. Comme γ est connu, pour chaque profil distance à part le premier, on a une estimation de Δri.
On peut donc corriger la phase d’origine φi par la phase φic : i φic = φia + γ(ri − R − ∑ Δrj ) = φia + γ(r0 − R) (1.17)
En d’autres termes, avec cette phase corrigée, tous les profils distance sont maintenant recalés à la distance r = r0 du radar.
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Table des matières
1 Etat de l’art
1.1 Fonction NCTR
1.1.1 Inverse Synthetic Aperture Radar (ISAR)
1.1.2 Jet Engine Modulation (JEM)
1.1.3 Définition du taux d’erreur, taux de succès et taux de bonne identification
1.2 Haute Résolution Distance (HRD)
1.2.1 Formes d’onde haute résolution
1.2.2 Obtention d’un profil distance HRD
1.2.3 Diffuseurs ou points brillants
1.2.4 Influence de l’angle d’aspect
1.2.5 Alignement des profils distance HRD
1.3 Méthodes de classification
1.3.1 Classification non paramétrique
1.3.2 Classification paramétrique
1.4 Espace de représentation
1.4.1 Profils distance haute résolution dans le domaine fréquentiel
1.4.2 Ondelettes
1.4.3 Représentations parcimonieuses
1.5 Conclusion du chapitre
2 Présentation des données et caractérisation statistique
2.1 Base de données
2.1.1 Données synthétiques
2.1.2 Données réelles
2.2 Visualisation simple de la base de données synthétiques
2.3 Etude statistique des matrices de covariance
2.3.1 Inertie des matrices de covariance
2.3.2 Volume des classes
2.3.3 Représentation graphique des données
2.4 Conclusion du chapitre
3 Algorithme des KPPV
3.1 Présentation générale
3.2 Première étape : calcul des métriques
3.3 Deuxième et troisième étapes : tri des métriques calculées à l’étape 1 et décision
3.4 Paramètres de réglage
3.5 Performances de l’algorithme des KPPV
3.5.1 RSB = 30dB
3.5.2 RSB = 20dB
3.5.3 RSB = 15dB
3.5.4 Matrices d’acceptation (MA) ou matrice de confusion d’acceptation
3.6 Conclusion du chapitre
4 Algorithmes de reconnaissance de cibles basés sur les méthodes probabilistes
4.1 Modèle de mélange pour les applications NCTR
4.1.1 Gaussian Mixture Models (GMM)
4.1.2 Modèle de mélange de Student
4.2 Estimation des paramètres et calcul des probabilités a posteriori
4.2.1 Estimation des paramètres
4.2.2 Calcul des probabilités a posteriori
4.3 Règles de décision
4.3.1 Règle de décision du MAP
4.3.2 Règle de décision pour le contrôle du taux d’erreur
4.4 Paramètres de réglages
4.5 Performances de l’algorithme basé sur les méthodes probabilistes
4.6 Représentation graphique des données via les méthodes probabilistes
4.6.1 Stochastic Neighbor Embedding (SNE)
4.6.2 Carte de probabilité dans l’espace de dimension réduite
4.7 Conclusion du chapitre
5 Algorithmes de reconnaissance de cibles basés sur la logique floue
5.1 Distance Floue pour la Reconnaissance Instantanée (D-FRI)
5.1.1 Construction des fonctions d’appartenance
5.1.2 Reconnaissance du profil distance sous test
5.1.3 Performances
5.2 Gabarits flous pour la Reconnaissance Instantanée (G-FRI)
5.2.1 Etape 1 : construction de la base d’apprentissage
5.2.2 Etape 2 : mise en forme du profil distance sous test
5.2.3 Etape 3 : comparaison du profil distance sous test avec la base d’apprentissage
5.2.4 Adaptation des gabarits aux autres classes de la base de données
5.2.5 Performances
5.3 Conclusion du chapitre
6 Parallélisation sur GPU
6.1 Les processeurs graphiques (GPU)
6.1.1 Historique : vers une architecture many-cores
6.1.2 Puissance de calcul des GPUs
6.1.3 Modèle de programmation sur GPUs
6.1.4 Accès mémoire
6.1.5 Génération Tesla vs génération Fermi
6.2 Etat de l’art de l’utilisation des GPUs dans les domaines en lien avec la thèse
6.2.1 Calcul de la SER sur GPU
6.2.2 Reconnaissance de cibles sur GPU
6.2.3 K plus proches voisins sur GPU
6.2.4 Méthodes probabilistes sur GPU
6.2.5 Logique floue sur GPU
6.3 Algorithme des KPPV et parallélisation sur GPU
6.3.1 Nombre d’opérations à virgule flottante
6.3.2 Temps de calcul sous Matlab
6.3.3 Découpage en thread sur l’architecture many-core GPU
6.3.4 Latence, occupation et parallélisme
6.3.5 Implémentation CUDA C++ sur GPU
6.3.6 Implémentation OpenCL
6.3.7 Implémentation Matlab mex-CUDA et Matlab mex-OpenCL
6.3.8 Conclusion
6.4 Méthodes probabilistes et parallélisation sur GPU
6.5 Algorithme logique floue et parallélisation sur GPU
6.5.1 Algorithme D-FRI
6.5.2 Algorithme G-FRI
6.5.3 Accélération de l’étape de calcul des possibilités
6.6 Conclusion du chapitre
7 Conclusion générale
7.1 Synthèse des propriétés des différents algorithmes présentés dans le mémoire
7.2 Synthèse des performances des différents algorithmes présentés dans le mémoire
7.3 Synthèse des performances de parallélisation
7.4 Synthèse globale
7.5 Perspectives
A Annexes
A.1 Estimation des coûts de calcul
A.1.1 Méthodes probabilistes
A.1.2 Algorithme D-FRI
A.1.3 Algorithme G-FRI
A.2 Fonctions de calcul de la possibilité
A.2.1 Pseudo-code de la première version de la fonction de calcul de la possibilité
A.2.2 Pseudo-code de la deuxième version de la fonction de calcul de la possibilité
A.2.3 Pseudo-code de la troisième version de la fonction de calcul de la possibilité
A.3 Publications
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