CONTRACEPTION INJECTABLE

Planification familiale

C’est l’ensemble des techniques médico-sociales permettant :
– l’espacement et la régulation des naissances pour protéger la mère et l’enfant d’une part, et pour offrir un meilleur niveau de vie, d’autre part :
– la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle,
– la lutte contre la stérilité pour les couples qui seraient sujets à des difficultés dans ce domaine,
– l’épanouissement de la vie sexuelle à une éducation plus appropriée.
D’après l’OMS, la planification familiale est la manière de penser et de vivre, que l’individu et les couples adoptent de leur libre volonté, en se basant sur la connaissance précise, des attitudes et des décisions réfléchies, afin d’améliorer l’état de santé et le bien-être du groupe familial et de contribuer efficacement au développement social et économique du pays [6-8].

PHYSIOLOGIE DU CYCLE MENSTRUEL

Le Cycle menstruel de la femme :
– Il implique des organes situées à 3 niveaux : l’hypophyse, les ovaires, l’utérus
– Il se déroule sur une durée de 28 jours divisée en 3 périodes
La dimension spatiale : 3 niveaux
– l’émetteur : l’ensemble hypothalamus-hypophyse libère des hormones (LH et FSH)
– le relais : l’ovaire est sensible à ces hormones et en produit à son tour (œstrogènes et progestérones).
– les récepteurs : l’utérus, les seins et les caractères sexuels secondaires sont soumis à l’influence des hormones ovariennes.
La dimension temporelle : 3 périodes
– la période pré-ovulatoire (première moitié du cycle)
– la période ovulatoire
– la période post-ovulatoire (deuxième moitié du cycle)
L’HYPOPHYSE : Les hormones hypophysaires (les gonadotrophines) : FSH : Follicule Stimulating Hormon (hormone qui stimule le follicule)
– stimule la croissance et le développement du follicule ovarien qui contient l’ovule (1ère moitié du cycle ovarien).
LH : Luteining Hormon (hormone lutéinisante) libérée surtout à mi-cycle (pic de LH), mais toujours présente,
– provoque l’ovulation
– maintient le corps jaune en 2ème moitié du cycle
Prolactine : Elle a de nombreuses fonctions, principalement
– elle assure le développement des seins pendant la grossesse,
– elle provoque la montée laiteuse et entretient la lactation,
– elle inhibe l’ovulation pendant l’allaitement (effet contraceptif).
L’OVAIRE : Les hormones ovariennes : En première moitié du cycle (période pré-ovulatoire), le follicule se développe, croit et sécrète une hormone en quantité de plus en plus abondante, l’estradiol (follicule). Au milieu du cycle (période ovulatoire) sous l’effet de la décharge de LH, pic de LH, le follicule expulse l’ovule : c’est l’ovulation. Le follicule se transforme ensuite en corps jaune. En deuxième moitié du cycle (période post-ovulatoire), le corps jaune sécrète de l’estradiol et de la progestérone. Le corps jaune a une durée de vie de plus ou moins 14 jours.
L’UTERUS
a- Le corps utérin et l’endomètre : En période pré-ovulatoire sous l’effet de l’estradiol, l’endomètre prolifère :
– les cellules se divisent
– l’endomètre s’épaissit
En période post-ovulatoire le corps jaune sécrète encore de l’estradiol, mais sous l’effet de la progestérone, l’endomètre se transforme. Il apparaît une sécrétion dans ses glandes (endomètre sécrétoire). Cette muqueuse devient alors propice à la nidation (propre à recevoir l’œuf fécondé). Le maximum d’imprégnation progestéronique se situe au 20ème et 24ème jour du cycle. C’est le moment ou un œuf fécondé (dans la trompe) arrive dans le corps utérin.
b- Le col
– En première moitié du cycle, sous l’effet de l’œstradiol, le mucus cervical (glaire) devient plus abondant, plus transparent, plus visqueux, plus étirable et plus propice à la pénétration des spermatozoïdes (maximal juste au moment de l’ovulation)
– En deuxième moitié du cycle, sous l’effet de la progestérone, le mucus cervical s’épaissit et devient imperméable à la progression des spermatozoïdes [14-18].

Mécanisme d’action et efficacité

                Le mécanisme des progestérones injectables est identique à celui des comprimés ; ils ont à peu près le même degré d’efficacité. Ils agissent principalement sur l’axe hypothalamo-pituitaire et leurs effets sont :
– sur les ovaires : inhibition de l’ovulation ; l’examen des ovaires montre une absence de formation du corps jaune, bien que les follicules de Graaf soient présentes ;
– sur l’endomètre : effet local, l’endomètre reste mince et inactif avec une diminution de l’activité glandulaire, le rendant impropre à l’implantation dans le cas où l’œuf serait fertilisé ;
– sur le mucus cervical : il y a une diminution de son volume et accroissement de sa viscosité formant une barrière aux spermatozoïdes. Il y a absence de formation en fougère et de spinnbarkeit ;
– sur les trompes : il y a changement de vitesse de transport de l’œuf et de spermatozoïdes [37].
L’efficacité des contraceptifs injectables est similaire à celle de la pilule combinée, donc supérieurs au stérilet : proches de 100% d’efficacité : c’est une des méthodes les plus efficaces.

Administration de la première injection

               Il faut administrer la première injection dans les sept premiers jours du cycle menstruel. On peut cependant administrer la première injection à n’importe quel moment du cycle, à condition d’être sûr que la cliente n’est pas enceinte. Pour l’utilisatrice en post-partum :
– si elle allaite : administrer la première injection à partir de la troisième semaine du post-partum, mais pas avant. Si la cliente présente une aménorrhée due à la lactation et demande une injection après le deuxième mois du post-partum, il faut s’assurer qu’elle n’est pas enceinte avant de lui administrer l’injection ;
– si elle n’allaite pas, faire l’injection immédiatement ou dans les quatre premières semaines du post-partum, et quand elle n’a pas encore de retour de couches, il faut s’assurer qu’elle n’est pas enceinte avant de lui faire l’injection.

FREQUENCE DE L’UTILISATION

              L’effectif total des utilisatrices des méthodes contraceptives pendant l’année 2010, dans le CSBII d’Ambodin’Isotry est de 1202 dont :
– 204 parmi elles ont opté pour les contraceptifs injectables, soit 16,97%
– 918 parmi elles ont opté pour les contraceptifs oraux, soit 76,37%
– 80 parmi elles ont opté pour autres méthodes, soit 6,66%.
Nous pouvons retenir qu’il y a une faible adhésion à la contraception injectable au CSBII d’Ambodin’Isotry. L’utilisation des contraceptifs injectables se trouve en seconde place avec une proportion de 16,97% après les contraceptifs oraux (76,37%).Ceci correspond à ce qui a été observé dans d’autres études faites dans différents centres de Planning Familial comme le CSBII Ambohimanarina [42].

Le niveau d’étude

                 Dans notre étude, les contraceptifs injectables intéressent les femmes quel que soit leur niveau intellectuel. Cependant, une prédominance des clientes ayant suivi des études secondaires a été observée avec une proportion de 46,56%, suivies par des clientes ayant effectué des études primaires, soit 41,18% (au total 87,74%).Les illettrées représentent 5,40% des cas. L’étude réalisée au CSBII de Mahamasina a retrouvé une proportion d’utilisatrices qui ne savent ni lire ni écrire à 6,56 % et 81,80 % des utilisatrices sont scolarisées de niveau primaire et secondaire, le reste des clientes est de niveau universitaire [17]. A Seine Saint-Denis, 58,8 % sur les 97 femmes étudiées ont fait des études secondaires, tandis que 5,9 % n’ont jamais été scolarisées [38]. Nos résultats concordent avec les données de la littérature avec une faible participation des illettrées en contraception injectable. Ceci peut s’expliquer par le fait qu’elles ont des difficultés d’accès aux informations. Les femmes instruites sont plus faciles à sensibiliser par rapport aux analphabètes facilement influençables par les rumeurs, obstacles à la promotion de toutes méthodes contraceptives en général [41]. Ainsi, une visite porte à porte devrait être envisagée par des personnels du CSBII afin de sensibiliser les populations cibles du PF surtout les illettrées. Cette méthode peut convenir aux femmes analphabètes puisqu’elle ne nécessite aucun effort de mémoire.

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : RAPPELS
I. Définitions
I.1. Planification familiale
I.2. L’espacement des naissances
I.3. La limitation des naissances
I.4. La contraception
I.5. Les contraceptifs injectables
II. Objectifs et intérêts de la planification familiale
III. Physiologie du cycle menstruel
IV. Les méthodes contraceptives
V. Les contraceptifs injectables
V.1. Historique
V.2. Les différents types
V.3. Mécanisme d’action et efficacité
V.4. Avantages et inconvénients
V.5. Indications et contre-indications
V.6. Conseil et information
V.7. Bilan de santé
V.8. Réalisation
VI. Historique du CSBII Ambodin’Isotry
DEUXIEME PARTIE : METHODES ET RESULTATS
I. Méthodes
I.1. Caractéristique du cadre de l’étude
I.2. Type d’étude
I.3. Période d’étude
I.4. Population d’étude
I.5. Paramètre d’étude
I.6. Echantillonnage et taille de l’échantillon
I.7. Approche méthodologique
I.8. Recueil des données
I.9. Saisie et traitement des données
I.10. Limite de l’étude
I.11. Considérations éthiques
II. Résultats
II.1. Fréquence de l’utilisation
II.2. Profil sociodémographique
II.3. Performance du CSBII
TROISIEME PARTIE : DISCUSSION
I. Fréquence de l’utilisation
II. Les utilisatrices du programme
III. Concernant le profil sociodémographique
IV. Etude de la performance du CSB II d’Ambodin’Isotry
CONCLUSION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES

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