Généralités sur la filière porcine

Généralités sur la filière porcine

La filière porcine mondiale

Selon les dernières statistiques de la FAO, il y a environ 17 milliards de poulets, un milliard de canards, 1,8 milliard de moutons et de chèvres, 1,4 milliard de bovins et un milliard de porcs dans le monde .

La demande au niveau mondial en produits carnés ne cesse de s’accroître. L’élevage des espèces à cycle court, comme le porc, s’est intensifié à travers cette demande (1). En 2008, l’effectif du cheptel porcin mondial atteint 772,5 millions de têtes. La Chine concentre plus de la moitié de ce cheptel (58%) et l’Union Européenne dispose du 2ème cheptel mondial (20%) .

L’Afrique connaît également une forte demande en viande porcine. Aussi, les techniques d’élevage s’intensifient afin de mieux valoriser le potentiel des animaux et à garantir la pérennité de l’élevage. En Afrique subsaharienne, la production de viande en 2010 est de 9,3 millions de tonnes dont 800 000 tonnes de viande porcine, soit 1% de la production mondiale . L’accélération de l’augmentation du cheptel porcin en Afrique reflète l’ampleur que prend le secteur sur ce continent .

L’Afrique de l’Est et l’Afrique de l’Ouest regroupent plus de la moitié du cheptel. Ils concentrent 78% de l’effectif total de têtes de porcs du continent. La production de viande porcine est également la plus élevée dans ces deux régions avec 421 405 tonnes en Afrique de l’Est et 350 767 tonnes dans l’Ouest . L’Afrique centrale se positionne au troisième rang en nombre avec près de 5 millions de porcins, mais avec une faible production de viande, soit moins de 120 000 de tonnes . L’Afrique du Sud compte près 1 788 476 têtes de porcs avec une production de viande atteignant 322 175 tonnes en 2010 . La filière porcine n’est pas très développée en Afrique du Nord. L’effectif de porcs et la production de viande sont très faibles, respectivement 32 200 têtes et 1 508 tonnes .

La filière porcine à Madagascar

Cheptel porcin 

Madagascar compte 9,7 millions de bovins, 1,3 millions de porcins, 29 millions de volailles, 1,3 millions de caprins et 700 000 ovins . La filière porcine est positionnée au deuxième rang en valeur et au troisième rang en nombre par rapport aux autres types d’élevage. C’est une activité très répandue dans toute l’île et constitue une source de revenu non négligeable pour de nombreux ménages .

L’apparition de la peste porcine africaine (PPA) en 1997 a désorganisée la filière. Les pertes dues à la PPA ont été extrêmement importantes : mortalités directes, abattage sanitaire et arrêt des activités d’environ 1 éleveur sur 5. Il est estimé qu’entre 1997 et 1999 la moitié du cheptel porcin a été décimée. Elle circule aujourd’hui sous forme enzootique avec régulièrement des foyers de résurgence (3). L’effectif du cheptel porcin est aujourd’hui estimé à 1 380 250 .

Système de production

– Type d’élevage
Deux types d’élevage ont été décrits dans des zones de production porcine :
i) L’élevage traditionnel où les porcs sont en divagation toute la journée. La nuit ils sont parqués dans des cases (en bois ou en terre battue) ou dans la maison de l’éleveur ;
ii) L’élevage amélioré qui est représenté par l’élevage fermé. Les porcs sont en claustration permanente dans des cases munies de murs en bois ou en brique.

Ces deux types d’élevage ont été décrits dans trois zones de production porcine à savoir la commune d’Arivonimamo, la région de Marovoay et celle du lac Alaotra .

– Type de production
Au sein de ces différents types d’élevage se distinguent les élevages naisseurs, engraisseurs et naisseur-engraisseurs :

i) Les naisseurs font uniquement du naissage de porcelets (futurs porcs à l’engrais ou futurs reproducteurs) ;
ii) Les engraisseurs produisent des porcs engraissés destinés à la consommation ;
iii) Les naisseur-engraisseurs pratiquent en même temps l’activité de naisseur et d’engraisseur.

Parmi les naisseurs et les naisseur-engraisseurs, certains éleveurs pratiquent l’activité de verratier. Ces derniers utilisent leur verrat pour la saillie de truies d’autres éleveurs .

– Conduite d’élevage
i) Bâtiments
Les bâtiments d’élevage sont à l’image des types d’élevage rencontrés. Dans l’élevage traditionnel, les porcs sont en divagation. La nuit ils sont mis soit dans des cases en bois ou en terre battue munie de toiture en matières végétales, soit dans une pièce de l’habitation de l’éleveur . L’élevage amélioré dispose de bâtiments diversifiés pour les animaux: murs en bois, en terre battue ou en brique (parfois cimentés), sol cimenté et toiture en matières végétales ou en tôle. Dans des systèmes plus intensifs, les porcs sont élevés dans des bâtiments en dur avec un sol et des murs cimentés et une toiture en tôle (6) (7) (8).
ii) Race
Les races de porcs rencontrées sont les races exotiques (Large White ou Landrace) et locales (kisoa gasy). Au sein des élevages, il existe également des croisements entre les races exotiques et locales, ou entre les races exotiques elles-mêmes .

– Méthodes de reproduction
Le mode de reproduction le plus répandu est la monte naturelle. Dans ce cas, deux schémas peuvent se rencontrer :
i) soit l’éleveur possède son propre verrat et fait saillir ses truies avec ce dernier ;
ii) soit il a recours au verrat d’un autre élevage.

L’insémination artificielle se pratique également mais très rarement .

– Alimentation
Dans l’élevage traditionnel, les porcs sont nourris essentiellement avec du son de riz. Des compléments sont apportés tels que les déchets de cuisine, de la verdure (fourrage, feuilles de manioc, feuilles de tarot…) ou encore des légumes (cuits ou crus). Parfois l’éleveur incorpore des sources de protéines (tourteaux, poissons séchés…) et de vitamines dans l’aliment.

Dans l’élevage amélioré, l’éleveur distribue de la provende autoformulée ou fabriquée industriellement. Tous les produits sont disponibles au niveau des marchés locaux aussi bien les matières premières que les provendes préfabriquées .

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : SYNTHESE BIBLIOGRAPGHIQUE
I. Généralités sur la filière porcine
I.1. La filière porcine mondiale
I.2. La filière porcine à Madagascar
I.2.1. Cheptel porcin
I.2.2. Zones de production
I.2.3. Système de production
I.2.4. Commercialisation
I.2.5. Santé et maladies
II. Le circovirus porcins de type 2 et les maladies associées
II.1. Importance
II.2. Répartition géographique du PCV2
II.3. Historique
II.4. Classification et organisation génomique du PCV2
II.5. Espèces affectées
II.6. Propriétés biologiques et physico-chimiques du PCV 2
II.7. Matières virulentes
II.8. Mode de transmission
II.9. Pathogénie
II.10. Les facteurs de risque liés à une infection par PCV2
II.10.1. Facteurs de risque d’origine infectieuse
II.10.2. Facteurs de risque d’origine non infectieuse
II.11. PCV 2 et maladies associées
II.11.1. La maladie d’amaigrissement du porcelet
II.11.2. Le syndrome de dermatite-néphropathie du porc
II.11.3. Le complexe respiratoire porcin
II.11.4. Troubles de la reproduction
II.12. Méthodes de détection du PCV2
II.12.1. L’immunohistochimie
II.12.2. L’hybridation in situ
II.12.3. Polymérase Chain Reaction
II.12.4. Technique de la sérologie
II.13. Prophylaxie
II.13.1. Prophylaxie sanitaire
II.13.2. Prophylaxie médicale
DEUXIEME PARTIE : METHODOLOGIE ET RESULTATS
I. Méthodologie de l’étude
I.1. Zones d’étude
I.1.1. Situation géographique et délimitation administrative
I.1.2. Situation économique
I.1.3. L’élevage
I.2. Population cible
I.3. Population d’étude
I.4. Type d’étude
I.5. Echantillonnage
I.5.1. Critères d’inclusion
I.5.2. Type d’échantillon
I.5.3. Taille de l’échantillon
I.6. Collecte des données
I.6.1. Prélèvement biologique
I.6.2. Mesures de biosécurité
I.7. Enquêtes
I.8. Analyse sérologique
I.9. Traitement et analyse des données
I.9.1. Stockage et manipulation
I.9.2. Analyse des données : tris à plat et modélisation statistique
I.9.3. Modélisation statistique utilisée et calcul des Odds ratio
I.9.4. Analyse univariée
I.9.5. Analyse multivariée
II. Résultats
II.1. Systèmes d’élevage
II.1.1. Types de production
II.1.2. Phénotypes des porcs
II.1.3. Conduite d’élevage
II.1.4. Mouvements de personnes
II.2. Etude de prévalence
II.2.1. Séroprévalence du PCV2 au niveau des élevages
II.2.2. Séroprévalence du PCV2 au niveau animal
II.2.3. Séroprévalence du PCV2 en élevage associée à des signes cliniques
II.3. Association entre la séroprévalence et les facteurs de risque
II.3.1. Fréquence des variables
II.3.2. Présentation des modèles sélectionnés et mesures d’association
TROISIEME PARTIE : DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS
I. Discussion
I.1. Première détection du PCV2 à Madagascar
I.2. Echantillonnage
I.3. Sérologie et signes cliniques
I.4. Facteurs de risque associés à la séroprévalence du PCV2
I.4.1. Facteurs de risque en rapport avec la structure des bâtiments
I.4.2. Facteurs de risque en rapport avec les pratiques d’élevage
I.4.3. Facteurs liés à l’animal
I.4.4. Facteurs liés à l’implantation de l’élevage
II. Recommandations
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
ANNEXES

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