Pour faire une recherche auprès d‘une entreprise, il faut tout d’abord connaître l’identification générale de cette entreprise, en particulier son historique et ses diverses fonctions, ceci est pour le bon déroulement de l’étude effectuée et aussi pour permettre un accès facile dans la recherche. Nous allons donc entamer dans ce chapitre, la présentation et l’historique de la CEM.
Présentation et historique de la CEM
Cette section traite distinctement la présentation de la CEM d’une part, à savoir la présentation physique et commerciale et la présentation juridique ; et d’autre part son historique qui exposera la création de la société et son évolution depuis.
Présentation physique et commerciale
La CEM est un établissement pourvoyeur de services notamment d’un service d’épargne favorable pour les petits entrepreneurs mais aussi destiné pour tous les ménages à revenu modestes. En tant que prestataire de service, elle a son propre activité et généralement accroît aussi ses activités dans le transfert d’argent du fait de son statut du premier représentant de la grande société Américaine : « Western-Union »à Madagascar.
Historique
Autrefois, les Malgaches vivaient dans un monde simple et traditionnel sous le système « TROC » qui n’est autre que l’échange d’un bien par un autre à peu près la même valeur. Ce n’est qu’à l’époque de Général Gallieni que la monnaie apparaissait comme un outil d’échange, ce qui fait le remplacement du troc. De ce fait, l’utilisation de ce nouveau concept d’échange « théorème de thésaurisation » c’est dire amasser de l’argent sans le faire fructifier a entraîné le circuit monétaire en déséquilibre. Ce qui a incité à la création d’une institution de collecte d’épargne à Madagascar dans le but de mieux connaître la masse monétaire en circulation, de veiller au bon fonctionnement de circuit économique du pays et ce qui a donné naissance à un établissement d’épargne appelé « Caisse Nationale d’Epargne » ou CNE qui avait pour seule vocation : « l’œuvre sociale ».
Au fur et à mesure du temps, cette institution s’est développée.
• Le 03 Novembre 1918 :
La CEM fut crée mais elle était encore un simple établissement public administratif (EPA) sans but lucratif. Grâce à son rattachement à l’administration des postes et télécommunications, la CEM a exploité son activité de collecte d’épargne.
• Le 06 Mars1985 :
La CEM adopte une nouvelle organisation avec la sortie du décret 85/061 et qui est statuée d’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Selon ce statut, la CEM a été placée sous la tutelle de deux ministères durant 10ans ayant chacun leur occupation : dans tous les aspects techniques, il y a le ministère de TCP ou ministère de PTT et pour le ministère de finance, c’est la partie financière.
D’où l’adoption de 2 principes qui sont :
➤ D’une part, maintenir et assurer un bon équilibre entre les dépenses et les recettes, ce qui procure une autonomie à la fois administrative, financière et organisationnelle. Donc la CEM avait son propre conseil d’administration, sa propre direction, qui avait pour rôle d’ordonner le budget et d’exécuter la politique fixé par le conseil d’administration ; et son agent comptable qui avait comme fonction d’organiser la comptabilité et d’exécuter le budget.
➤ D’autre part, de déposer les fonds au trésor public qui a pour avantage la rémunération d’intérêt à un taux variable afin de supporter les charges d’exploitation.
• Le 18 Septembre 1995
Par la société de la loi 95/019, la CEM est libérée de la tutelle des deux ministères ainsi que du placement des fonds auprès du Trésor, ce qui implique que la CEM pourra devenir un établissement financier à part entière et autonome que ce soit administratif, financier ou juridique.
• Le mois d’Octobre 1996
La CEM a entamé un nouveau processus dans la grande famille de l’institution Mondiale de Caisse d’Epargne (IMCE), ce qui lui a permis d’échanger certaines expériences avec d’autres établissements d’épargne. Il s’ensuit alors la création du produit « Compte spécial épargne » (CSE).
• Le 03 Août 1998
La CEM a été choisi comme étant le premier représentant de WESTERN UNION à Madagascar qui n’est autre que l’une des plus grandes institutions financières des Etats-Unis dont le contrat de représentation a été signé le 20 novembre 1997.
• Le 15 Juin 2001
La loi 95/019 a été remplacé par une nouvelle loi n°2001/001 qui autorise la transformation de la CEM en SA avec le nombre d’actionnaire limité à 7. L’Etat serait majoritaire mais la CEM préservait son activité initiale, ce qui permet la réalisation d’un nouveau produit « Compte Spécial Retraite » (CSR).
• Le 04 Décembre 2002
Le décret stipulant la réorganisation de la CEM en SA est sorti. La CEM entre alors dans une période de transition d’EPIC vers SA.
• Courant Janvier 2004
Un nouvel organigramme a été fondé. Au terme de la loi 95/019 du 18 septembre 1995 et de la loi 2001-001 du 14 Juin 2004 portant la mise en place de la CEM en tant que société anonyme (CEM-SA), la CEM EPIC se transforme en CEM Société Anonyme avec reprise des activités des droits et obligations y compris les dépôts des épargnants.
Le décret n°2002-1553 du 03 Décembre 2002 et n°2005-075 du 01 Février 2005 fixent les modalités d’applications des dites lois mentionnant que l’Etat est l’unique actionnaire de la nouvelle CEM-SA. Le fait de savoir l’historique de la CEM ne suffit pas, il est nécessaire de le compléter par sa structure organisationnelle.
Structure organisationnelle
La structure organisationnelle d’une entreprise est un des éléments essentiels qui met en évidence le bon fonctionnement des activités, les liaisons entre ses différentes fonctions et relations entre les intervenants (dirigeants et leurs subordonnés). Ce qui nous amène à voir la structure organisationnelle de la CEM. Cette section traitera donc la présentation de son organigramme avec l’explication des intervenants suivant les fonctions hiérarchiques.
L’organigramme de la CEM
L’organigramme est un schéma présentant les divers services de la société et indiquant les rapports hiérarchiques qui existent entre eux. C’est une structure de répartition des tâches aussi bien que des liens entre les différents responsables de ses tâches. L’organigramme de la CEM se présente alors comme suit.
Cet organigramme comprend globalement le conseil d’administration au niveau supérieur de la direction générale ; d’une part, avec l’assistance de la direction générale adjoint qui, en fonction de sa haute responsabilité, regroupe la direction financière, la direction du réseau et d’exploitation, la direction de l’administration générale et la direction du système d’informations. Et d’autre part avec l’assistance de direction de contrôle de gestion, de l’audit interne, de la direction des études et du service juridique contentieux qui a chacune ses propres services. Pour mieux éclaircir la structure organisationnelle de la CEM, il est indispensable de connaître les diverses fonctions qui englobent chaque direction dont nous allons voir dans l’organisation ci-après.
Organisation fonctionnelle de la CEM
La société CEM a décidé de regrouper les tâches suivant d’après l’organigramme que nous venons de citer ci-dessous.
• La direction générale : (D.G)
Le directeur général est le premier responsable du développement de la firme qui donne des conseils habituels de conduites morales. Son principal rôle est de:
– Prendre des décisions relatives à la bonne marche de la CEM,
– S’occupe également à celles relatives à WESTERN UNION,
– Représenter la CEM à l’extérieur.
Au niveau de la direction générale sont rattachées par le Directeur Générale Adjoint, la direction de contrôle de gestion, direction de l’audit interne, direction des études et des services juridique et contentieux qui constituent l’Etat major de la direction générale dont le but est de l’aider dans la poursuite de l’objectif visé.
• Direction de l’administration générale (DAG)
La DAG est composée des 3 services distincts :
– service des ressources humaines,
– service social,
– service logistique et approvisionnement.
La DAG se charge des moyens logistiques, sociaux et humains, en d’autre terme sur ces derniers services qui nécessite au développement de la CEM et surtout à la découverte de tous procédés pour motiver le personnel. Les tâches assurées par cette direction expriment la coordination de toutes les fonctions, l’entretien et la maintenance des matériels et des fournitures de bureau de la CEM.
• Direction financière (D.F)
La D.F supervise la tâche entre les 3 services suivants :
– service budgétaire et comptabilité,
– service de trésorerie et engagement,
– Western-Union qui est un centre de service clientèle.
En réalité, le directeur financier participe alors à la prise de décision ainsi qu’à la résolution des problèmes de la CEM. Il est chargé donc de :
– Assurer les relations avec les organismes financiers,
– Coordonner les activités des services placés sous sa supervision,
– Etablir la politique budgétaire,
– Définir la politique de gestion des fonds de la CEM et la politique de trésorerie.
• Direction de réseau et d’exploitation
Cette direction définit la politique commerciale et marketing de la CEM. Elle compose en outre un service central des opérations se répartissant en trois zones :
– service zone Nord,
– service zone centre I,
– service zone centre II,
– service zone Sud.
Ces services ne concernent que les activités commerciales.
• Direction des systèmes d’informations (D.S.I)
Cette direction est responsable de l’informatisation des données, des collectes et traitement des informations de la conception et de l’installation des logiciels indispensables à la CEM.
La D.S.I comporte deux services sous sa subordination :
– service de développement et maintenance,
– service de traitement des données.
Le directeur fixe donc avec le Directeur Général le plan stratégique relatif à son domaine. Il opère la répartition des matériels dans chaque direction et département ainsi qu’en temps d’utilisation, la gestion du projet dans le domaine informatique.
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Table des matières
INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE :CADRE GENERAL DE LA RECHERCHE
CHAPITRE I : IDENTIFICATION DE LA CEM
Section 1 :Présentation et historique de la CEM
Section 2 :Structure organisationnelle
Section 3 :Missions et activités
CHAPITRE II : THEORIE GENERALE SUR L’OUTIL DE GESTION : LE CONTROLE INTERNE
Section 1 :Définition
Section 2 :Les caractéristiques du contrôle interne
Section 3 :Importance du contrôle interne
Section 4 :Evaluation du contrôle interne proprement dit
Section 5 :Les supports techniques
DEUXIEME PARTIE :ANALYSE CRITIQUE DE LA SITUATION EXISTANTE
CHAPITRE I : PROBLEMES LIES A LA SITUATION DU CONTROLE INTERNE
Section 1 :Dépendance du contrôle interne vis-à-vis de l’Audit interne
Section 2 :Non respect du principe d’organisation
CHAPITRE II : PROBLEMES LIES AUX PROCEDURES
Section 1 :Manque de documents appropriés
CHAPITRE III : PROBLEMES LIES A LA COMMUNICATION ENTRE SIEGE ET AGENCES
Section 1 :Insuffisance de communication
Section 2 :Insatisfaction des informations existantes
CHAPITRE IV : PROBLEMES RENCONTRES AU NIVEAU DES RESSOURCES HUMAINES
Section 1 :Profil requis au niveau de l’exécution de travail
Section 2 :Personnel moins motivé
TROISIEME PARTIE :PROPOSITION DE SOLUTIONS
CHAPITRE I : SOLUTIONS CONCERNANT LA SITUATION DU CONTROLE INTERNE
Section 1 :Séparation des démarches du contrôle interne de l’Audit interne
Section 2 :Respect du principe d’organisation
CHAPITRE II : SOLUTIONS CONCERNANT LES PROCEDURES
Section 1 :Elaboration de manuel de procédures
CHAPITRE III : SOLUTIONS CONCERNANT LA COMMUNICATION ENTRE SIEGE ET AGENCES
Section 1 :Intensification de la communication
Section 2 :Utilisation des techniques nouvelles
CHAPITRE IV : SOLUTIONS CONCERNANT LES RESSOURCES HUMAINES
Section 1 :Respect des profils du poste
Section 2 :Motivation au maximum du personnel
CHAPITRE V : SOLUTIONS RETENUES ET RESULTATS ATTENDUS
Section 1 :Solutions retenues
Section 2 :Résultats attendus et recommandations générales
CONCLUSION GENERALE
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