Le contexte urbain latino-américain : le « centro histórico »
Les villes sont des lieux particuliers de l’expression de nos identités collectives. Elles sont construites par une superposition de couches qui racontent à leur manière comment chaque population, à son époque, a cru bon de devoir s’organiser spatialement et socialement, mais aussi sa relation avec un passé représenté par certaines constructions et sa vision du futur exprimé dans sa planification. Cependant, l’urbanité est sans aucun doute une caractéristique de notre société contemporaine. Aujourd’hui, alors que les trois quarts de la population mondiale vit en ville et y passe la grande majorité de son temps, il est normal qu’elle y concentre ses activités, ses loisirs et son patrimoine. Dans le contexte de la mondialisation, les villes se positionnent, au sens où l’entend le marketing, et évoluent dans une concurrence internationale elle aussi mondialisée. Les stratégies de développement en viennent même à se ressembler puisqu’elles sont issues des mêmes travaux théoriques tels que l’étude du phénomène des clusters ou la théorie de la creative class de Florida (2002). Là où la nationalité désigne – encore – notre identité, c’est la ville plus que le territoire national qui semble définir notre « spatialité ». Demander aujourd’hui à quelqu’un où il vit implique souvent une réponse qui fait référence à une ville, futelle simplement la « grande ville la plus proche ». Pourtant, cela ne suffit pas à justifier l’intérêt d’étudier plus spécifiquement le patrimoine urbain. Ainsi, paraphrasant Morisset (1999 : 8) à propos de la ville, nous pouvons demander « pourquoi le patrimoine urbain et pas autre chose ? » Cette auteure souligne « qu’en tant qu’objet de représentation, la ville spatialise une culture, à la fois comme un fossile et comme un moule, dans lequel germeraient les renaissances de ses images, dans lequel incuberaient, aussi, des identités » (ibid. : 6). Veschambre souligne également l’intérêt de la ville dans l’étude du patrimoine, en tant que « lieu d’exacerbation des enjeux d’appropriation » (2008, 8-9). La ville est donc un objet de représentations, qui se manifestent à travers notamment des enjeux d’appropriation et de pouvoir. Et dans ces enjeux et ces représentations, la ville devient l’expression d’une identité collective, une « sorte ‘d’image’ à travers laquelle une collectivité se reconnaît » (Drouin, 2005 : 20). Mais plus encore, la représentation elle-même de la ville fait signe et influence à son tour l’imaginaire collectif (Morisset, 1999 : 11). La ville a une importance particulière en Amérique latine où elle est, par ses caractéristiques urbaines anciennes et modernes, un marqueur – nous reviendrons sur ce terme – de l’identité. Cette question de l’identité en Amérique latine est complexe. En effet, si le terreau des identités culturelles de la région est « latin », les apports des cultures précolombiennes et des immigrations successives ont rendu, selon Rolland, cette dénomination « très imparfaite » (2005 : 14). C’est pourquoi, pour cet auteur, « l’interrogation sur les identités collectives (à de multiples échelles, groupales, locales, régionales, nationales, voire supranationales) s’impose à la recherche latinoaméricaniste » (ibid.). Il faut se souvenir, en effet, qu’en plus de la multiplicité des cultures présentes sur ce sous-continent, se sont ajoutées les immigrations successives, forcées ou volontaires, de populations d’Europe, d’Afrique, mais aussi d’Asie dans bien des pays. Cette complexité se reflète depuis le XIXe siècle dans l’enjeu de la dénomination de cet ensemble de pays et si on utilise le plus souvent la locution « Amérique latine », ce n’est que l’un des « cent noms de l’Amérique » (Rojas Mix, 1991). Difficile donc de percevoir une unité dans ce que Niedergang définissait comme les « vingt Amériques latines » (1969) et que l’on désigne parfois aussi comme « Ibéro-Amérique » ou « Amérique centrale et du Sud » par exemple. Si la ville y est importante, c’est parce qu’« on sait que l’on est ni en Inde, ni en Afrique, ni en Europe, ni en Amérique du Nord. L’unité de l’Amérique latine se fait beaucoup plus dans et par ses villes que par ses campagnes » (Dollfus, 1994 : 8).
L’émergence du centro histórico
Ces zones particulières que sont les centres-villes historiques ont fait l’objet d’une attention particulière dans les études en Amérique latine et, plus récemment, dans la planification urbaine. À tel point que le centro histórico s’est autonomisé comme objet d’étude et d’analyse. Ces secteurs, qui apparaissent dans les années 1970 « demasiado distantes, congestionados y hasta peligrosos » [trop distants, congestionnés et même dangereux] (Hardoy et Gutman, 1992 : 19) pour des commerçants et des habitants qui ont privilégié les nouveaux quartiers périphériques, ont depuis une trentaine d’années fait l’objet d’une nouvelle attention, pour diverses raisons, dans les textes internationaux, dans les études scientifiques et dans les textes législatifs. Ainsi, dans cette région on commence dans les années 1960 à parler d’ensembles urbains plutôt que des seuls monuments, notamment à la suite de l’adoption de la Charte de Venise (1964), mais surtout par son « adaptation » à la réalité latinoaméricaine traduite dans l’adoption des Normes de Quito (Normas de Quito) en 1967, lors d’une réunion sous l’égide de l’Organisation des États américains (OEA). L’intérêt pour les centres historiques se manifestera plus particulièrement à l’occasion du Primer Seminario Interamericano sobre Experiencias en la Conservacion y Restauracion del Patrimonio Monumental de los Periodos Colonial y Republicano [Premier séminaire interaméricain sur les expériences de conservation et derestauration du patrimoine monumental des périodes coloniales et républicaines, Santo Domingo], tenu à Santo Domingo du 2 au 8 décembre 1974, et dont les conclusions seront intégrées aux Normes de Quito. La plus grande partie des centres historiques datent de ces périodes et ce séminaire marque donc un intérêt croissant pour ces quartiers, car, même dans les rares cas de constructions sur des sites préalablement occupés et de réemploi de vestiges préhispaniques, comme à Cusco (Figure 1.1), la majorité des édifices et du plan date de l’époque coloniale ou républicaine.
L’intérêt pour les centres historiques
Dans les deux dernières décennies, il y a eu un regain d’intérêt pour les centres historiques dans la planification urbaine et les interventions. Ce phénomène est le résultat de la réflexion engagée à la fin des années 1970 avec le colloque de Quito, mais qui, en raison des difficultés économiques de la région dans les années 1980, appelée la « décennie perdue », n’ont produit des effets visibles que dans les années 1990. C’est aussi une conséquence de la transformation de la répartition du pouvoir avec un renforcement de la place des municipalités qui n’avaient que peu de pouvoir jusque-là et de la place croissante occupée par le secteur privé (commercial ou à but non lucratif) dans le financement de certains projets (Carrión, 2007 : 41). Nous voyons donc apparaître des plans de « récupération » des centres historiques, qui intègrent plus ou moins les principes du développement intégral promu par le colloque de Quito et, plus récemment, ceux du développement durable. L’un des premiers à dépasser la dimension uniquement monumentale pour prendre en compte les populations et le développement local est justement le Plan Maestro del Centro Histórico de Quito [Plan directeur du centre historique de Quito] en 1991 (Carrión, 2001 : 48). Cette ville, qui a fait partie des 12 premiers sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en 1978, a une histoire de plusieurs décennies de réflexion sur le patrimoine et a fait l’objet de beaucoup d’études et d’expérimentations qui ont servi aux autres villes de la région. Ce retour au centre historique s’explique principalement par trois facteurs. C’est d’abord une nécessité fonctionnelle qui pousse les autorités à agir pour sortir ces zones de l’engorgement et du chaos qui paralyse non seulement les activités qui s’y trouvent, mais aussi les accès aux services centraux et les flux de personnes et de marchandises que la centralisation fait transiter par là et qui affectent le reste de la ville. Cela se résout bien sûr de façon externe, en proposant des circuits de contournement, mais aussi en intervenant directement dans le centre, en régulant le transit et les activités. Nous verrons dans la présente étude que ces différentes actions ont été entreprises dans le cas de la ville d’Arequipa avec la construction d’axes de contournement et la réorganisation des activités et des services présents au centreville. C’est ensuite pour des raisons économiques, notamment liées au tourisme, que l’on intervient pour mettre en valeur les centres historiques. Que ce soit par la seule présence de quelques monuments majeurs, pour un ensemble urbain particulièrement préservé ou pour revitaliser une zone qui a perdu sa fonction, le tourisme est un choix économique fait par de nombreuses villes. Cela semble évident pour celles inscrites au patrimoine mondial, qui sont donc reconnues comme ayant une « valeur universelle exceptionnelle », mais c’est aussi le cas pour beaucoup d’autres où, comme à Salta (Argentine), les anciens bâtiments de la municipalité ont été convertis en musée (Figure 1.4) et l’architecture domestique de style colonial a été mise en valeur.
Le patrimoine mondial et les centres historiques en Amérique latine
Cette recherche ne s’intéresse pas à tous les types de centres historiques puisqu’il s’agit d’étudier un centre inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce choix du patrimoine mondial repose sur plusieurs raisons qui rendent l’étude de la patrimonialisation particulièrement pertinente dans ce contexte. En effet, l’inscription entraîne une visibilité plus importante aux niveaux local, national et international, qui semble favoriser les investissements et les interventions sur le site. Cette multiplicité des niveaux concernés dans la gestion du site semble plus complexe que dans les centres non inscrits et cette complexité, comme nous le verrons, peut produire des sites patrimoniaux d’un type différent, on dira « hybrides », où se mélangent des intentions et des influences diverses. Par ailleurs, cela semble également mettre en évidence les différentes tensions en provoquant un regain d’intérêt pour le secteur et en ajoutant un enjeu supplémentaire, le tourisme, que celui-ci soit réellement favorisé ou non. Tout cela peut produire dans les sites du patrimoine mondial une patrimonialisation « accélérée », tant les transformations peuvent être rapides, mais aussi plus évidentes à étudier pour le chercheur grâce notamment à une documentation plus importante (guides, brochures, cartes postales, documents institutionnels, consultations publiques, articles et ouvrages scientifiques, etc.). D’ailleurs, l’un des objectifs de cette recherche est de situer le processus de patrimonialisation par rapport à l’inscription et de comprendre quels peuvent être leurs liens. En d’autres termes, les centres historiques inscrits sont-ils eux aussi le résultat d’une construction patrimoniale ? C’est une des raisons pour lesquelles nous avons choisi de nous intéresser aux villes inscrites en Amérique latine, où les États ont été impliqués très tôt dans la convention et où s’est développée une approche particulière du patrimoine en général et du patrimoine urbain en particulier.Selon le découpage de l’UNESCO et la Liste du patrimoine mondial, on compte dans la région LAC (Amérique latine et Caraïbes) 40 sites répartis dans 15 pays qui répondent à la définition de quartier urbain ou plutôt, selon la nomenclature officielle de l’organisation, de « cités historiques vivantes » ou de « villes nouvelles du XXe siècle » . La grande majorité de ces sites sont des centres historiques, et parfois aussi le centre civique et économique de ces villes. Les pays de la région ont été présents dès le début de la réflexion sur la protection et la mise en tourisme du patrimoine urbain avec, nous l’avons vu, l’établissement de normes à Quito en 1967, mais aussi avec l’organisation à Mexico la même année de la « 4ta Conferencia Regional de Comisiones Nacionales de la UNESCO del Hemisferio Occidental [4e conférence régionale des commissions nationales de l’UNESCO dans l’hémisphère occidental], qui donna lieu à la résolution de Tlatelolco sur la sauvegarde du patrimoine culturel d’Amérique latine. Ce texte propose quelques orientations générales aux États, quant à la protection des monuments dans leur contexte, entre autres, et fixe le fonctionnement des commissions nationales de l’UNESCO.
Du monument au patrimoine
C’est d’abord le terme de « monument » qui sera retenu lors de la création en 1837 de la Commission des monuments historiques en France. D’un usage plus ancien (Choay, 1999 : 15-16), le monument désigne à la fois ce qui est conçu pour rappeler (là encore au sens du latin monere), mais aussi ce qui est remarquable. Le « monument » devient alors « historique » quand celui-ci n’est pas originellement prévu pour la fonction de support mémoriel qu’on lui attribue et s’oppose donc au monument intentionnel « dont il est devenu nécessaire de préciser qu’il [est] commémoratif » (ibid. : 19). Cette distinction était déjà établie par Riegl en 1903 entre les monuments « voulus » et les monuments historiques « non voulus » (Riegl, 2003 [1903] : 59), qu’il analysait par le biais de leurs valeurs de mémoire et de leurs valeurs d’actualité. Néanmoins, comme de nombreuses études l’ont signalé, la désignation par le terme « monument » demeure limitée face à l’élargissement des réalités que recouvre la protection de ces biens collectifs, et ce terme « impose une vision beaucoup plus étroite que celle portée par le patrimoine » (Drouin, 2005 : 5). D’ailleurs, il apparaît possible de questionner la limite de cette filiation entre « monument » et « patrimoine » qui sembla évidente aux historiens, mais qui devant l’évolution de la notion et son élargissement apparaît de moins en moins nécessaire, le patrimoine s’autonomisant, en quelque sorte, du monument. Citons d’ailleurs à titre d’exemple la Loi sur le patrimoine culturel, adoptée par le Québec le 19 octobre 2011, dans laquelle la dénomination de « monument historique » disparaît au profitde celle d’« immeuble patrimonial ». L’examen de l’évolution des termes permet donc de comprendre l’importance de la « construction » du patrimoine, c’est-à-dire des processus d’investissement des valeurs qu’on lui attribue. En effet, qu’il s’agisse des valeurs énoncées par Riegl en 1903, reprises par Choay en 1992, de celles proposées par Patin (1988 : 20-24), ou de celles identifiées par Noppen et Morisset (2005a : 295-320), c’est leur « reconnaissance » ou plutôt leur attribution, comme nous le verrons, qui permet à l’objet d’accéder au statut de patrimoine à un moment donné. Il reste que le monument et le patrimoine demeurent, chacun à leur époque, des piliers de l’identité collective, dont l’évolution dans le temps pourrait être une des raisons de cette transformation de la notion. Il importe donc dans toute étude portant sur le « patrimoine » de situer temporellement la notion et de la définir, le temps de la reconnaissance patrimoniale et le temps de l’étude pouvant induire des sens différents. En cela, la notion de patrimoine comporte nécessairement une dimension historique puisqu’elle repose sur un discours qui s’inscrit dans plusieurs temporalités et qui « tolère stratifications, interrelations ou oppositions selon les discours qui s’y articulent » (Drouin, 2005 : 11) et leurs époques de constitution.
La spatialisation du patrimoine : trois types d’approches
La perspective disciplinaire de la géographie offre, comme le note Veschambre (2007 : 375), trois approches qui, si elles s’entrecroisent souvent, restent identifiables dans les publications. La première approche, que nous avons mentionnée plus haut, se base sur une proximité conceptuelle entre « patrimoine » et « territoire » et traite particulièrement de l’aménagement et de la transformation des espaces. Il s’agit de traiter surtout des implications réglementaires, mais aussi des implications sociales issues du changement d’usage, comme le développement touristique. La deuxième approche étudie le patrimoine « sous l’angle des enjeux, des stratégies, des conflits d’intérêts ». En d’autres termes, le chercheur s’intéresse alors aux relations sociales autour du patrimoine, instrument d’une prise de pouvoir par des acteurs pour « faire valoir leurs intérêts et pouvoir contrôler leur espace » (Melé, 1995 cité dans Veschambre, 2007 : 372). Cette utilisation du patrimoine comme « instrument de légitimation sociale d’un groupe » (Dormaels, 2009) ou comme affirmation du pouvoir peut d’ailleurs rejoindre des travaux d’autres disciplines des sciences sociales. La troisième approche situe le patrimoine comme un « facteur de mobilisation collective, de cohésion sociale » qui suscite des « constructions identitaires » (Veschambre, 2007 : 375) et à travers elles des constructions territoriales. Construction, appropriation et transformation de l’espace, le patrimoine devient ici un « outil d’opposition sociale et politique », un « objet politique » et de politiques. La patrimonialisation est alors comprise comme l’extension du fait patrimonial à l’espace qui le comprend, une façon de caractériser cet espace pour se l’approprier. Dès lors, c’est l’espace, et non plus l’objet patrimonial, qui sert la légitimation des groupes sociaux, ce qui n’est pas sans poser quelques questions relatives à la temporalité du patrimoine, abordée plus haut, dont la complexité peut être perdue dans ce glissement
|
Table des matières
INTRODUCTION GÉNÉRALE
PARTIE I : QUELQUES ÉLÉMENTS CONTEXTUELS ET CONCEPTUELS DU CADRE DE LA RECHERCHE
1) Le contexte de la recherche
a) Le contexte urbain latino-américain : le « centro histórico »
i) L’émergence du centro histórico
ii) Les différents types de zones historiques
iii) Des problématiques particulières
iv) L’intérêt pour les centres historiques
v) Le financement
b) Le patrimoine mondial et les centres historiques en Amérique latine
c) Le contexte péruvien
i) Le Pérou
ii) La ville de Cusco
iii) Le centre historique de Lima
2) Les notions de patrimoine
a) Approche historique française
i) Les racines de la notion : étymologie et usages médiévaux
ii) L’apparition de la notion et la construction des identités nationales
iii) Du monument au patrimoine
iv) Un concept géohistorique
b) Approche géographique
i) L’objet, le territoire, l’espace
ii) La spatialisation du patrimoine : trois types d’approches
iii) Une vision fonctionnelle
c) Approche communicationnelle
i) De l’objet muséal à l’objet patrimonial
ii) Impact social et opérativité symbolique du patrimoine
iii) Les temps du patrimoine
d) Approche herméneutique
3) La patrimonialisation et l’identité
a) Le geste légal de patrimonialisation
b) Un geste d’intervention : entre conservation et restauration
i) La restauration stylistique
ii) L’anti-restauration
iii) La restauration historique
iv) La restauration scientifique
v) La restauration critique
vi) Quelques définitions aujourd’hui
c) Les gestes de production de sens
i) Une « trouvaille »
ii) Un processus d’« authentification »
d) De « l’hypertrophie patrimoniale » à « l’hypertrophie identitaire » : définir l’identité
i) L’identité individuelle
ii) Les identités collectives
Conclusion de partie
PARTIE II : PROBLÉMATIQUE, CADRE D’ANALYSE ET DÉROULEMENT DE LA RECHERCHE
4) Cadre épistémologique, problématique, question de recherche et hypothèses
a) Du patrimoine à son interprétation
b) Problématique et question de recherche
c) Hypothèses de recherche
5) Cadre d’analyse, opérationnalisation et déroulement de la recherche
a) Cadre d’analyse
b) Méthodologie
c) Déroulement de la recherche
Conclusion de partie
PARTIE III : DE LA FONDATION À L’INSCRIPTION : ÉMERGENCE DU PATRIMOINE À AREQUIPA
6) Les représentations patrimoniales à Arequipa
a) L’image d’Arequipa
b) Le plan
c) Le bâti
7) Construction et évolution des représentations patrimoniales
a) L’émergence de la notion de patrimoine
b) Ville blanche ou en couleur ?
c) L’apparition de l’industrie touristique
d) Des représentations patrimoniales propices à une candidature pour l’inscription au patrimoine mondial
8) Arequipa et l’inscription au patrimoine mondial
a) Les prémices de la candidature : les représentations patrimoniales à la fin des années 1990
b) L’inscription sur la Liste du patrimoine mondial
c) Consécration patrimoniale ou relance économique : l’expression de représentations différentes
d) La reconnaissance : une volonté politique
Conclusion de partie
PARTIE IV : CONSTRUIRE UN SITE DU PATRIMOINE MONDIAL : 1999-2011
9) Une construction planifiée
a) Le projet de développement
b) La planification du projet
c) La mise en œuvre du projet
i) Les monuments
ii) Les espaces publics
iii) Le logement
iv) Les problèmes de gestion
d) Les conséquences
10) Une construction symbolique
a) L’implication citoyenne
b) Des changements de pratique
c) Une responsabilisation complexe
Conclusion de partie
PARTIE V : PATRIMONIALISER UN SITE DU PATRIMOINE MONDIAL
11) Les caractéristiques de la patrimonialisation d’Arequipa
a) Une construction, des patrimonialisations
b) Patrimonialisation institutionnelle ou sociale ?
c) L’actualisation patrimoniale : des monuments à la campiña
d) Des situations contradictoires
e) En conclusion, un phénomène hybride
12) Les effets du patrimoine mondial
a) L’effet d’hybridation
b) L’effet « Label »
c) L’effet d’amplification
d) L’effet « patrimoine mondial »
CONCLUSION
Télécharger le rapport complet
